L’ambassadeur de Cuba à Madrid mouche ABC

L'ambassadeur de Cuba à Madrid mouche ABC

L’ambassadeur de Cuba à Madrid mouche ABC- réplique cinglante d’Eugenio Martinez Enriquez à l’édito mensonger d’ABC du 30 décembre « La ruina del castrismo ».

L’ambassadeur de Cuba à Madrid mouche ABC

ABC : mensonges sur Cuba

Le 30 décembre dernier, le journal madrilène ABC publiait un édito insultant intitulé : « La ruine du castrisme ». Un ramassis de désinformation, de calomnies et de bêtise crasse.
Ce qui a eu pour effet immédiat de faire monter la moutarde au nez de Eugenio Martinez Enriquez, ambassadeur de Cuba à Madrid, qui a dans la foulée rédigé une réponse cinglante (voir ci-dessous, en français et en castillan), histoire de remettre les choses en place.
Je ne sais si les responsables d’ABC auront compris la leçon, mais tous les amis de Cuba apprécieront !
Annie Arroyo


Madrid, 30 décembre 2016

Cher Monsieur le Directeur d’ABC

Suite à votre éditorial « La ruine du castrisme », publié le 30 décembre, je réagis face à la plume facile et irresponsable qui accuse les institutions cubaines de « ne jamais dire la vérité » et qui, en même temps, offense les Cubains en affirmant qu’ils vivent dans « l’indigence ».

Comment votre journal peut-il utiliser l’annuaire téléphonique de La Havane de 1958 pour mesurer le développement d’un pays et pour affirmer, avec cette définition fausse et catégorique, qu’à Cuba aujourd’hui il y a une « désolation absolue » ?

Comment votre journal, sans sources, ni études, ni présence à Cuba peut-il considérer que les institutions cubaines sont « opaques » et ignorer le rapport de l’organisation Transparency International, qui considère que Cuba est le 4°pays le moins corrompu de l’Amérique latine, seulement derrière l’Uruguay, le Chili et le Costa Rica ?

Le Président John F. Kennedy, en évaluant la Cuba de 1958 a dit :

« Je pense qu’il n’y a pas de pays dans le monde, même dans les pays sous un régime colonial, où la colonisation économique, l’humiliation et l’exploitation ont été pires que ce qu’il y a eu à Cuba, à cause de la politique de mon pays, durant le régime de Batista. »

Votre éditorial dit que « sans doutes d’aucune sorte, l’économie de l’île a été en réalité dans une récession permanente depuis le commencement de la révolution ». Alors que le revenu per cápita dans la Cuba de 1958, un an avant le commencement de la Révolution, était égal à celui de 1947.

Le Département de Commerce des États-Unis informait qu’en 1958, les gens au chômage temporaire à Cuba représentaient 35 % de la population active et que sur ces 650 000 personnes, 450 000 l’étaient d’une manière permanente.

Cet annuaire téléphonique doit avoir bien en évidence les numéros de Fulgencio Batista Zaldívar, en tête de la liste des Latino-américains corrompus, lui qui, bien sûr, était à la tête de ce même annuaire téléphonique, étant propriétaire de 9 exploitations de canne à sucre, de 2 raffineries, 2 distilleries, une banque, 3 lignes aériennes, 1 papeterie, 1 entreprise, 1 société de transports routiers, 1 usine de production de gaz, 2 motels, 5 stations de radio, une chaîne de télévision, plusieurs journaux et revues, une usine de matériels de construction, un chantier naval, un centre touristique, quelques immeubles urbains et ruraux, plusieurs lotissements, et d’autres intérêts multiples.

Mais Batista, qui de toute évidence est placidement mort à Marbella et dont les restes reposent ici à San Isidro, s’est enrichi et réalisa cet annuaire téléphonique tout en torturant et en assassinant des milliers de jeunes cubains.

Quel numéro de téléphone pouvait-on appeler en 1958 pour dénoncer le meurtre et le lynchage de jeunes qu’au lever du jour on trouvait pendus à des arbres cubains ?

Aujourd’hui votre journal essaie de présenter cet assassin comme le promoteur d’une économie vibrante, dont vous vous efforcez comiquement de nous donner un résultat trompeur basé sur un simple annuaire téléphonique qui, quand il a été imprimé, n’a pu être consulté par 25 % de la population qui ne savait pas lire, et ce jusqu’en jusqu’à 1961.

Peut-être que les parents de 45 % des enfants qui n’allaient pas à l’école recouraient désespérément à cet annuaire de téléphone, pour essayer de trouver une explication au spectacle horrible de 10 000 enseignants au chômage alors que leurs enfants étaient sans instruction ou sans enseignement.

Aujourd’hui, « dans la désolation permanente de Cuba », il y a un annuaire téléphonique avec les numéros de presque 300 hôpitaux et de près de 500 polycliniques que les patients n’appellent guère parce qu’ils peuvent y accéder librement sans crainte de ne pas disposer d’une assurance médicale ou d’argent pour payer ce dont ils ont besoin.

Dans le nouvel annuaire cubain on peut trouver les contacts de plus de 52 universités que la Révolution Cubaine a créées pour les centaines de milliers de Cubains et d’étrangers qui y ont fait des études .

Les contacts de plus de 230 institutions de science et de technologie, qui produisent diverses marchandises parmi lesquelles des médicaments, dont 338 contre le cancer, 261 bio-médicaments reconnus et encore 900 au stade des essais cliniques, ajoutés à ceux qui sont déjà utilisés et qui garantissent de hauts indices de santé à notre peuple, et qui sont exportés pour quelques centaines de millions d’euros dans des douzaines de pays.

