El País : 140 articles contre Fidel en 1 mois

El País : 140 articles contre Fidel en 1 mois


El País : 140 articles contre Fidel en 1 mois – un ramassis de haine qui reflète la déroute d’un journal de la presse espagnole se présentant pourtant comme progressiste. (Cubainformacion.tv)

El País : 140 articles contre Fidel en 1 mois

El País : 140 articles contre Fidel en 1 mois
On nous assure qu’à Cuba « il n’y a pas de liberté de la presse« . Là-bas, les médias « ne laissent pas de place pour des opinions divergentes« , nous dit-on, par exemple, dans la presse espagnole.

Voyons un peu quel espace cette même presse espagnole laisse aux opinions divergentes. En revoyant, par exemple, la façon dont elle a couvert la mort de Fidel Castro.

Prenons comme référence le journal qui a le plus grand tirage, El País. C’est un journal qui se présente comme «progressiste» et proche de la social-démocratie.

En un mois environ, depuis le décès de Fidel Castro jusqu’au 1er janvier, 2017, ce journal a publié la bagatelle de 140 textes, sous forme d’articles, nouvelles, chroniques ou reportages photos.

Quelques statistiques

À l’exception de deux ou trois textes anecdotiques et sans positionnement, les autres, à un degré plus ou moins élevé, ont dénigré la figure politique de Fidel Castro. Et aussi, ils ont condamné sans appel la Révolution cubaine.

Pour exemple, l’utilisation de :

  • 106 fois du terme «régime», synonyme journalistique de «dictature»
  • 44 fois le mot «dictateur», accolé à Fidel Castro
  • 9 fois celui de «tyran».

La belligérance d’El Pais contre le leader cubain a été évidente dans deux styles journalistiques : 42 articles d’opinion et 4 interviews.

À part un article neutre, les 41 autres articles d’opinion attaquaient, dénigraient, insultaient et diabolisaient sans recours Fidel Castro (13).

Un ramassis de haine politique

Voilà tout un ramassis de haine politique contre un leader à qui les intellectuels du système – espagnol et latino-américain – n’ont jamais pardonné de ne pas avoir changé de camp politique.

Dans les pages d’El País, ne pouvaient donc pas manquer des textes viscéraux de caméléons idéologiques connus. Tels que Mario Vargas Llosa, Antonio Elorza, Joaquin Villalobos, Vicente Botín ou Jorge Edwards.

Les interviews étaient également la démonstration de ce qu’El Pais entend par «pluralité» de visions.

Ainsi, l’une de ces visions était – à nouveau– celle de Mario Vargas Llosa.

Une autre, celle d’Antonio Rodiles, « dissident » cubain qui défend le blocus des États-Unis et qui est partisan de Donald Trump.

La troisième était une interview collégiale de 7 écrivains, dont encore une fois, Mario Vargas Llosa. Qui, d’une seule voix, au cours de la Foire du Livre de Guadalajara (Mexique) condamnaient en bloc Fidel.

Et, pour finir, une interview de deux correspondants cubains de l’île qui, sans critiquer Fidel, transmettaient le même message désespérant sur l’avenir de la Révolution.

Pas d’interview des artistes et intellectuels de l’Île

En conclusion : le journal espagnol qui a le plus grand tirage, qui se dit progressif, a publié en un mois 140 textes qui attaquent Cuba et Fidel Castro, dont 42 articles d’opinion.

Pas un seul n’était favorable. Aucune interview n’a été faite d’intellectuels ou d’artistes de l’île qui auraient défendu l’héritage de Fidel. Par exemple dans le domaine de la culture.

Il ne semble pas que cela soit vraiment l’expression de la «pluralité d’opinions » que la presse espagnole exige, avec une supériorité arrogante, de Cuba. Étant donné que les autres journaux, radios et télévisions ont reproduit la même pratique informative que El País.

Serait-ce que nous subirions, sans le savoir, une dictature médiatique brutale ? Qui, depuis des années, pervertirait, jusqu’à la rendre méconnaissable, la liberté de la presse?

 

Auteur :
José Manzaneda, coordinateur de Cubainformación, le 6/01/2017.
Traduction : Annie Arroyo pour France-Cuba.
Date de publication :
15/01/2017

Print Friendly, PDF & Email

2 réflexions sur « El País : 140 articles contre Fidel en 1 mois »

  1. Le comble est que cette propagande haineuse fonctionne : la plupart des Européens gobent cette image de Cuba sans broncher, sans s’apercevoir que c’est parce que cette crédulité opère- et ils sont persuadés de faire preuve d’esprit critique et de défendre des valeurs démocratiques – que les mêmes apologues de la Réaction peuvent détruire les Droits et conquêtes sociales.

    Avec les Latino-américains que je connais ici, c’est exactement l’inverse : non seulement ils défendent Cuba mais ils dénoncent aussi la nature iimpérialiste de l’UE et des Occidentaux qui se gardent bien, lorsqu’ils vomissent sur Cuba et les Cubains, d’évoquer les crimes innombrables et les dommages irréparables que leurs compagnies multinationales commettent en Amérique latine.

    Et El Pais s’avère être le principal vecteur, par conséquent, des valeurs néo-coloniales et des assassinats de syndicalistes et des populations sud-américaines en lutte. Qui ne dit mot consent.

    Quant à ces intellectuels bourgeois jusqu’à la lie, je les boycotte. Par leur haine de Cuba, ils ne font qu’exprimer avec l’arrogance de leur classe leur mépris du peuple, qu’il voudrait à leur botte, sans éducation, sans droit à la Santé, privé de pouvoir. Car ils ont du Peuple et ils tremblent de peur devant Cuba.

  2. Il n’y a plus de. Bloc communiste et ce qui arrive leur fait peur et ils ont raison d’avoir peur les grands pays émergents les ruineront – ils n’ont rien face à eux Chine iran Russie etc il. Vaut mieux détourner l’attention du peuple contre Castro de peur qu’il se retourne contre eux suite à leurs malversations bancaires internationales serrez les poings et protégez votre pensée

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *