À Guantánamo, une voix solidaire

À Guantánamo, une voix solidaire
À Guantánamo, une voix solidaire – Extrait de l’article « En Guantánamo, Voces solidarias » ( La Guantanamera). Ann Wright, ancienne colonel dans l’armée des États-Unis et ex-diplomate du département d’État, demande pardon au peuple cubain pour l’occupation illégale du territoire où est installée la base de Guantánamo, lors du 4è Séminaire international sur la Paix et pour l’abolition des bases militaires étrangères à Guantánamo du 23 au 25 novembre.

À Guantánamo, une voix solidaire

À Guantánamo, une voix solidaire

Lors du 4è Séminaire international sur la Paix et pour l’abolition des bases militaires étrangères, qui s’est déroulé à Guantánamo du 23 au 25 novembre, des personnalités ont partagé leurs idées et leurs expériences à propos de l’existence de la base illégale étasunienne et de la fin du blocus des États-Unis contre Cuba, éléments clé dans le processus actuel vers une normalisation des relations entre les deux pays.

« Je demande pardon au peuple cubain pour l’occupation illégale du territoire où est installée la base de Guantánamo». Ainsi s’exprimait Ann Wright, ancienne colonel dans l’armée des États-Unis et ex-diplomate du département d’État, au nom des organisations « Femmes pour la Paix » et « Anciens combattants pour la Paix ».

« Nous nous excusons pour la présence constante de la base navale des États-Unis, ici, à Guantánamo. La prison militaire américaine a mis une ombre noire sur le nom de la jolie ville de Guantánamo. Je pense que ces bases menacent la paix. La présence de plus de 800 bases dans le monde entier déstabilise la paix mondiale. Le fait que les États-Unis possèdent des bases dans d’autres pays est une violation de la souveraineté de ces peuples».

À Guantanamo, une voix solidaire
Ann Wright contre les bases US à Guantánamo – Photo : Hernando Calvo Ospina

« La base de Guantánamo est un coup de poignard porté au territoire cubain, il n’y a pas lieu de considérer cette base comme un point stratégique pour les États-Unis parce qu’elle est seulement à 90 miles, la raison est qu’ils n’aiment pas la Révolution et qu’ils veulent conserver ce couteau planté au cœur de la terre cubaine », souligna la pacifiste étasunienne.

 « Il est très important de participer à un évènement comme celui-là, qui attire des personnes de plusieurs pays du monde entier pour partager leurs expériences du préjudice que représentent ces bases. Toutes ces personnes peuvent le dire à mon pays, aux États-Unis, qu’il n’est pas nécessaire d’avoir des bases militaires, ce qui est l’objectif de la solidarité que nous constatons ici aujourd’hui ».

« Pour ma part, je fus colonel dans l’armée des États-Unis pendant 26 ans, ainsi que diplomate pendant 16 ans, et je suis contre les bases et contre la guerre », souligna Ann.

« Par ailleurs, je suis aussi contre le blocus imposé à un pays qui ne représente aucune menace pour les États-Unis. Bien plus, le gouvernement des États-Unis devrait indemniser Cuba de plus d’un trillion de dollars pour les dommages occasionnés, par ce blocus, à son peuple et à son économie », précisa-t-elle.

« Il y a plus de 100 participants Étasuniens pour que le monde sache que, nous aussi, sommes contre les bases et comme citoyens des États-Unis mettons au défi notre gouvernement de mettre fin aux bases. Beaucoup furent arrêtés pour avoir protesté de la manière dont les États-Unis menacent la paix mondiale », conclut-elle.

Auteur : Raiza Martín Lobo, journaliste, Cuba. Guantánamo,  26 novembre 2015.
Source : blog la-guantanamera . Voir l’article complet : « En Guantánamo, Voces solidarias »

Traduction : Geneviève Baron pour France-Cuba.

Vignette : d’après une photo d’Albino Moldes

Print Friendly, PDF & Email

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *