Des parlementaires français contre le blocus

Fausto Triana, correspondant à Paris de l'agence Prensa Latina,fait état, le 16 mars 2009, des déclarations de plusieurs parlementaires français qui souhaitent l'amélioration des relations bilatérales franco-cubaines ainsi que la levée du blocus étatsunien. il s'agit d'Alfred Almont, député UMP de Martinique et président du groupe d'amitié France-Cuba de l'Assemblée nationale qui a récemment rendu visite à l'assemblée du pouvoir populaire de Cuba, d'André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme, membre de l'association des élus communistes, de Jack Lang, député et émissaire de Nicolas Sarkhozy, de Jean-pierre Brel, sénateur PS de l'Ariège et président du groupe socialiste au Sénat et de Bernard Piras, sénateur PS de la Drôme, maire de Bourg-les-Valence, président du groupe France-Caraïbes.

Le Congrés américain déserre très légèrement l’étau du blocus

La chambre des représentants, le 27 février, puis le Sénat, le 10 mars ont accepté, en votant un ensemble de mesures budgétaires , la modification de quelques mesures qui  avaient aménagé ou durci le blocus contre Cuba .

En 2000, les Etats-Unis avaient autorisé la vente de produits alimentaires et médicaux américains que Cuba devait payer à la commande. Désormais, Cuba payera sur facture à la livraison comme n'importe quel client. De plus, il sera accordé des licences de voyage aux vendeurs états-uniens qui pourront ainsi se rendre sur place pour leurs affaires mais en respectant certaines restrictions très strictes.Plusieurs sénateurs démocrates s'étant émus de ce qu'ils ont qualifié de soutien à une dictature, le secrétaire du Trésor a dû leur promettre que le texte serait appliqué d'une façon très stricte, ce qui impliquera très peu de changements.

 
 

En 2004, les citoyens américains ayant de la famille dans l'île avaient été victimes de nouvelles règles limitant leurs voyages à Cuba. Désormais, ils pourront rendre visite à leurs père, mère, enfant, frère, soeur, oncle, tante, cousin (et non leurs seuls parents et enfants) une fois par an (au lieu de une fois tous les trois ans) et aussi longtemps qu'ils le souhaiteront ( au lieu des 14 jours maximum). Ils pourront dépenser jusqu'à 179 dollars par jour contre 50 aujourd'hui.Cet assouplissement des restrictions des voyages des cubano-américains était une des promesses électorales d'Obama.

 Ces règles cesseront d'être en vigueur le 30 septembre prochain sauf si le président Obama décidait de les prorroger.
 
 Les membres du Congrès favorables à la fin du blocus qui sévit depuis 1962 n'ont  pas enlevé le morceau!
 
 Pour l'anecdote, à l'automne dernier, dans le bureau de la police de l'aéroport de Miami, un vieux monsieur cubain venu rendre visite à sa famille résidant aux Etats-Unis racontait qu'il était systématiquement interrogé par la police à chacun de ses voyages parce que les policiers n'arrivaient pas à comprendre qu'un Cubain veuille revenir chez lui! Il était définitivement suspect !

Allocution de Felipe Pérez Roque le 3 mars 2008

Allocution de Felipe Pérez Roque, Ministre des Relations Extérieurs de la République de Cuba au Segment de Haut Niveau de la Septième Session du Conseil des Droits de l’Homme. Genève, le 3 Mars, 2008.

Excellences

Je m’adresse à vous au nom de Cuba, le pays en butte au blocus le plus prolongé et le plus cruel de l’Histoire, le petit pays insurgé qu’on menace d’ « un changement de régime », auquel on ne pardonne pas sa noblesse et sa fermeté.

Que Cuba soit membre fondateur de ce Conseil prouve qu’en fin de compte, le droit prime la force, que la défense des principes vainc le pouvoir et l’argent. Qu’on ne peut tromper tout le monde tout le temps.

Nous avons conclu pour l’essentiel, durant l’année 2007, la construction institutionnelle du Conseil des droits de l’homme. C’est la victoire de notre majorité – en particulier du Mouvement des pays non alignés – sur le tout petit groupe de pays – tel ou tel puissant – qui a conspiré jusqu’au dernier moment pour faire échouer ce processus. C’est le résultat, nous le savons tous, d’un équilibre délicat.

