Expo Wifredo Lam artiste cubain

Expo des oeuvres d'un artiste cubain au Centre Pompidou
Du 30 septembre 2015 au 16 février 2016, le Centre Pompidou consacre une importante rétrospective à l’œuvre et à la trajectoire du peintre Wifredo Lam (1902 – 1982). L’exposition replace le travail de cet artiste cubain dans une histoire internationale de l’art moderne dont il est l’un des acteurs essentiels, tant en Europe qu’aux Amériques. Plus de 400 œuvres (peintures, dessins, photographies, revues, livres rares) sont ainsi à découvrir. Un voyage au cœur du travail de l’artiste, à travers un parcours chronologique.

Expo Wifredo Lam artiste cubain

 

Lieu :Centre Georges-Pompidou

Sous-Rubrique :Beaux-Arts
 Date de début : 30 septembre 2015   Date de fin : 15 février 2016

Programmation : Tous les jours y compris fériés (sauf mardi et 1er mai) 11h-21h (fermeture caisses 1h avt), jeudi jusqu’à 23h (galeries 1 et 2) Tarifs : entrée 14€, tarif réduit 11€, gratuit -18 ans. Source


 

Wifredo Lam, présentation :

Le peintre cubain Wifredo Lam (1902-1982), de renommée internationale, est l’initiateur d’une peinture métissée alliant modernisme occidental et symboles africains ou caribéens. Il a côtoyé tous les mouvements d’avant-garde de son époque – cubisme, surréalisme, CoBrA – qui incitent à la liberté, favorisent l’accès à l’inconscient ou explorent le merveilleux, à travers l’automatisme graphique… Mais Lam affronte également les problèmes du monde ; il poursuit dans son œuvre le même combat que son ami, Aimé Césaire :

« peindre le drame de son pays, la cause et l’esprit des Noirs ».

Il a ainsi inventé un langage propre, unique et original, pour « défendre la dignité de la vie » et « saluer la Liberté »  

Biographie, extraits :

Wifredo Lam Wifredo Lam est né le 8 décembre 1902 à Sagua la Grande, à Cuba. Il est le huitième enfant de Lam-Yam, né à Canton vers 1820 et ayant émigré vers les Amériques en 1860 et d’Ana Serafina Castilla, née en 1862 à Cuba et descendante métis de familles originaires du Congo et d’Espagne. La nature luxuriante de Sagua la Grande provoque dès son enfance un impact saisissant sur Lam. Une nuit de 1907, il fut saisi d’étonnement par l’ombre étrange des battements d’ailes d’une chauve-souris projetée sur les murs de sa chambre. C’était le premier choc magnifique, raconterat-il plus tard, avec une certaine dimension de l’existence. En 1916, Lam et une partie de sa famille s’installent à La Havane. Il s’inscrit à la Escuela Profesional de Pintura y Escultura, Academia de San Alejandro, où il étudie jusqu’en 1923. C’est au cours de cette période, marquée par des expositions au Salón de Bellas Artes, qu’il affirme sa vocation à devenir peintre. En 1923, il reçoit une bourse de la municipalité de Sagua la Grande afin d’étudier en Europe. À l’automne de la même année, il part pour l’Espagne. Il a 21 ans.(…) En 1938, Lam quitte l’Espagne pour Paris. Peu avant son départ, il rencontre Helena Holzer, qui deviendra sa femme en 1944. Sa rencontre avec Picasso, dans son studio de la rue des Grands Augustins, est décisive. Picasso introduit son nouveau « cousin » à ses amis peintres, poètes et critiques d’art : Braque, Matisse, Miró, Léger, Eluard, Leiris, Tzara, Kahnweiler, Zervos. Lam rencontre aussi Pierre Lœb, propriétaire de la Galerie Pierre à Paris, où se tient sa première exposition individuelle en 1939. (…) Durant les années soixante, l’œuvre de Lam reflète un intérêt croissant pour la gravure. Collaborant avec des poètes et écrivains, il réalise plusieurs portfolios de grands formats, imprimés et publiés dans les ateliers de gravure de Broder, Mathieu et Upiglio, parmi lesquels : La terre inquiète d’Édouard Glissant (1955), Le voyage de l’arbre de Hubert Juin (1960), Le rempart de brindilles de René Char (1963), Apostroph’Apocalypse de Gherasim Luca (1965), L’Antichambre de la Nature d’Alain Jouffroy (1966), Annonciation d’Aimé Césaire (1969). Sa rencontre avec le maître graveur Giorgio Upiglio, à l’atelier Grafica Uno à Milan, inaugure une période d’intense créativité qui se poursuivra jusqu’à la mort de Lam en 1982. À partir de 1964, Lam partage sa vie entre Paris et Albissola Mare, en Italie, où il a installé un atelier dans sa nouvelle maison. Il se liera d’amitié avec de nombreux écrivains et artistes, et son œuvre sera célébrée dans de nombreuses expositions et rétrospectives d’envergure internationale. Jean-Louis Paudrat Source    

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