Attribution de visas pour les familles des 5



La Havane, 10 mars (AIN)

       
Miguel D' Escoto, président de l’ Assemblée Générale des  Nations Unies, figure parmi les personnalités de 27 pays qui ont demandé aux USA. d’accorder des visas aux familles des  Cinq.
La lettre a été envoyée simultanément à la secrétaire d’état nord-américaine, Hillary Clinton, à la responsable de la Sécurité Nationale, Janet Napolitano, et au ministre de la Justice, Eric Holder, a révélé ce mardi le Comité International pour la Libération de los antiterroristes cubains.Parmi les signataires de la missive, envoyée le 8 mars dernier, on trpouve également les Prix Nobel de la Paix Rigoberta Menchú et Adolfo Pérez Esquivel, l’écrivain Noam Chomsky et les Mères et Grands-mères de la Plaza de Mayo (Argentine).
        Les demandeurs exigent que soit respecté le droit  d’Adriana Pérez et d’Olga Salanueva de rendre visite à leurs époux Gerardo Hernández et René González, détenus dans des prisons nord-américaines depuis plus de dix ans.Ils font partie du groupe des Cinq, avec Antonio Guerrero, Ramón Labañino et Fernando González, et sont incarcérés depuis le 12 septembre 1998, pour avoir infiltré des  organisations terroristes en Floride afin d’éviter des actions violentes contre leur pays.
     « Nous sommes conscients de ce que ces deux femmes ont sollicité des visas à neuf reprises, et que à chaque fois le Département d’Etat a refusé leur demande en se basant sur des arguments sans aucun fondement juridique qui justifie l’arbitraire d’une telle mesure », souligne le texte du message envoyé.

sources: ACN
 Trad : A.Arroyo

Le Congrés américain déserre très légèrement l’étau du blocus

La chambre des représentants, le 27 février, puis le Sénat, le 10 mars ont accepté, en votant un ensemble de mesures budgétaires , la modification de quelques mesures qui  avaient aménagé ou durci le blocus contre Cuba .

En 2000, les Etats-Unis avaient autorisé la vente de produits alimentaires et médicaux américains que Cuba devait payer à la commande. Désormais, Cuba payera sur facture à la livraison comme n'importe quel client. De plus, il sera accordé des licences de voyage aux vendeurs états-uniens qui pourront ainsi se rendre sur place pour leurs affaires mais en respectant certaines restrictions très strictes.Plusieurs sénateurs démocrates s'étant émus de ce qu'ils ont qualifié de soutien à une dictature, le secrétaire du Trésor a dû leur promettre que le texte serait appliqué d'une façon très stricte, ce qui impliquera très peu de changements.

 
 

En 2004, les citoyens américains ayant de la famille dans l'île avaient été victimes de nouvelles règles limitant leurs voyages à Cuba. Désormais, ils pourront rendre visite à leurs père, mère, enfant, frère, soeur, oncle, tante, cousin (et non leurs seuls parents et enfants) une fois par an (au lieu de une fois tous les trois ans) et aussi longtemps qu'ils le souhaiteront ( au lieu des 14 jours maximum). Ils pourront dépenser jusqu'à 179 dollars par jour contre 50 aujourd'hui.Cet assouplissement des restrictions des voyages des cubano-américains était une des promesses électorales d'Obama.

 Ces règles cesseront d'être en vigueur le 30 septembre prochain sauf si le président Obama décidait de les prorroger.
 
 Les membres du Congrès favorables à la fin du blocus qui sévit depuis 1962 n'ont  pas enlevé le morceau!
 
 Pour l'anecdote, à l'automne dernier, dans le bureau de la police de l'aéroport de Miami, un vieux monsieur cubain venu rendre visite à sa famille résidant aux Etats-Unis racontait qu'il était systématiquement interrogé par la police à chacun de ses voyages parce que les policiers n'arrivaient pas à comprendre qu'un Cubain veuille revenir chez lui! Il était définitivement suspect !