Quand l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté en décembre 2007, à partir de l'action du Mouvement des pays non alignés, la résolution 62/129 portant approbation de la construction institutionnelle du Conseil des droits de l’homme, ceux qui, comme nous, s’étaient battus des années durant parce qu’ils étaient convaincus qu’il était possible et indispensable de créer un nouvel organe qui se substitue à la Commission des droits de l’homme, désormais discréditée, ont vu finalement récompensés leur patience et leurs efforts sérieux et honnêtes.

Voilà où nous en sommes aujourd’hui. Mais une question se pose : « Est-il bien sûr que le nouveau Conseil sera différent de la vieille Commission ? Sera-t-il vraiment un organe qui contribuera à la promotion et à la protection de tous les droits de l’homme pour tous les habitants de la planète ? »

Non, rien n’est moins sûr. C’est maintenant que le Conseil connaîtra vraiment le baptême du feu.

La légitimité du Conseil dépendra dans une bonne mesure de la façon dont fonctionnera en fin de compte le Mécanisme d’examen périodique universel.

Il ne suffira pas que tous les pays se soumette à ce mécanisme novateur : le Conseil devra fonctionner dans le respect le plus rigoureux des principes d’objectivité, d’impartialité et de non-sélectivité. Sinon, nous courrons carrément à l’échec.

Si ses conclusions et ses recommandations finissent par être fonction de la puissance et de l’influence de chaque pays, alors le Conseil répétera les mêmes erreurs qui ont fait voler en éclats la vieille Commission.

Si le Conseil s’érige de nouveau en tribunal chargé de juger les pays du Sud, en instrument d’agression contre ceux qui se rebellent, tout en regardant ailleurs quand il s’agit de violations de droits de l’homme commises par un puissant pays, alors le Conseil échouera lamentablement.

Et ce sera pis encore, car nous aurions droit de nouveau à la vieille Commission, déguisée maintenant sous le pelage d’une prétendue universalité.

Les puissants pays qui ont imposé à la Commission leurs intérêts mesquins et leur vision sont-ils prêts maintenant à rectifier ?

C’est la question à laquelle ils devront répondre dans les faits, non par des mots.

Le Conseil des droits de l’homme devra prouver maintenant qu’il est vraiment un organe différent, basé sur la coopération et le dialogue respectueux, sans sélectivité ni diktat. Un organe qui contribue vraiment, dans le plein respect de l’indépendance de chaque pays, à la promotion et à la protection des droits de l’homme dans le monde entier.

Aux hypercritiques, à ceux qui ont impitoyablement attaqué le Conseil parce qu’ils ont perdu leurs anciens droits et privilèges, à ceux qui n’ont pas compris que le monde change et que les peuples ont dit assez et se sont mis en marche, aux Etats-Unis et à tel ou tel « sceptique », je conseille l’humilité et la reflexion. Faire échouer les travaux du Conseil serait une énorme responsabilité dont ils devraient assumer la faute devant l’Histoire.

Messieurs les délégués

Le Mouvement des pays non alignés, qui a été un acteur clef dans la construction institutionnelle, défend la nécessité du Conseil des droits de l’homme. Celui-ci doit exister et doit en plus agir.

Tant qu’on menacera de bombarder une soixantaine de pays, qu’on appelle avec mépris de « sombres recoins du monde », ce Conseil des droits de l’homme devra exister et agir.

Tant que cinq combattants antiterroristes cubains resteront injustement et cruellement emprisonnés – ils le sont depuis bientôt dix ans – aux Etats-Unis, ce Conseil des droits de l’homme devra exister et agir.

Tant que quelqu’un défendra l’asphyxie comme un moyen légitime d’arracher des aveux, ce Conseil des droits de l’homme devra exister et agir.

Tant que l’on continuera d’enlever des personnes un peu partout, qu’on organisera des vols clandestins pour les transférer et qu’on les confinera dans des camps de concentration en plein XXIe siècle, ce Conseil des droits de l’homme devra exister et agir.

