Exposition « Le Che à Paris » réalisée par l’association Pachamama

Exposition "Le Che à Paris" réalisée par l’association Pachamama

Exposition « Le Che à Paris » réalisée par l’association Pachamama – Le 20 décembre dernier, le journaliste sportif et biographe du Che, Jean Cormier, et l’association Pachamama ont inauguré, en présence de Juan Martin Guevara, une exposition à la mairie de Paris intitulée « Le Che à Paris ».

Exposition « Le Che à Paris » réalisée par l’association Pachamama

 

Le 20 décembre dernier, le journaliste sportif et biographe du Che, Jean Cormier, et l’association Pachamama, ont inauguré, en présence de Juan Martin Guevara, une exposition à la mairie de Paris intitulée « Le Che à Paris ».

Anne Hidalgo, maire de Paris, s’en est félicitée sur Twitter, définissant le Che comme une « icône militante et romantique », ce qui lui a valu, de la part des pseudos-penseurs de la droite et de l’extrême-droite, un tsunami de réactions dont l’infamie et la grossièreté n’ont d’égale que leur inculture historique.

Et bien évidemment les commentaires, non moins incultes, sur Twitter, se sont mis aussitôt à rivaliser dans la diffamation, et tout cela dans la plus grande impunité. Certains journalistes, laquais révérencieux de l’actuelle monarchie française, ont également déversé tout leur fiel sur notre guérillero héroïco.

Sans doute ne vous a t-il pas échappé, qu’à l’approche du 9 octobre, date anniversaire de l’assassinat du Che en 1967 en Bolivie, les quelques articles que l’on a pu trouver dans la presse en croquaient un portait des plus caricaturaux et des plus abjects.

50 ans après, il continue de leur faire peur !

Qui pourrait s’en étonner ? Le révisionnisme bat son plein lorsqu’il s’agit de transformer en terroristes celles et ceux naguère considéré-es comme des héros ! Certes, la presse est à 90 % aux mains du grand capital, ce qui ne nous aide en rien. Le Che était globalement resté à l’abri jusqu’en 2007 du déferlement d’immondices journalistiques.

Mais déjà pour le 40ème anniversaire de sa disparition physique, un écrivaillon du nom de Jacobo Machover prétendit nous révéler la face cachée du Che, et cela à grands renforts d’invitations à des émissions où il n’y avait que des témoins à charge.

De quoi s’agissait-il ? De l’épuration à Cuba au sortir de la Révolution victorieuse qui mit fin à la dictature de Batista. Le peuple cubain voulait que les tortionnaires de la dictature fussent sanctionnés, et se serait lui-même chargé de la besogne s’il n’y avait pas eu les tribunaux révolutionnaires.

Le Che fut donc chargé d’examiner les plaintes des proches de ceux qui avaient été torturés et assassinés durant la dictature, et de superviser les exécutions. Combien furent fusillés ? 500 d’après les historiens. C’est à dire 20 fois moins qu’à la Libération en France (10 000).

Le Che vérifiait toujours scrupuleusement les preuves

Qui a été fusillé ? Ceux qui avaient violé, torturé, assassiné les opposants au régime de Batista : 500 Cubain-es sur 6 700 000 habitant-es à l’époque. Les USA s’en sont émus, ce qui a conduit Fidel à rendre les procès publics. Par contre, nul ne s’était inquiété du sort du peuple cubain avant le triomphe de la Révolution.

Parmi les biographes les plus sérieux du Che, des auteurs tels que Pierre Kalfon ou Jorge Castaneda – qu’on ne peut pas soupçonner d’être de gauche -, ont écrit que cette « épuration » n’avait rien d’un bain de sang. Et pour cause : elle était justement faite pour l’éviter !

Le Che vérifiait toujours scrupuleusement les preuves des crimes commis. Par ailleurs, il y avait à cette époque un prêtre jésuite qui confessait les criminels : il a révélé au Che que les véritables crimes qui avaient été perpétrés et avoués étaient bien plus graves que ceux pour lesquels ils étaient condamnés1.

Voilà pourquoi ses détracteurs prétendent que le Che a du sang sur les mains. Sur ce point, on admettra, comme le dit avec humour Jean Cormier, que le Che, en tant que médecin, a dû avoir sur les mains le sang de ses …patients.

Che Guevara, l’homme le plus complet de notre temps

En cet automne 2017, la palme de l’ignominie revint au journal Libération qui titrait : « le Che, double des jihadistes » pour faire l’apologie d’un torchon intitulé : « Le Che, à mort », commis par une certaine Marcela Lacub, directrice de recherche au CNRS et chroniqueuse à Libération. Personnage qui avait déjà publié en 2013 un livre racontant ses ébats avec un certain Dominique Strauss-Khan, « Belle et Bête ».

Suite à la parution de ce livre et après avoir reconnu l’avoir piégé, son éditeur et elle-même viennent d’être condamnés à 50000€ de dommages et intérêts et parution d’un encart sur chaque version du livre en question… Sartre, fondateur de Libération, doit vraiment se retourner dans sa tombe, lui qui disait que « Le Che était l’homme le plus complet de notre temps ».

La conscience révoltée s’exprime dans la résistance à l’oppression qui est un droit, et même un devoir, mais aujourd’hui elle est criminalisée : qui pourrait s’en étonner dans un monde où les profits ont plus de valeur que l’être humain et sa planète ?

Courons donc voir cette exposition avant le 17 février  et contre les révisionnistes de tous les pays, défendons la mémoire du Che !

Ne dit-on pas que quand un nain regarde un géant, il n’en voit que le petit orteil ?


Autrice : Marie-France Fovet pour France-Cuba

URL de l’article : http://www.francecuba.org/exposition-le-che-a-paris-realisee-par-lassociation-pachamama/

Date de publication de l’article : le 8-01-2018

Voir 1 note

  1. d’après Luis Alberto Lavandeyra, qui participa à la bataille de Santa Clara
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