Y trouveront-ils la justice ?

par Wilkie Delgado Correa

Le 30 janvier, les avocats qui représentent les 5 Héros cubains ont présenté à la Cour Suprême de Justice des Etats-Unis une demande pour que leur cas soit examiné par cette même instance du système judiciaire de cette nation. Il est bien connu que cette institution n’accepte approximativement qu’un pour cent des demandes, en fonction des raisons qui motiveraient leur évaluation. Des spécialistes et des experts du monde entier reconnaissent que la cause des cinq héros cubains, René, Ramón, Antonio, Fernando et Gerardo, injustement détenus aux Etats-Unis depuis plus de dix ans, possède les éléments suffisants pour être prise en compte et que, finalement, si la Cour s’en tenait à des principes et à des normes juridiques impartiaux , elle devrait accepter la demande de la Défense ainsi que, en juste conséquence, l’annulation des sentences disproportionnées et la remise en liberté des accusés.

Nous en sommes donc au même point que lorsque Gerardo affirmait devant le tribunal de Miami: «J’ai la certitude que si ce n’est pas [dans cette instance], à un autre niveau du système la raison et la justice prévaudront au-delà des préjugés politiques et des désirs de vengeance…»

Les points fondamentaux sur lesquels les avocats de la Défense se sont judicieusement appuyés pour convaincre la Cour Suprême de traiter cette affaire sont nombreux. Ils ont sollicité que toutes les condamnations en relation avec le refus de la Cour d’Appel d’Atlanta d’accorder un changement de siège, avec la mauvaise conduite du Parquet et avec la sélection incorrecte et discriminatoire des jurés soient révisées par la Cour Suprême.

A cela il faut ajouter qu’une cause qui a obtenu l’appui de la Commission sur les Détentions Arbitraires de la Commission des Droits de l’Homme à l’ONU; une cause dans laquelle les 5 accusés sont des Héros de la République de Cuba pour leur lutte antiterroriste au sein de groupes catalogués comme terroristes par les autorités nord-américaines et même par la premier panel de trois juges; une cause dans laquelle les accusés, de par les valeurs intrinsèques de leurs personnalités, de leurs actes et de leurs idées, ont été proposés et nominés pour le Prix Nobel de la Paix; des accusés qui ont mérité le Prix International Benito Juarez; des accusés qui ont éveillé la solidarité à travers des centaines de comités organisés dans pratiquement tous les pays du monde et qui regroupent des milliers de personnes qui s’activent de façon désintéressée pour leur libération et qui divulguent les éléments du procès et des arguments liés à cette affaire à travers des milliers de pages web spécifiques à ces comités ou dans des revues d’information digitales dans des dizaines de langues; une cause dans laquelle le traitement infligé à ces accusés et à leurs familles a généré, durant ces dix longues années, une violation flagrante des droits de l’Homme et du droit humanitaire; une cause dans laquelle lorsqu’on analyse toutes les composantes des faits, les circonstances, les conditions des détentions, le siège du procès, les sessions, les violations du processus juridique, le rôle joué par le Procureur, par les membres du jury, par la juge, le harcèlement par la presse et la campagne médiatique, les condamnations et leurs considérations, les contradictions dans les rapports de la Cour d’Appel d’Atlanta, etc., tout reflète l’énorme injustice et l’impudence des différents niveaux de justice qui sont intervenus jusqu’à présent, mis à part quelques moments du procès que l’on peut saluer pour leur dignité comme [la décision] du premier panel des trois juges et les avis personnels de deux des juges du deuxième panel. Pour tout cela, et pour beaucoup d’autres raisons, ceci n’est pas qu’une affaire de plus qui arrive sur le seuil de la Cour Suprême. C’est sans l’ombre d’un doute l’affaire la plus transcendante qui aura été débattue [dans ces dernières années], peut-être même dans tout le siècle, si nous prenons en compte les valeurs juridiques pour ce qui a trait aux nobles intentions qui ont motivé les actes des accusés et à la réelle présomption d’innocence en ce qui concerne les délits qui leur sont imputés.