Tant que l’héroïque peuple palestinien n’aura pas son État à lui et n’exercera pas ses droits, ce Conseil des droits de l’homme devra exister et agir.

Tant que l’injustice et l’inégalité persisteront dans le monde, tant que celui-ci comptera presque 900 millions d’affamés, 800 millions d’analphabètes, 11 millions d’enfants mourant avant cinq ans, 600 000 femmes pauvres mourant à l’accouchement, ce Conseil des droits de l’homme devra exister et agir.

Tant que le droit au développement restera une chimère pour plus d’une centaine de pays, tant que 1,6 milliards de personnes continueront de ne pas savoir ce qu’est l’électricité, tant que persistera cet ordre économique et politique international injuste et fondé sur l’exclusion, ce Conseil des droits de l’homme devra exister et agir.

Messieurs les délégués

Mais 2007 a aussi été l’année de la victoire historique de Cuba, que tous ceux qui admirent la fermeté et l’honnêteté avec lesquelles notre pays a fait face et continue de faire face aux mensonges et à l’intoxication médiatiques ont aussi fêtée.

Au terme de vingt longues années de « lutte cubaine contre les démons », le Conseil des droits de l’homme a mis fin à la manoeuvre injuste et sélective que les Etats-Unis avaient conçue et imposée en guise de prétexte leur permettant de légitimer leur agression contre notre patrie.

Et voici le bilan de cette bataille inégale : Cuba, l’accusée, convertie en membre fondateur du Conseil, présidant le Mouvement des pays non alignés et oeuvrant d’une manière constructive à la consolidation du Conseil ; les Etats-Unis, notre accusateur, converti en un "Etat en banqueroute" en la matière, responsable des plus graves crimes et violations des droits de l’homme, ennemi du nouveau Conseil parce qu’ils n’ont pas pu le manipuler ni le contrôler, et que nous voyons maintenant aller sans cap ni autorité, à l’aveuglette, garant toujours des pires causes, défendant la torture, gérant des prisons secrètes, organisant des vols clandestins.

Voilà donc le dénouement de cette bataille : victoire éloquente du petit David – mais grand en dignité – sur le géant Goliath, puissant par ses armes nucléaires et ses menaces de guerres préventives, mais nain en matière d’autorité morale et de respect international, le plus précieux trésor auquel puisse aspirer un pays.

Et nous mettrons aussi fin un jour au blocus criminel qu’on nous impose pour tenter d’amener notre reddition par la faim et les maladies.

Et voilà pourquoi c’est maintenant, et seulement maintenant, une fois vaincus le chantage et le mensonge, que nous faisons de notre propre gré, d’une manière indépendante et souveraine, ce qu’on n’a pas pu et qu’on ne pourra jamais nous arracher comme concession.

Et voilà pourquoi c’est maintenant, et pas avant, que nous avons invité une nouvelle fois un rapporteur du Conseil et pourquoi, si le climat constructif qui prévaut aujourd’hui persiste et si la campagne contre nous ne reprend pas, nous en inviterons d’autres.

Et voilà pourquoi c’est maintenant, et pas avant, que nous avons signé les Pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme.

Et voilà pourquoi c’est maintenant, et pas avant, que nous nous disposons à travailler sérieusement afin de nous présenter en 2009 devant le Mécanisme d’examen périodique universel.

Cuba réitère de nouveau aujourd’hui sa volonté de coopérer aux travaux du Conseil, de coopérer avec les mécanismes des droits de l’homme à caractère universel, non discriminatoires et respectant strictement notre souveraineté.

Elle réitère aussi sa décision inébranlable de faire face à toute nouvelle tentative d’introniser au Conseil la sélectivité, la politisation, le deux poids deux mesures et l’hypocrisie.

Messieurs les délégués

Un mot sur ma patrie, Cuba.

Notre pays vient de conclure des élections qui, en accord avec notre Constitution et nos lois, ont débuté en septembre dernier. Il s’est agit d’une sorte de référendum où notre peuple a appui massivement la Révolution et le socialisme à Cuba.

Les autorités locales et l’Assemblée générale ont été élues au suffrage direct et secret.

