Les sanctions du blocus économique

Les sanctions du blocus économique
L’événement de la projection du documentaire « Le Blocus » d’Hernando Calvo Ospina, qui a eu lieu à l’ICAP, La Havane, le 13 novembre dernier, a suscité un grand intérêt. Le site de CubaRon l’a interviewé.

Les sanctions du blocus économique

« Toute mesure émanant des EU qui condamne le commerce ou pour lequel des pénalités sont infligées sur des facteurs financiers, gêne beaucoup de gens et en paralyse d’autres. » C’est ce qu’a déclaré Juan González Escalona, Président de Cuba Ron et de Havana Club International, au cours d’une interview concernant le court documentaire : « Blocus, le génocide le plus long de l’histoire »,  du réalisateur et journaliste Hernaldo Calvo Ospina. La présentation de cette vidéo a eu lieu le 13 novembre à l’Institut Cubain d’Amitié avec les Peuples (ICAP), situé dans la capitale.

Ont assisté à la projection du film de 22 minutes : Elio Gámez, premier vice président de l’Institut, Fernando González Llort, héros de la République de Cuba et vice-président de l’ICAP, Graciela Ramírez, correspondante de « Resumen Latinoamericano », des invités du journal cubain Granma International, et l’ambassade du Venezuela, entre autres personnalités. Lors de la rencontre, Gámez a déclaré que l’une des priorités du pays, après la réouverture des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis, était l’importance de la dénonciation du blocus imposé par le gouvernement nord-américain qui, « loin de ce qu’on s’imagine en ce moment, est un fléau toujours actuel ».

Pour sa part, Calvo Ospina, qui est en outre Président de l’Association France-Cuba, est l’auteur du livre la « Rhum Bacardi, CIA, Cuba et Mondialisation ».  Pour ceLes sanctions du blocus économiquette publication, le journaliste a extrait du texte que la marque du rhum originaire de Santiago de Cuba, depuis qu’elle s’est installée hors de l’Île, a été liée aux organisations contre-révolutionnaires et à l’Agence Centrale de Renseignement (pour CIA, sigle en anglais).
Si, avant 1960, Bacardi se glorifiait d’être cubaine, après le triomphe révolutionnaire, selon Calvo, la compagnie a commencé à soutenir une série d’attentats terroristes et des tentatives d’invasion : des histoires peu connues liées à la firme.

« Cuba Ron a motivé la première grande guerre, après la signature de la loi Helms-Burton, et c’est aujourd’hui l’une des plus grandes batailles de Cuba à l’étranger à cause du vol de la marque.  La loi Helms-Burton est pratiquement la loi Bacardi, car elle a été écrite et financée par les avocats de cette compagnie. Si aujourd’hui cette législation est encore plus connue, c’est à cause des procès entre les deux sociétés », a ajouté le réalisateur du court-métrage.

Les préjudices économiques dus au blocus s’élèvent à des milliards. Les importations de tout type de produits dans le pays ne doivent pas contenir 10 % de composantes nord-américains. Pour cette raison, comme l’a affirmé Gonzalez Escalona, président de la principale entreprise de rhum cubain, « beaucoup ont investi ailleurs pour ne pas tomber sous le coup d’ une des clauses du blocus ».

« Bloqueo, le génocide le plus long de l’histoire », parrainé par des organisations de solidarité d’Italie et de France1 ainsi que par le site numérique Cubainformación, a été traduit en anglais, français, italien et turc en raison de l’intérêt que lui portent les pays étrangers. On attend pour bientôt la traduction en allemand, en portugais et en arabe.


Auteur : D. Espinosa
Photos : Károly Emerson

Source : Cubaron.com

Traduction : Hélène Vaucelle pour l’association France-Cuba

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  1. NdE : l’association France-Cuba
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