[Cette affaire] se distingue à cause de tous les éléments dans lesquels sont implicites les actions de deux Etats qui, à l’origine de cette affaire, ont impliqué les plus hauts représentants du gouvernement des Etats-Unis et de Cuba et les autorités policières des deux pays. Elle se démarque par le fait que, dans une époque marquée par la lutte contre le terrorisme, les actions des accusés étaient indiscutablement antiterroristes et leur arrestation ainsi que leur détention s’inscrivit, une fois de plus, dans l’objectif de protéger et de stimuler les groupes et les mafias terroristes installés à Miami et dans d’autre lieux des Etats-Unis.

            Enfin, l’appel interjeté a frappé à la porte étroite, à peine un interstice, de la Cour Suprême des Etats-Unis. Y aura-t-il à l’intérieur une justice aveugle et sourde ? Espérons que non. Que cette fois s’ouvrent les portes et que nous y trouvions la véritable justice avec sa balance symbolique, prête à écouter les vérités qui méritent d’être entendues, et à voir objectivement les faits tels qu’ils sont, une justice disposée à agir avec sagesse, honnêteté, noblesse et raison. Si la Cour Suprême des Etats-Unis agissait ainsi, la vérité et la justice, quoique bien tard, resplendiraient.

Nota: la libre reproduction de ce texte est autorisée, et qu’elle arrive, si c’est possible, là où demeure la justice.

(Trad A. Arroyo)

Interview de Thomas Golstein

Interview de Thomas Golstein, avocat chargé de présenter l’affaire des Cinq Cubains devant la Cour suprême des Etats-Unis, par Amy Goodman pour DEMOCRACY NOW¹

 

6 février 2009

 

Thomas Golstein est avocat des Cinq Cubains et associé du cabinet Akin Gump. Co-fondateur d’un des blogs les plus lus concernant la Cour suprême, le SCOTUSblog,  il donne également des cours dans les facultés de droit des universités de Harvard et Stanford. La revue spécialisée National Law Journal le considère comme un des meilleurs avocats de moins de 40 ans des Etats-Unis.

Présentation de l’affaire par AMY GOODMAN: Les avocats des Cinq Cubains ont présenté une demande d’appel devant la Cour suprême des Etats-Unis pour réclamer un nouveau procès. Les Cinq ont été condamné en 2001 en Floride sous l’accusation de conspiration pour commettre des actes d’espionnage dans le sud de la Floride. Les Cinq sont emprisonnés dans des prisons fédérales du pays. Ils affirment qu’ils n’espionnaient pas les Etats-Unis mais qu’ils surveillaient des groupes de cubano-américains d’extrême-droite qui organisent des attentats contre Cuba. Le jugement des Cinq a été le seul procès judiciaire de l’histoire des Etats-Unis condamné par la Commission des droits de l’Homme. Plusieurs Prix Nobel ont également demandé au Procureur général de Etats-Unis la libération des Cinq. Le leader cubain Raul Castro a proposé le mois dernier de libérer des prisonniers cubains en échange de ces cinq hommes.

 

AMY GOODMAN: Pouvez-vous présenter cette affaire, l’appel devant la Cour suprême ? Vous êtes un des principaux avocats à la Cour suprême, devant laquelle vous avez déjà présenté 40 cas.

 

THOMAS GOLDSTEIN: En réalité, il n’y en a pas autant, mais c’est très aimable de votre part de converser avec moi à propos de la Cour. Les juges ont l’autorité de choisir les affaires qu’ils vont entendre, à la différence des tribunaux d’appel ou des tribunaux en général. Ainsi, notre première démarche est de leur demander de décider s’ils vont ou non entendre les arguments de l’affaire. Nous avons dit que l’affaire présente réellement des questions incroyablement importantes concernant la justice, et dans le contexte des relations internationales, en particulier, qu’il est essentiel qu’ils s’intéressent à ce cas. Nous pensons que le fait de croire qu’un procès juste pouvait se tenir dans l’ambiance anticastriste qui règne à Miami était une folie, alors qu’il est question de juger des agents du gouvernement de Castro. Nous sommes également très préoccupés par le problème de la sélection du jury. Nous sommes donc dans la première étape qui est d’obtenir que les juges de la Cour suprême s’intéressent à l’affaire.

