Mise au point sur les années Chavez

Mise au point sur les années Chavez
Mise au point sur les années Chavez – L’excellente riposte d’Olivier Compagnon à l’article du 14 décembre « Au Venezuela : nette victoire de l’opposition » publié sur Libération, où Renée Fregosi ose comparer le gouvernement de Chavez à celui de Pinochet (Libération).

Mise au point sur les années Chavez

Comparer les récentes élections vénézuéliennes au référendum chilien d’octobre 1988, c’est considérer comme bonnet blanc et blanc bonnet les années Chávez, marquées par une ré-inclusion citoyenne et des politiques massives de redistribution afin de lutter contre la pauvreté, et les années Pinochet, correspondant à la première expérimentation concrète du dogme néolibéral.

Que le gouvernement de Nicolás Maduro et le PSUV (Parti Socialiste Unifié Vénézuélien) aient enregistré une cuisante déroute – synonyme d’authentique rupture dans la vie politique des seize dernières années – lors des élections législatives vénézuéliennes du 6 décembre dernier ne fait aucun doute. Et que cette déroute soit largement due, en plus d’une conjoncture économique défavorable et de choix politiques hasardeux, à une forte dérive autoritaire consécutive à la mort du Hugo Chávez en mars 2013, mais plongeant également ses racines dans la seconde moitié des années 2000, non plus. Mais faut-il pour autant perdre toute forme de raison, comme dans cet article, intitulé Au Venezuela : nette victoire de l’opposition et publié sur le site de Libération, au point de saluer la possibilité qui serait désormais ouverte d’une «transition démocratique» et d’ériger la MUD (Table de l’Unité Démocratique), qui réunit presque toute l’opposition au gouvernement Maduro, en une brave coalition progressiste ? À peu de chose près, on se croirait revenu aux grandes heures du coup d’État d’avril 2002 lorsque certains médias espagnols ou nord-américains – pour ne citer que ceux-là – célébraient l’éphémère renversement du gouvernement de Chávez, issu de la souveraineté populaire, comme un salutaire retour à la démocratie.

Lire la suite sur Libération « Chavisme = pinochétisme : l’équation qui tue »

Auteur : Olivier Compagnon, le 15 décembre 2015

Légende de l’image : Un graffiti à Caracas, au Venezuela, représentant l’ancien Président Hugo Chavez, et le héros Simon Bolivar, « libérateur de l’Amérique Latine ». Photo : Luis Robayo. AFP

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