Ils ont été créés par des scientifiques cubains formés bien des années après le fameux annuaire téléphonique auquel vous faites allusion.

Écrivez, écrivez, et écrivez encore des mensonges sur Cuba, mais je suis sûr que ce que reflète votre éditorial ne sera pas ce qu’ont vu plus de 150 000 Espagnols qui cette année ont voyagé à Cuba, parmi lesquels plus de 2000 pour faire des affaires.

Je vous assure que vos calomnies ne pourront arrêter la volonté des Cubains de construire notre propre destin, prospère, durable et socialiste.

Salutations,
Eugenio Martínez Enríquez
Ambassadeur de Cuba en Espagne

Traduction : Annie Arroyo pour France-Cuba
Source illustration : Cubainformazione.it
Source vignette : Cubainformation.TV


ABC manipulation médiatique contre Cuba

Madrid, 30 de diciembre de 2016

Estimado director de ABC

Con relación a su editorial “La ruina del castrismo”, publicado el 30 de diciembre, reacciono a la pluma fácil e irresponsable que cataloga a las instituciones cubanas de “no decir jamás la verdad” y al mismo tiempo, ofende a los cubanos al calificarnos de vivir en la “indigencia”.

¿Cómo puede utilizar su periódico a la guía de teléfonos de La Habana de 1958 para medir el desarrollo de un país y para afirmar, con esa categórica y falsa definición, que en Cuba hoy hay “una desolación absoluta”?

¿Cómo su periódico, sin fuentes, ni estudios, ni presencia en Cuba puede considerar “opacas” a las instituciones cubanas e ignorar el informe de la organización Transparency International, que considera a Cuba el 4to país menos corrupto de América Latina, sólo por detrás de Uruguay, Chile y Costa Rica?

El Presidente John F. Kennedy al evaluar la Cuba de 1958 expresó: “Pienso que no hay un país en el mundo, incluso los países bajo dominio colonial, donde la colonización económica, la humillación y la explotación fueron peores que las que hubo en Cuba, debido a la política de mi país, durante el régimen de Batista.”

Dice su editorial que “sin ningún género de dudas, la economía de la isla ha estado en realidad en una recesión permanente desde el inicio de la revolución”, cuando el ingreso per cápita en Cuba de 1958, un año antes del inicio de la Revolución, era igual al de 1947.

El Departamento de Comercio de los EE.UU. informaba que en 1958 los desempleados temporales en Cuba eran el 35% de la población activa y de esas 650 mil personas, 450 mil lo eran permanentemente.

Ese directorio telefónico debe tener muy evidentes los números de Fulgencio Batista y Zaldívar, que encabezó la lista de corruptos latinoamericanos y claro, esa propia guía telefónica, al ser propietario de 9 centrales azucareros, 2 refinerías, 2 destilerías, un banco, 3 aerolíneas, 1 papelera, 1 contratista, 1 transportista por carretera, 1 productora de gas, 2 moteles, 5 emisoras de radio, 1 televisora, varios periódicos y revistas, 1 fábrica de materiales de la construcción, 1 naviera, 1 centro turístico, varios inmuebles urbanos y rurales, varias colonias, y otros múltiples intereses.

Pero Batista, quien por cierto murió plácidamente en Marbella y cuyos restos descansan aquí en San Isidro, se enriqueció y dibujó esa guía telefónica mientras torturaba y asesinaba a miles de jóvenes cubanos.

¿A qué número telefónico se podía llamar en 1958 para denunciar el asesinato y linchamiento de jóvenes que amanecían ahorcados colgando de árboles cubanos?

Hoy su periódico trata de presentar a este asesino como el promotor de una economía vibrante, cuyo resultado graciosamente usted intenta engañarnos se refleja en una simple guía telefónica que cuando se imprimió no pudo ser consultada por el 25% de la población porque no sabía leer hasta 1961.

Posiblemente a esa guía de teléfonos acudían desesperadamente los padres del 45% de los niños que no iban a la escuela, para intentar encontrar un lugar dónde hallar explicación al horrible espectáculo que provocaba que 10 mil maestros estuvieran desempleados y sus hijos sin instrucción o enseñanza.

Hoy, “en la desolación permanente de Cuba”, hay una guía telefónica con los datos de casi 300 hospitales y cerca de 500 policlínicas, a las que apenas llaman los pacientes, porque pueden acudir libremente sin temor a no disponer de seguro médico o dinero para pagar lo que requieran.

Están disponibles en la nueva guía telefónica cubana, los contactos de más de 52 universidades que creó la Revolución Cubana para cientos de miles de cubanos y extranjeros que se han graduado en ellas.

Los contactos de más de 230 instituciones de ciencia y tecnología, que producen diversas mercancías entre otros medicamentos, 338 de ellos registrados contra el cáncer, 261 biofármacos registrados y otros 900 en ensayos clínicos, unidos a los que ya en uso garantizan los altos índices de salud de nuestro pueblo y que se exportan en volúmenes de valor por varios cientos de millones de euros a docenas de países.

Estos fueron creados por científicos cubanos formados muchos años después de la dichosa guía telefónica que alude.

Escriba, escriba y vuelva a escribir mentiras sobre Cuba, pero estoy seguro que lo que refleja su editorial, no será lo que vieron los más de 150 mil españoles que este año han viajado a Cuba entre ellos más de 2 mil para hacer negocios.

Le aseguro que sus calumnias no podrán detener la voluntad de los cubanos de construir nuestro propio destino, próspero, sostenible y socialista.

Saludos,

Eugenio Martínez Enríquez
Embajador de Cuba en España

Source illustration : Radio Habana Cuba

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