 

AMY GOODMAN: Maintenant, expliquez-nous qui sont les Cinq Cubains, Thomas Goldstein.

THOMAS GOLDSTEIN: Vous l’avez très bien expliqué dans l’introduction que vous avez faite de l’affaire. Ce sont cinq personnes qui travaillaient pour le gouvernement de Cuba. C’était des agents non enregistrés, ce qui fut à l’origine de l’affaire contre eux. Mais ces accusations se traitent généralement sur une base, beaucoup, mais alors beaucoup moins grave. Dans ce cas, nous sommes en présence de personnes, dont 3 d’entre eux sont condamnés à des peines de prison à perpétuité, alors qu’ils n'ont commis aucun acte de violence ni tenter de voler des secrets d’Etat nord-américains. Ils étaient chargés de réunir des informations sur des personnes qui s’opposent de façon violente au gouvernement de Fidel Castro. Selon moi, ils ont été jugés dans une atmosphère où les jurés se sont vengés, dans une certaine mesure, influencés par leur colère contre le gouvernement de Fidel Castro et  par leur opinion sur les événements à Cuba.

 

AMY GOODMAN: Pouvez-vous expliquer le thème du siège du procès ?

THOMAS GOLDSTEIN: Certainement. La Constitution des Etats-Unis demande que vous soyez jugé dans le lieu où le crime est ou a été commis, mais il existe une série de lois qui disent que vous ne pouvez être jugé que là où vous pouvez avoir un procès juste. Nous ne pouvons accepter que vous soyez jugé dans une communauté où il existe une immense hostilité envers vous ou une hostilité envers le groupe dont vous êtes un des membres. Vous pouvez imaginer certains procès dans des communautés fortement racistes à une époque où, disons, un accusé noir était accusé d’un crime violent dont la victime était blanche, ce genre de choses… C’est pourquoi, une loi a été promulguée : celle du « procès juste et équitable » (due process of law), qui dit que vous avez le droit d’avoir un procès juste et équitable, et pas seulement un procès. Nous pensons que cette affaire implique réellement ce principe. De fait, la première fois que la Cour d’appel a entendu l’affaire, elle a révoqué les verdicts de culpabilité, en disant, regardez, dans cette atmosphère anticastriste, particulièrement alors quece procès avait lieu en même temps que l’échec retentissant de l’affaire de Elian Gonzalez, [ Enfant cubain rendu par la Cour suprême des Etats-Unis à son père à Cuba ] , les Cinq devaient avoir un nouveau procès juste. Et pourtant la Cour d’Appel réunie en plénière a rejeté ce jugement et a confirmé leurs condamnations. C’est pourquoi nous devons faire appel devant la Cour suprême.

 

AMY GOODMAN: Thomas Goldstein, qu’en est-il des jurés qui ont été supprimés du jury?

THOMAS GOLDSTEIN: Et bien, la Cour d’appel a déclaré que le gouvernement était en droit de refuser les jurés sur la base de leur race, pour autant qu’elle n’utilise pas tous ses droits de veto et qu’elle n’élimine pas tous les jurés appartenant à des minorités. Nous pensons que cela est réellement très préoccupant. La Clause de Protection d’égalité (Equal Protection Clause) de la Constitution dit que personne ne peut éliminer de jurés sur la base de leur race. La Cour suprême a toujours préservé ce principe. Réellement, elle réprouve toute forme de discrimination raciale, y compris dans la sélection du jury. Si bien que nous pensons que, dans cette affaire, la Cour d’appel a donné une sorte d’autorisation pour écarter du jury des personnes sur la base de leur race, ce qui est terrible, même si elle l’a fait de manière assez habile. C’est pourquoi nous lui avons demandé d’analyser également ce thème.

 

AMY GOODMAN: Gerardo Hernandez, un des Cinq Cubains, pouvez-vous nous parler de son accusation pour commettre un assassinat ? Pourquoi dites-vous qu’elle est basée sur une preuve viciée ?

