Aimer travailler la terre

Aimer travailler la terre
Aimer travailler la terre – Plus de 29 000 jeunes se sont associés à l’ANAP1, une organisation qui valorise l’amour de la terre et le renforcement des racines paysannes dans le cadre de son 55ème anniversaire. (Juventud Rebelde)

Aimer travailler la terre

Aimer travailler la terre
Les jeunes sont primordiaux pour l’agriculture cubaine. Photo : Abel Rojas Barallobre

L’Association Nationale des Petits Agriculteurs (ANAP), l’Union des jeunes communistes (UJC), l’Agriculture et d’autres organisations unissent leurs efforts pour attirer les jeunes dans ce domaine et contribuer à ce que ceux qui sont désormais amoureux de la terre ne soient pas démotivés.

Cela a été déjà confirmé par JR Rafael Santiesteban Pozo, haut dirigeant de l’Association des paysans, à l’occasion de la journée commémorant le 55e anniversaire de la création de l’ANAP, sur l’initiative du chef historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, et par la volonté expresse des agriculteurs cubains.

Dans le processus de distribution des terres en usufruit, la priorité avait été donnée aux jeunes qui accomplissent le Service Militaire Actif, selon Santiesteban Pozo. Mais il est conscient qu’il faut beaucoup plus que cela, parce que l’exode des campagnes vers les villes a affecté les zones rurales, raison pour laquelle il est nécessaire d’adopter des mesures globales pour rendre ces lieux attrayants et prospères.

Les associations de base de l’organisation paysanne se sont donné pour mission de devenir sujet aux changements et de transformer tout ce qui peut être amélioré, de sorte que les populations rurales n’aillent pas chercher leur bien-être ailleurs, et de voir en la terre une source aussi fiable que nécessaire pour vivre dignement.

«Nous avons pour philosophie que rien de ce qui se trouve dans notre environnement ne nous est étranger, c’est pourquoi nous destinons des ressources à l’amélioration des lieux où sont enclavées nos bases de production, ainsi que là où les coopératives et leurs familles reçoivent des services de base. »

 

Le dirigeant anapiste2 a indiqué que la priorité est également accordée aux jeunes au moment de mettre à jour la formation des personnes qui peuvent s’associer à l’organisation, par exemple les enfants ou les proches des membres qui participent directement à la production agricole.

En préparant le travail que nous faisons dans l’intention que nos jeunes gens voient ce secteur sous un angle prometteur, nous gagnons des militants de l’Union des Jeunes Communistes. Nous pouvons, grâce au travail politique et idéologique qui a été fait d’une manière personnalisée, compter 771 comités de base, avec 6406 militants. Il reste plus de 860 organisations de base qui ont les potentialités pour que des comités de base se constituent encore à l’UJC.

Nous avons plus de 29 000 jeunes qui sont associés à des organisations de base, et ce chiffre a augmenté. On travaille avec les brigades de la jeunesse rurale, qui intègrent un mouvement en coordination avec l’UJC, faisant partie de l’encadrement de l’organisation de base.

Les Jeunes agriculteurs actifs s’effectuent au niveau de l’organisation de base, de la municipalité et de la province. Il est ensuite fait un résumé au niveau national. Ces contacts sont toujours un thermomètre pour mesurer ce qu’il reste à faire pour à rajeunir le terrain.

Nous mettons à jour les dernières données des membres des directions des organisations de base qui ont été élues au premier trimestre de l’année, car il existe un nombre important de jeunes.

On concilie toutes les données depuis la sphère de l’Organisation ANAP, mais par rapport aux échantillons que nous avons, il y a un chiffre supérieur à l’effectif qui désormais inclut les assemblées. Nous avons des centaines de jeunes qui y président ou en tant que membres.