Bien que le président Bush ait appelé les Cubains à ne pas aller voter, presque 97 p. 100 des plus de huit millions d’électeurs l’ont fait. On verra bien si les États-Unis peuvent afficher de pareils résultats aux prochaines élections.

Bien que le président Bush ait appelé les Cubains à déposer un bulletin blanc, moins de 4 p. 100 des électeurs l’ont fait. Bien qu’il ait invité les Cubains à ne pas voter pour tous les candidats proposés, comme le recommandait la Révolution, 91 p. 100 des électeurs a soutenu librement et consciemment la totalité des candidats qu’elles proposait.

C’est là une victoire politique extraordinaire que nul ne peut occulter ni dénaturer.

Le monde a été témoin du civisme et de la culture politique du peuple cubain.

Fidel rit encore à Cuba de la réaction mesquine et médiocre de ceux qui croyaient que son autorité émanait de ses fonctions, de ceux qui croyaient qu’écarter Fidel de ses responsabilités ou l’assassiner était la solution magique pour liquider la Révolution cubaine.

Il s’avère que non. Parce que Fidel est son peuple ; parce que ses idées sont celles de son peuple ; parce que Raúl, fort de toute l’autorité que lui confère sa propre histoire, est aussi Fidel en matière de loyauté à la patrie, à la Révolution et au socialisme ; parce qu’en fin de compte Fidel est tout homme ou toute femme qui lutte dans le monde pour la justice et la liberté des peuples.

Et l’Empire se retrouve impuissant, sans savoir quoi faire ni que dire. Conscient qu’il ne peut empêcher les Cubains de prendre leurs propres décisions et de suivre le chemin qu’ils ont choisi librement. Et ceci s’explique parce que notre patrie a fait une profonde révolution sociale. Parce que le peuple y est vraiment au pouvoir. Parce que, pour une fois dans l’histoire, ceux d’en bas, les oubliés de toujours, sont enfin les députés, les ministres, les chefs militaires. Parce que le peuple est au pouvoir, maître de ses destinées et maître de son pays.

Voilà, messieurs les délégués, à quel carrefour se trouve Cuba. Soit sauver la Révolution et rester un peuple libre, soit retourner à la condition d’esclave, de colonie virtuelle, comme nous l’avons déjà été, d’un voisin puissant et vorace.

Je remercie ceux qui soutiennent notre lutte : ils sont nombreux, ils sont la majorité. Nous nous battons aussi pour l’indépendance et le respect des peuples que vous représentez.

Peu nous importe ceux qui soutiennent notre adversaire, par conviction, par hypocrisie ou par peur. Nous saurons porter au front la dignité qui leur fait défaut.

En cette année qui marque le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, Cuba renouvelle son engagement de lutter pour un monde de justice, de liberté et d’égalité pour tous. La gageure est énorme, mais notre optimisme l’est plus encore.

Etats-Unis ! mains HORS de Cuba !

L'association France Cuba appelle tous les amis de Cuba à participer à la campagne lancée aux Etats-Unis par INTERNACIONAL ACTION CENTER  http://www.iacenter.org/cuba en signant la pétition en ligne, en envoyant un courrier aux adresses proposées à la suite de la pétition ou en envoyant son nom, prénom profession au courriel de France Cuba via la page contact du site qui transmettra.

MESSAGE A l'ADMINISTRATION DE BUSH :

NON A L’AGRESION DES ETATS-UNIS CONTRE CUBA !RESPECT DE LA SOUVERAINETÉ DE CUBA !AUCUNE PRÉTEXTE POUR UNE INTERVENTION DES ETATS-UNIS !

LIBEREZ LES CINQ !