THOMAS GOLDSTEIN: Evidemment. Bien, c’est l’accusation la plus grave présentée contre l’un des Cinq. Les Etats-Unis soutiennent que Gerardo Hernandez, quand il rassemblait des informations sur les vols de Hermanos al Rescate — en fait c’est une organisation très anticastriste, qui vraiment, s’opposait vraiment au gouvernement cubain et qui tentait réellement de réaliser un changement de gouvernement à Cuba, notamment en effectuant des vols qui survolaient le territoire cubain —. En fait Gerardo Hernandez informait Cuba des plans des vols des avions. De toutes façons, les avions étaient visibles sur les radars, et ces informations ne représentaient pas grand-chose. Lorsque Cuba a détruit deux des avions, Gerardo a été accusé de conspiration pour commettre un assassinat, même s’il n’a rien eu à voir avec un quelconque plan pour les détruire, encore moins pour les détruire dans l’espace aérien des Etats-Unis. Vous savez, ceci est inexact, et, il n’existe littéralement aucune preuve de cela. Nous pensons que nous avons là un des meilleurs exemples qui prouve que ce jury, dans cette atmosphère, n’était pas capable d’analyser de façon juste cette affaire. Regardez, il se peut que les Cinq aient été des agents étrangers non enregistrés et on suppose que c’est un acte à ne pas commettre. [Au Etats-Unis], nous avons une manière de traiter ce type d’affaires, mais dans ce cas les accusations étaient beaucoup plus graves. En général, ces affaires se résolvent par la voie diplomatique, et non à travers d’accusations criminelles.

 

AMY GOODMAN: Et le calendrier ? Nous n’avons plus que dix secondes…

THOMAS GOLDSTEIN: Très bien.

 

AMY GOODMAN: Pour quand attendez-vous une décision de la Cour suprême concernant l’appel ?

THOMAS GOLDSTEIN: Ils décideront très certainement au mois de mai s’ils entendent l’affaire ou non. S’ils le font, nous aurons une réponse pour la fin de cette année ou en 2010.

 

AMY GOODMAN: Bien, je veux vous remercier d’avoir été présent parmi nous, Thomas Golstein.

Tiré de: www.antiterroristas.cu

Le cas des Cinq: la justice de nouveau à l’épreuve

(Roberto Pérez Betancourt)

La Cour Suprême des États Unis a maintenant entre ses mains la demande d’examen du cas des cinq cubains antiterroristes injustement jugés et condamnés dans ce pays. C’est le 30 Janvier dernier que les avocats de la défense on présenté la pétition. A la tête de ce groupe se trouvait l’expert Thomas C. Goldstein. Il était accompagné des prestigieux juristes Richard Klugh y Michael Krinsky, qui tous participent depuis longtemps à leur défense.

C’est pour défendre leur Patrie que Gerardo Hernández, René González, Ramón Labañino, Antonio Guerrero y Fernando González, réalisaient la mission d’informer les autorités cubaines des plans d’activités terroristes conçus au sud de la Floride contre Cuba et même contre les États-Unis, et c’est pour cela qu’ils ont été arrêtés et emprisonnés en Septembre 1998.

Le procès a été instruit et s’est déroulé à Miami malgré les preuves apportées par leurs avocats de l’impossibilité d’obtenir l’impartialité dans une ville où régnait un climat évident de chantage politique et économique maintenu par la Maffia l’origine cubaine installée et protégée par le propre gouvernement des États-Unis.

Après une instruction marquée par de nombreuses incorrections, en janvier 2001, le Juge Joan Lenard a émis la sentence la plus draconienne possible, malgré le manque de preuves pour l’appuyer, comme l’ont souligné de nombreux juristes internationaux de renom. Cette opinion était également celle de plusieurs des juges des instances de la cour d’appel et, en 2005, le critère du groupe de travail sur Détentions Arbitraires des Nations Unies.

René a été condamné à 15 ans de prison, Gérardo à deux condamnations à perpétuité plus 18 ans, Fernando à 19 ans de réclusion et Antonio à perpétuité plus 10 ans.

