Message pervers sur le dialogue Cuba-USA

Message pervers sur le dialogue Cuba-USA – Cubainformación avait déjà dénoncé, en novembre dernier, les mensonges de la rédactrice Carmen Muñoz parus dans le quotidien espagnol ABC. La journaliste ayant récidivé le 17 décembre, voici une nouvelle leçon de manipulation présentée par José Manzaneda (coordinateur de Cubainformación).

Message pervers sur le dialogue Cuba-USA

Message pervers sur le dialogue Cuba-USA

Peu de journalistes de la grande presse espagnole surpassent l’arrogance, l’ignorance et la haine contre la Révolution cubaine de la rédactrice Carmen Muñoz du quotidien ABC1. Dans un article récent, intitulé « Le blocus et les droits humains, les obstacles majeurs dans les relations Cuba – États-Unis », est analysé le processus de dialogue, qui a débuté il y a tout juste un an2. Avec une conclusion explicite : « les mesures d’Obama pour assouplir les restrictions n’ont pas eu la réponse appropriée de Castro. »

ABC a ainsi fait un plaidoyer de la diplomatie appelée «quiproquo» – c’est à dire, céder pour obtenir des cessions – que Cuba devrait pratiquer comme le font – nous disent – les États-Unis3. Mais est-ce que seulement ce schéma de négociations s’applique dans des relations internationales équilibrées et symétriques ? Quelles sanctions – quel blocus – impose Cuba aux entreprises ou aux citoyens nord-américains ? Quels territoires occupés – quel « Guantanamo » – détient Cuba aux États-Unis? Avec combien de millions Cuba finance les médias, les partis ou les candidats «dissidents» aux États-Unis pour imposer un ordre constitutionnel socialiste4 ?

La thèse d’ABC est celle de l’extrême droite la plus rance : les États-Unis ne devraient desserrer le blocus économique sur la population de l’Île seulement si le gouvernement cubain change son système de politique intérieur.  » Le plus grand obstacle – nous dit la journaliste Carmen Munoz Castro – est l’insistance de Castro pour que son pays n’abandonne pas (ses) principes et idéaux (…), alors que M. Obama réitère : « nous défendrons toujours les droits de l’homme et les valeurs universelles que nous soutenons partout dans le monde ». » C’est évident : le régime qui a envahi ou attaqué 149 pays, qui détient aujourd’hui la plus grande population carcérale au monde, qui a pratiqué légalement la torture au cours des dernières années5, dont la police tue deux personnes par jour6, et où 125 personnes meurent – également chaque jour – faute de système de santé publique gratuite… a en plus le culot monumental de se présenter à Cuba comme le champion des droits de l’homme. En outre, il dispose d’une armée de journalistes mercenaires dans le monde entier – comme Carmen Munoz – qui répètent ses mensonges et défendent ses barbaries.

Pour ce faire, cette rédactrice cite des «observateurs» ou «analystes», une sorte de juges impartiaux anonymes. Elle nous dit, par exemple, que dans le dialogue il y a une « meilleure volonté du côté étasunien que cubain, (comme) s’y accordent les différents observateurs« . Ou que « différents analystes considèrent le régime (cubain) comme unique responsable de la situation économique et le blocus, une excuse pour l’immobilisme. »

Et quand on connait le nom de ces «analystes», tous sans exception sont des représentants de l’establismenth bipartite étasunien7. Quoique toujours avec une préférence nette : l’extrême droite militariste de Miami. Tel est le cas de Jaime Suchlicki, directeur de l’Institut d’Études cubaines et cubano-américaines de l’Université de Miami, soutenu – comme la « dissidence » cubaine – par des millions de dollars de fonds fédéraux8, et qui défend à outrance le pouvoir militaire des USA dans le monde9.

Tant que les médias espagnols seront encore la propriété des grands capitaux – de banques, de l’immobilier et d’autres secteurs – des journalistes comme Carmen Muñoz continueront à porter à l’opinion publique – sans aucune opposition – un message pervers : que les USA ont le droit d’intervenir dans la politique de Cuba et d’autres pays du monde10. Rien ne changera tant qu’il n’existera pas de lois qui protègent le droit à la communication de ceux qui – précisément pour la dénoncer – continuent de souffrir de la censure de leurs opinions11.

Il y aura-t-il un pouvoir espagnol ayant le courage pour affronter, une fois pour toutes, ce débat ?

Auteur : José Manzaneda, coordinador de Cubainformación, le 31 décembre 2015.
Source : Cubainformación
Traduction : Admin Site France-Cuba

Voir 11 notes

  1. twitter de Carmen Muñoz
  2. Lien : « Le blocus et les droits humains, les obstacles majeurs dans les relations Cuba – États-Unis »
  3. http://www.cubadebate.cu/opinion/2015/05/25/cuba-estados-unidos-despues-del-17d/#.Vnp471LYSaI
  4. http://www.granma.cu/cuba/2015-02-02/el-bloqueo-no-ha-terminado
  5. http://www.cubainformacion.tv/index.php/objetivo-falsimedia/59829-datos-de-eeuu-el-pais-que-ensena-democraciaa-a-cuba-ha-invadido-ya-149-paises-mientras-125-personas-mueren-al-dia-por-no-tener-seguro-medico
  6. http://www.cubainformacion.tv/index.php/doble-rasero/63827-ise-imaginan-que-un-solo-preso-llevara-en-cuba-43-anos-en-aislamiento-como-en-eeuu
  7. http://www.cubainformacion.tv/index.php/lecciones-de-manipulacion/65571-para-destruir-los-logros-de-la-infancia-en-cuba-avalados-por-unicef-que-mejor-que-inventar-el-turismo-sexual-infantila
  8. http://alongthemalecon.blogspot.com.es/2010/12/6-million-man-jaime-suchlicki.html
  9. http://www.cubainformacion.tv/index.php/lecciones-de-manipulacion/65279-falsa-noticia-de-tropas-cubanas-en-siria-isolo-un-nuevo-bulo-para-ganar-audiencia-o-mucho-mas
  10. http://www.yometiroalmonte.es/2014/01/30/infografia-duenos-informacion-espana/
  11. http://www.telam.com.ar/notas/201512/130053-movilizacion-defensa-ley-de-medios-plazas-de-todo-el-pais.html
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