Le discours du président Bush sur  Cuba le 24 octobre est une aggravation éhontée et sans précédent de l'hostilité du gouvernement des Etats-Unis envers Cuba. Presque chaque mot prononcé par Bush était soit un mensonge soit une diffamation sans fondement contre la révolution cubaine, et tout le reste était une menace voilée de guerre totale contre le peuple cubain.Pendant son discours, Bush était entouré des familles des mercenaires que le gouvernement des USA a payés pour tenter de renverser la révolution cubaine, et il s'est référé à  ces mercenaires comme à des "prisonniers politiques." Aucun doute que Bush essaye de faire une analogie intolérable entre les gens qu'il paye pour renverser le gouvernement d'un pays souverain et les cinq héros cubains qui croupissent dans des prisons étasuniennes depuis déjà dix ans parce qu'ils ont défendu leur propre pays des agressions criminelles du gouvernement étasunien.Dans une partie de son discours, aussi arrogant qu’absurde, Bush a invité  les militaires et le peuple cubain à se soulever contre leur propre gouvernement et à accepter leur "libération" par les Etats-Unis. Il a sinistrement déclaré, "le mot crucial dans nos relations futures avec Cuba n'est pas" stabilité." Le mot crucial est 'liberté 'La réponse des responsables cubains a été rapide et énergique. Le Ministre des Affaires Extérieures de Cuba a condamné  Bush, en lui disant : "Ecoutez, j'ai un message pour le Président des Etats-Unis : Vous délirez, vous êtes en train de délirer. Vous parlez à une armée de libération. Vous oubliez que ces hommes et femmes ont passé un demi – siècle à mettre en  échec les 600 projets que vous avez mis en place pour essayer d'assassiner Fidel.  Vous oubliez que les hommes et les femmes qui portent cet uniforme sont le peuple au  pouvoir, parce qu’il y a ici une Révolution victorieuse que vous n'avez pas réussi à abattre. Vous vous trompez. Vous croyez que ce peuple est de la même catégorie que les mercenaires que vous payez ici. En fait, Bush "délire" s'il pense qu'il a une chance de convaincre le peuple cubain de se soulever contre la révolution pour quelle que raison que ce soit, et encore moins de devenir une autre néo-colonie de l'impérialisme yankee.Bush est déjà isolé internationalement pour cette politique criminelle. Le New York Times a observé que même parmi le public au Département d'État où Bush a fait son discours, les seuls à applaudir ont été les mercenaires et les politiciens cubains de droite qui ont été choisi pour assister. Tous les diplomates latino-américains dans la salle sont restés silencieux. Dans son discours même, Bush n’a pu citer que deux pays qui soutiennent  la volonté d’isoler Cuba, la Hongrie et la République tchèque. Presque tous les autres pays du monde ont condamné le blocus criminel du gouvernement étasunien contre Cuba, et pas un n’a encore exprimé son appui à cette escalade irresponsable.Il est clair que quand Bush parle de Cuba, il parle seulement au nom de la classe dominante étasunienne et du petit groupe de cubains d'extrême droite. Il ne parle pas en rien au nom du peuple des Etats-Unis qui n'a ni le désir ni intérêt à entreprendre une guerre contre le peuple de Cuba. . Les gens de ce pays, comme ceux d'Irak et de nombreux autres pays, savent très bien ce que Bush a dans la tête quand il parle "de libération." Personne ne veut qu'on dépense milliers de millions de dollars dans un autre pillage assassin d'une nation souveraineMais le seul fait que Bush soit complètement isolé politiquement  ne garantira pas la protection de Cuba. Ni le fait que toute attaque contre Cuba aboutira sûrement à la défaite des forces étasuniennes. Le gouvernement des Etats-Unis n’a eu de cesse de détruire Cuba à travers chaque administration présidentielle au cours des cinquante dernières années. Bush en particulier est extrêmement irresponsable et arrogant. Le fait qu'il soit  confronté aujourd’hui à une défaite en Irak ne l’a pas empêché de menacer de faire la guerre à l’Iran, au Venezuela, et maintenant à Cuba.Le peuple des Etats-Unis doit être prêt à défendre Cuba. Nous devons faire face à l'administration de Bush ; contre toutes ses aventures impérialistes, mais spécialement pour nous solidariser avec Cuba, qui est une lumière d'espoir pour les peuples du monde entier qui combattent pour la véritable libération. Nous devons continuer à combattre pour la liberté des Cinq Cubains qui symbolisent le droit de Cuba de se défendre contre la terreur des Etats-Unis.Le peuple cubain n'a démontré qu'amitié et générosité envers le peuple des Etats-Unis. Ils ont ouvert leurs écoles de médecine aux étudiants des Etats-Unis qui souhaitent travailler comme médecins dans des communautés pauvres. Ils ont offert de l’aide aux survivants de l'ouragan Katrina. En échange, Bush ne leur a offert qu'une agression continue. Il est temps que les gens de ce pays soient solidaires de Cuba et rejettent le programme de guerre sans fin de Bush ! Nous exigeons la fin du blocus, la liberté pour les Cinq cubains, et absolument aucune guerre contre Cuba 