Depuis, plusieurs procédures d’appel ont donné aux défenseurs la possibilité de démontrer que les imputations étaient fausses et n’étaient guidées que par l’intention préméditée de sanctionner, mais sans le souci de se plier à la loi. Ces procédures avaient été présentées dans les formes et les délais légaux mais elles ont conduit à des conclusions contradictoires.

C’est maintenant un autre chapitre qui s’ouvre devant la plus haute instance du système judiciaire nord-américain avec la pétition de cerciorati par laquelle est demandé que soit réexaminé le cas sur la base d’une Loi Juridique du Congrès des États-Unis datée de 1891 qui
concède à la Cour Suprême l’autorité et la faculté d’accepter ou de refuser de réviser certains procès.

Si cette pétition est acceptée, la Cour Suprême instruira une Cour inférieure afin qu’elle certifie et qu’elle élève le dossier qui sera alors examiné par la plus haute instance judiciaire du pays. A l’heure actuelle se font entendre les protestations de centaines de Comités de Solidarité avec Cuba dans plus de 100 pays et l’appel réitéré d’écrivains, d’artistes, d’étudiants, de parlementaires et de congressistes du monde entier et celui de plusieurs chefs de gouvernement. La mobilisation mondiale en faveur de la libération des Cinq est aujourd’hui plus importante que jamais.

Título en español

Caso de Los Cinco: la justicia a nueva prueba

Lettre ouverte au gouvernement canadien

visite d’Obama le 19 février  au Canada, les amis canadiens de Cuba interpellent leur gouvernement.

Premier Ministre Stephen Harper28 janvier 2009

Référence : La visite du 19 février du Président Obama à Ottawa, au Canada et la question des violations des Droits de l’Homme aux Etats-Unis envers les Cinq Cubains et leurs familles.

Monsieur Harper, Dans une entrevue, le 27 janvier 2009, le Dr. Nuris Piñero, un avocat des Cinq Cubains qui sont injustement incarcérés dans des prisons américaines depuis plus de dix ans, a mentionné que les autorités américaines continuent d’imposer des obstacles aux visites des familles de ces Cubains. 

Un autre avocat des Cinq Cubains, l’Américain Leonard Weinglass, a écrit abondamment sur ce sujet. Dans une entrevue, il a souligné que la question des droits des familles à visiter des prisonniers fédéraux a été examinée récemment par la Cour Suprême des Etats-Unis. Dans une décision remarquable, la Cour Suprême a maintenu sans équivoque que si un intérêt est protégé par la Constitution des Etats-Unis, c’est l’intérêt du maintien de la famille.

Et dans ce cas, poursuit Weinglass, ils ont maintenu qu’un agence gouvernementale ne pouvait briser une famille en empêchant le détenu qui est en garde à vue de maintenir une relation avec son épouse et ses enfants. Je crois que la Constitution des Etats-Unis l’emporte sur toutes les autres lois, y compris les lois sur l’immigration. Empêcher le maintien de cette unité constitue une violation claire et fondamentale de la Constitution des Etats-Unis.

En ce qui concerne les règlements du Bureau Fédéral des Prisons, ils exigent que les familles soient autorisées à faire des visites, pour la simple raison que les prisons ont constaté par expérience que quand un détenu est visité régulièrement par sa famille, ce détenu devient un meilleur détenu, moins problématique, moins colérique, moins hostile et meilleur pour l’institution.

Ainsi, la Constitution des Etats-Unis et la réglementation pénitentiaire enchâssent clairement les visites des familles. De plus, le gouvernement des Etats-Unis a reçu une lettre de protestation de la part d’Amnistie Internationale indiquant que le droit international exige qu’un détenu soit autorisé à voir les membres de sa famille. Il conclut, sur cette question, en indiquant qu’il s’agit très clairement d’une exigence du droit international humain. Donc, tant sur le plan international qu’au niveau constitutionnel, ainsi que selon les règlements du Bureau Fédéral des Prisons, les familles devraient être autorisées à faire des visites. 

À la veille de la visite du Président Obama au Canada, je vous exhorte à aborder cette question avec votre homologue américain.