Pour la formation professionnelle, nous travaillons sur la reprise et le renforcement de Campiñas Pioneriles3. Il y en a déjà 95 dans tout le pays. On a amélioré la plupart des infrastructures, la logistique, le professionnalisme des animateurs qui vont travailler avec les enfants attirés par l’agriculture comme vocation, parce que c’est sans doute une des bases qui contribuent à la formation professionnelle.

Afin de pallier le manque de jeunes bras dans le domaine, nous avons ouvert, en outre, un groupe de salles de classe annexes qui contribuent au rapprochement des organismes de base avec les écoles. Dans ces lieux on enseigne l’amour de la terre, mais aussi des éléments de l’histoire en rapport avec les ANAP et luttes paysannes .

Conjointement avec l’Azcuba et les ministères de l’Éducation et de l’Agriculture, nous avons insisté sur les exigences des coopératives qui ont besoin des forces techniques nécessaires. Lorsque nous parlons de formation professionnelle, nous incluons un groupe de personnes qui travaillent à cette fin, et c’est dommage de gâcher ce travail en ne faisant pas bénéficier ces jeunes d’une place pour devenir techniciens dans une spécialité agricole, au moment où ils atteignent le 9ème degré.

L’attention portée aux jeunes dans l’ANAP a été favorisée, mais nous savons que le défi est grand, parce que nous vivons dans un pays qui offre un grand éventail d’options pour que les gens étudient ce qu’ils aiment. Il faut donc travailler à stimuler les vocations pour la terre, tout en offrant de bonnes conditions de travail et en répondant aux nécessités que doivent surmonter ceux qui misent actuellement sur l’agriculture, de sorte qu’ils ne partent pas vers d’autres secteurs ou latitudes.

De plus, toutes les mesures sont étendues aux jeunes qui travaillent la terre, qui s’appliquent par exemple à répondre aux besoins d’un groupe pour ses productions, sa commercialisation et ses embauches.

Nous évaluons avec les propriétaires l’avenir de leur terres. Nous aimerions que leurs enfants ou leurs descendants continuent de les cultiver. Qu’on ne perde pas l’agriculture et les racines paysannes, parce que ces forces font partie de ce qui jusqu’à présent a permis l’alliance du monde paysan avec le mouvement ouvrier.

Ces racines, cette culture de la terre, seront toujours fidèles à cette classe humble et inconditionnelle, reliée à la Révolution et à son leader historique qui aura cette année 90 ans, et à Laquelle nous consacrons toutes nos réalisations et activités dans le cadre de la célébration du 55ème anniversaire de l’ANAP.

Source : Juventud Rebelde, le 16 mai 2016, « Para que la tierra enamore ».
Traduction : Admin. France-Cuba ; remerciements à Ana K. Martinez pour son coup de main et ses explications sur les Campiñas Pioneriles ( voir notes).

Voir 3 notes

  1. Association Nationale des Petits Agriculteurs
  2. NdT : de l’Anap
  3. NdT Ana K. : Les Campiñas Pioneriles sont des petites installations créées dans les coopératives agricoles avec leurs propres moyens, dont  l’objectif est la formation intégrale des enfants des paysans qui y travaillent. Des activités culturelles, d’information scientifique et technique en rapport à l’agriculture, sportives, récréatives et la création des jardins potagers pour les enfants, y sont  organisées. Voir les explications en 1982 de Fidel : « …Pues aquí ha surgido también otra iniciativa que se llama « Las Campiñas Pioneriles ».
    Son pequeñas instalaciones creadas en las cooperativas de producción agropecuaria con los recursos y posibilidades propios de estas. Tienen como objetivo ofrecer un amplio plan de actividades que contribuyen a formar integralmente a los pioneros hijos de cooperativistas.
    Las actividades fundamentales que en ella se desarrollan son de carácter vocacional, mediante círculos de interés científico- técnico y unidades básicas del Movimiento Pioneril « Técnicos del Mañana », así como actividades culturales, recreativas, patrióticas, deportivas y productivas, mediante los huertos que allí se creen… »
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