              
 NON A L’INTERVENTION DES ETATS-UNIS A CUBA
 
LIBERATION DES CINQ CUBAINS
 
EXTRADITION DU TERRORISTE POSADA CARRILES
 
NOUS VAINCRONS

  Adresses des responsables aux Etats-Unis auxquels doivent être envoyées les pétitions  President George W. Bush
The White House
1600 Pennsylvania Ave, NW
Washington,DC 20500Email:president@whitehouse.gov Vice President Dick Cheney
Eisenhower Executive Office Bldg.
Washington,D.C. 20501Phone:(202) 456-9000Email:vice.president@whitehouse.gov  

Hon. Condoleezza Rice Secretary of State (chargée de mettre en place la campagne)
Department of State
2201 C Street NW
Washington,D.C. 20520
Phone:(202) 647-4000Fax:(202) 647-2283 

Secretary of Commerce Carlos M Gutierrez
(chargé de metre en place la campagne)

U.S. Department of Commerce
1401 Constitution Ave., NW
Washington, DC 20230
 Phone:202-482-2112Email:cgutierrez@doc.gov  

Hon. Ban Ki-Moon, Secretary General United Nations
United Nations Headquarters
First Avenue
at 46th Street
New York,NY 10017Email:sg@un.org 

Sen. Hillary Rodham ClintonPhone:(202) 224-4451Fax:(202) 228-0282Email:http://clinton.senate.gov/email_form.html    

Sen. Barack ObamaPhone:(202) 224-2854Fax:(202) 228-4260Email:http://obama.senate.gov/contact/

Ecrasante victoire de Cuba à l’ONU

Ce mardi 30 octobre 2007, l'Assemblée Générale de l'ONU a condamné pour la 16ème fois le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les Etats-Unis depuis 45 ans. 

Une majorité écrasante de pays, 184 sur les 192 membres de l’ONU, s’est prononcée pour la levée du blocus le plus long de l’histoire.  

Comme l’an dernier, les Etats-Unis, Israël, les Iles Marshall et Palau se sont opposés à la résolution, la  Micronésie s’est abstenue. Cette année, le Nicaragua qui vient de rejoindre l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques a apporté la 184ème voix.  

La condamnation des Etats-Unis et de leur politique est sans appel. Face à cette écrasante victoire, la communauté internationale se doit de trouver les moyens de faire respecter ses décisions. 

La victoire sera totale lorsque les Etats-Unis lèveront le blocus et reconnaîtront la souveraineté et l’indépendance de Cuba.      

Projet contre le blocus à l’ONU

NATIONS-UNIES, le 24 octobre.- Un projet de résolution contre le blocus économique imposé par les Etats-Unis à Cuba circule aujourd’hui parmi les représentants des 192 pays membres de l’ONU, dans le cadre de la préparation d’un nouvelle action de rejet mondial de cette mesure.Le document Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis d’Amérique à Cuba, se base sur un rapport annuel du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moo, qui reprend les positions de 120 pays et institutions s’étant prononcés contre cette mesure, un chiffre record si on le compare au 98 pays s’étant exprimés de la sorte en 1998.En novembre dernier, le vote réalisé à l’issu des débats sur ce thème avait donné 183 voix, représentant autant de pays, en faveur du projet de résolution cubaine. Les Etats-Unis se sont retrouvés très minoritaires avec leur vote négatif, accompagnés seulement d’Israël, des Iles Marshall et Palau, alors que la Micronésie a préféré s’abstenir. Des sources diplomatiques cubaines espèrent que la résolution recevra à cette occasion, et pour la 16e année consécutive un appui d’une même ampleur et n’écarte pas qu’elle pourrait enregistrer un nouveau record de votes en sa faveur. (PL)

APPEL À LA REFLEXION

Cuba a appelé ce mercredi à « une réflexion consciente et profonde » sur la situation des pays sous-développés à cause de l’ordre économique mondial actuel, et a critiqué les dépenses militaires croissantes des pays riches.