J’aimerais profiter de l’occasion pour vous rappeler que, l’an dernier, cinquante-six députés du parlement canadien ont pris position publiquement, par écrit, en faveur de la libération des Cinq Cubains et du droit de visite des familles.

Arnold August, ÉcrivainConférencier, Montréal

Message de René

Dignes filles et fils de ma patrie:

Cela fait déjà cinquante ans qu’une irrépressible marée  descendit de nos montagnes, point d’orgue d’un processus historique dans lequel, comme jamais auparavant, la force morale  allait se transformer en une irrésistible force physique. Avec l’entrée triomphale de Fidel dans La Havane, précédé par Camilo et le Che, notre petit pays accédait au monde où se matérialiserait le destin tracé par Martí.

Après cinq décades de lutte dure et exemplaire, la vie nous a récompensés par une autre entrée triomphale. Précédée, cette fois,  par une armée de médecins et d’instituteurs, par l’admiration universelle devant notre résistance, par la reconnaissance de peuples et par les échos de sa générosité, notre patrie revient par la grande porte dans le sein d’une Amérique, la nôtre, qui n’est plus la même, car nous y avons planté une semence de dignité que nous avons défendu avec succès, corps et âme, pendant cinquante ans.

Digne récompense du sacrifice. Sacrifice exemplaire sans mendicité ; sans enfants membres de bandes qui nettoient des pare-brises ou qui inhalent de la colle dans nos rues ; sans politiciens menteurs et sans policiers outranciers ; sans des communautés abandonnées, qui rendent de leurs mains une justice désespérée ; sans analphabètes qui mendient du travail rien que pour un plat et un abri ; sans l’humiliation de se voir forcé à la servitude, ou la dégradation de vouloir être le maître pour se réaliser soi-même. Sacrifice de frères et de compagnons, unis dans l’entreprise titanesque d’élever une société plus juste face à tous les défis. 

Aujourd’hui, avec une juste fierté, vous célébrez cela. Nous, malgré le cruel enfermement, nous le célébrons aussi, honorés de partager avec vous la même patrie, satisfaits de nous sentir des révolutionnaires cubains, engagés dans le défi de vous représenter face à ceux qui nous agressent, privilégiés d’avoir été touchés par cette marée qui, il y a un demi-siècle, est descendue des montagnes, de nous être imprégnés de sa force morale, et fiers d’être au moins une minuscule impulsion dans son sein.

Vive le 50ème Anniversaire de la Révolution!

Vive Fidel, Raúl et leur peuple héroïque!

Un abrazo.

René González Sehwerert

message écrit par Tony

La Révolution, c’est defendre des valeurs auxquelles on croit au Prix de n’importe quel sacrifice” nous a dit Fidel.

Depuis 50 ans, notre peuple défend avec héroïsme et unité notre indépendance, notre socialisme et notre internationalisme.

Jamais nous ne nous rendrons, jamais nous ne nous arrêterons dans la construction de notre ouvrage révolutionnaire et juste !

Nous changerons ce qui peut et qui doit être changé dans l’optique d’une société et d’un monde meilleurs, mais nous le ferons toujours avec nos principes, avec notre sueur, avec nos idées et avec nos amis.

Pour tout cela, même dans une prison à l’écart de tout, nous célèbrerons avec joie et un optimisme invincible le cinquantième anniversaire de ce 1er janvier qui nous donna la pleine souveraineté.

Vive notre peuple héroïque!

Vive Cuba libre en Révolution!

Beaucoup de succès dans les difficiles travaux de 2009.

Un fuerte abrazo revolucionario

Antonio Guerrero Rodríguez

Les 5 en appel devant la cour suprême

WASHINGTON, 25 décembre. —

L’appel sur l’affaire des cinq Cubains anti- terroristes, prisonniers politiques aux Etats-Unis, sera présentée devant la Cour suprême avant le 30 janvier, a déclaré un des avocats de la défense.René Gonzalez, Gerardo Hernandez, Antonio Guerrero, Ramon Labañino et Fernando Gonzalez sont emprisonnés depuis le 12 septembre 1998, pour avoir infiltré des organisations contre-révolutionnaires en Floride, afin d’éviter des actes terroristes contre Cuba, rapporte l’agence PL.

