Compte rendu de l’action commune pour la liberté des Cinq à Avignon le 5/5/2010.
La pluie tombait dru mais pour cette cause, la défense des droits de l’Homme, beaucoup ont été prêts à braver le mauvais temps : la date du Cinq Mai était hautement symbolique pour déclarer sa détermination à voir justice s’exercer : la libération des Cinq cubains emprisonnés aux USA depuis 1998.
Et René Gonzalez, l’un des Cinq, dans une interview à la BBC (1), précise: « Ma génération a vécu pendant des années sous les agressions des Etats-Unis contre Cuba – nous parlons de terrorisme, de bombardements, de fusillades – si bien que ma génération comprend très bien que nous avons le droit de défendre Cuba contre tous ces crimes. Ainsi, ce n’est pas seulement le gouvernement cubain, mais toute la société qui comprend notre cause. Et personne à Cuba ne serait d’accord pour rétablir des relations normales avec un pays qui maintient cinq de ses fils en prison pour avoir défendu leur patrie »et ajoute : «Il est injuste de maintenir une personne en prison pour avoir lutté contre le terrorisme.»
Pour que justice soit faite avec la libération des Cinq cubains prisonniers des USA.
Lorsque la condamnation des Cinq a été connue, des comités se sont organisés pour leur libération sur les cinq continents.
En septembre 1998, ces cinq cubains furent arrêtés, alors qu’ils enquêtaient sur les activités terroristes des groupes cubano-américains d’extrême droite de Miami.
Pendant 17 mois, ils ont été enfermés dans des cellules d’isolement, puis a eu lieu un procès à Miami, fief de la mafia d’extrême droite. Ce procès a été entaché de l’inobservance des règles les plus élémentaires du droit : défense bafouée, condamnations démesurées par rapport aux accusations (3 perpétuités).