« Avec 10% du montant des dépenses militaires, on pourrait atteindre les Objectifs du millénaire », a déclaré l’ambassadeur cubain Rodrigo Malmierca devant l’Assemblée générale.

 Tomas A. Granados pour Granma International

Lettre au Président de la République

L'association a fait parvenir au Président de la République le Rapport de Cuba sur la Résolution 61/11 de l'Assemblée Générale des Nations Unies "Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les Etats-Unis d'Amérique, accompagné d'une lettre demandant la levée immédiate du blocus…

Gennevilliers, 10 octobre 2007  Monsieur le Président, L’association France Cuba  souhaite porter à votre connaissance le Rapport de Cuba du mois de juillet 2007 sur la Résolution 61/11 de l’Assemblée Générale des Nations Unies « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique».  

Ce rapport sera discuté pour la 16ème fois consécutive et cette fois encore, nous en sommes persuadés, la presque totalité des membres votera en faveur de la levée du blocus.  Nous supposons que ce vote, comme les autres, restera sans effets, car les États-Unis  n’ont jamais tenu  compte des décisions de l’ONU ; au contraire, ils se sont acharnés à tenter d’asphyxier l’économie cubaine.  La lecture attentive du Rapport devrait interpeller la communauté internationale sur l’illégalité et la brutalité du blocus imposé à Cuba, à plusieurs titres. Sa durée : bientôt un demi-siècle que les États-Unis poursuivent leur guerre économique contre Cuba dans le but avoué de renverser le gouvernement cubain. Il s’agit en fait d’empêcher tout développement économique et social de Cuba afin de provoquer des désordres civils et de se débarrasser d’un voisin dont les choix politiques ne sont pas conformes aux intérêts nord-américains. Son caractère extraterritorial : les mesures unilatérales prises à l’encontre de Cuba sont en contradiction avec les principes du droit international, la liberté du commerce, le droit de la mer  et de la Charte des Nations Unies puisqu’elles portent atteinte au libre commerce entre les états. Les entreprises françaises sont elles aussi victimes du blocus. Son renforcement systématique  depuis sa déclaration officielle en février 1962 : le 23 octobre 1992, au moment où Cuba se trouvait confrontée à des difficultés économiques graves dues à l’effondrement des pays de l’Est et devait impérativement trouver de nouveaux marchés dans le monde, la loi Torricelli, dite «  loi pour la démocratie cubaine » officialisait le caractère extraterritorial du blocus à travers de nouvelles mesures de restriction économiques, commerciales et financières, notamment l’interdiction pour Cuba de commercer avec les filiales des maisons mères nord-américaines, établies dans des pays tiers.  Le 12 mars 1996, la loi Helms Burton dite « loi pour la liberté et la solidarité démocratique cubaines » systématisait les sanctions contre les entreprises étrangères qui maintiendraient des activités économiques avec Cuba. La communauté internationale est placée face à un chantage économique et politique: Pour poursuivre ses activités économiques avec les Etats-Unis, toute entreprise doit cesser toute relation avec Cuba, où que ce soit dans le monde.Deux rapports en 2004 et en 2006 élaborés par la Commission pour un Cuba libre aux Etats-Unis, appelés « Plan Bush I et II » sont venus intensifier le blocus et la guerre contre Cuba grâce, entre autres, à des millions de dollars pour financer et instrumentaliser les opposants à Miami et à Cuba et organiser la désinformation auprès des medias internationaux.  En octobre 2006, était officialisé un Groupe de travail pour l’application du blocus avec pour charge de traquer les contrevenants au blocus en imposant des amendes exorbitantes, tant aux personnes naturelles qu’aux entreprises dans et hors des Etats-Unis, en congelant des fonds et en rendant de plus en plus difficile toute transaction financière.        Son caractère génocidaire : les mots parfois peuvent paraître excessifs mais comment qualifier une loi qui ne permet pas à Cuba d’acheter aux Etats-Unis ou ailleurs dans le monde le matériel médical, les pièces de rechanges, les médicaments, qui parfois ne sont fabriqués qu’aux Etats-Unis et dont Cuba a besoin, sous prétexte que les entreprises qui les produisent sont ou sont devenues nord-américaines ? Comment qualifier une loi qui impose des restrictions, des limitations aux importations d’aliments ? Comment qualifier une loi qui interdit à tout bateau ayant touché les côtes cubaines d’accoster aux Etats-Unis ? La liste est longue de cet arsenal de lois qui enferment Cuba et ses partenaires dans un carcan économique, commercial et financier sans faille et qui ont des conséquences directes sur les efforts de développement de Cuba. Les 20 pages du Rapport, succession d’agressions et de sanctions économiques qui depuis 48 ans ont coûté  89 milliards de dollars à l’état cubain, en sont le témoignage. Plus grave encore, à une époque où de plus en plus d’entreprises sont rachetées par des entreprises nord-américaines, Cuba perd régulièrement des partenaires commerciaux et doit sans cesse trouver de nouveaux fournisseurs et clients pour contourner, et à quel prix, le blocus nord-américain. La résistance du peuple cubain : ces 47 années d’acharnement des Etats-Unis n’ont pas réussi à entamer la détermination du peuple cubain à poursuivre un projet politique et social différent et à défendre sa souveraineté nationale. Les sacrifices endurés témoignent de la volonté indestructible des cubains de résister à tout chantage, d’où qu’il vienne. L’arrogance des Etats-Unis : le non respect des décisions de l’Assemblée Générale de l’ONU porte atteinte gravement à la crédibilité d’une instance dont un des objectifs est de « développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes ». Jusqu’à ce jour,  l’Assemblée Générale n’a rien fait pour faire respecter ses décisions.Il est de la responsabilité des grandes puissances, notamment de la France, de faire respecter le vote de l’ONU. Dans le cas contraire, c’est le crédit des Institutions internationales qui se trouve remis en question. Depuis 1959, Cuba  s’est appliquée à  construire une société nouvelle basée sur la justice sociale et a réussi à se débarrasser de l’analphabétisme et du racisme et donner la priorité à des droits fondamentaux tels que l’éducation, la santé, la culture, droits non respectés dans de nombreux pays notamment aux Etats-Unis. En matière de coopération internationale, Cuba montre l’exemple.  L' Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) reconnaît régulièrement l'excellent travail réalisé par Cuba dans l'application des objectifs fixés lors du Sommet mondial sur l'Alimentation ainsi que l'importance de la coopération cubaine avec les nations de la Caraïbe. Cuba, à travers l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques, véritable projet d’intégration continentale mis en place avec le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua et l’Equateur participe à un grand mouvement économique et social en Amérique latine qui laisse entrevoir un nouveau positionnement des pays latino-américains dans les relations internationales. De nouvelles formes d’envisager les relations économiques entre états, équitables, respectueuses des cultures et des souverainetés, de nouvelles formes de solidarité sur le plan de l’éducation et de la santé,  sont exemplaires sur un continent qui, au cours de son histoire, n’a cessé d’être la proie des intérêts des pays les plus riches. Notre association soutient et respecte le peuple cubain dans sa lutte pour la souveraineté et l’indépendance et estime que ce blocus du premier pays du monde contre la petite île voisine de 11 millions d’habitants est un crime qui dure depuis trop longtemps. Nous ne doutons pas, Monsieur le Président, que vous tiendrez compte de nos préoccupations et que la France dont les liens d’amitié avec Cuba sont  historiques,  condamnera une nouvelle fois le blocus et interviendra auprès des Etats-Unis pour qu’ils respectent les décisions successives de l’ONU et mettent fin immédiatement au blocus. Veuillez agréer, Monsieur le Président, nos respectueuses salutations.  Gloria GONZALEZ JUSTO Présidente