Au cours d’une interview accordée au Comité national pour la libération des Cinq des Etats-Unis, l’avocat Richard Klugh, a précisé que l’appel portera sur la révision de toutes les sentences, face au refus du 11e Circuit de la Cour d’appel d’Atlanta d’autoriser le changement de siège du procès, sur la mauvaise conduite du Parquet et le choix incorrect et discriminatoire du jury.Selon Klugh, le sujet de la révision du siège est un des éléments fondamentaux, au regard de la propre législation nord-américaine et quel que soit le système juridique.« Si le juge ou le jury est prédisposé à se laisser influencer par les passions ou les pressions locales, alors la sentence sera arbitraire et aucune justice ne sera possible», a-t-il affirmé en référence au procès qui s’est tenu à Miami.

Klugh a ajouté que l’avocat Thomas Goldstein, du cabinet Akin Gump, spécialiste des affaires portées devant la Cour suprême, apportait son concours à la défense.

Exposition sur les 5 au siège diplomatique de Cuba à l´ONU

New York,  (RHC)–. Une exposition sur les 5 antiterroristes cubains injustement en prison aux Etats-Unis est ouverte au public au siège diplomatique de Cuba à l´ONU.

Des membres de la communauté cubaine résidant à New York et de divers groupes de solidarité ont assisté à l´ouverture de cette exposition dénonçant les irrégularités qui ont entaché le procès de Miami contre ces Cubains qui tentaient de déjouer les plans terroristes des organisations contre-révolutionnaires d´origine cubaine et qui se sont vus condamner, sans preuve, pour « conspiration afin de commettre de l´espionnage » contre le gouvernement étasunien.

Parmi les personnalités qui ont assisté à l´ouverture de l´exposition, se trouvait le révérend Lucius Walker, président des Pasteurs pour la Paix, organisation œcuménique étasunienne qui s´oppose fermement au blocus de Cuba par Washington.

A Bruxelles, la femme de Gerardo Hernandez, Adriana Pérez a annoncé qu´elle aura recours une seconde fois au Parlement européen pour exiger la libération de son mari et le respect pour le régime de visites en prison. Adriana n´a jamais revu son mari depuis son arrestation en septembre 1998 car Washington lui refuse systématiquement le visa.

Au cours d´un débat organisé à la Maison de l´Amérique Latine de Bruxelles, la femme de Gerardo Hernandez, condamné à deux prisons à vie pour un délit qu´il n´a jamais commis, a précisé qu´elle se présentera, en compagnie d´autres proches des antiterroristes cubains injustement en prison aux Etats-Unis, devant la session plénière que le Parlement européen tiendra à Strasbourg.

« Nous allons exiger la libération des 5 » a souligné Adriana Pérez qui a insisté sur le droit des proches aux visites en prison.

Source: www.radiohc.cu

La « justice » à l’américaine : des comptes d’apothicaire!

Ceux qui croient que la justice est une affaire de cœur où juges et jurés condamnent ou innocentent en leur âme et conscience sont de doux rêveurs.J’avoue qu’il m’en coûte de leur ôter quelques illusions, mais faire l’autruche peut, à la longue, être dangereux. Avoir le bec dans le sable vous permet peut-être de vous croire en sécurité, mais ne vous rend pas invisible aux yeux du chasseur qui a tout le temps de vous ajuster et de cribler de petit plomb (ou de gros sel!) vos belles plumes et votre arrière-train!La justice est humaine, parce que rendue par des hommes.Ce qui signifie qu’elle est susceptible d’être influencée par des sympathies, des peurs, des conjonctures extérieures, bref, de céder à des émotions. D’où un risque d’erreur. 

La justice humaine est faillible. Nous en sommes conscients. Nous l’admettons, même s’il nous en coûte et si nous devons être vigilants pour qu’elle le soit le moins possible.

Aussi imparfaite que soit la justice des hommes , elle vaut toujours mieux qu’une « justice » qui se résumerait à l’utilisation d’un catalogue de peines et à l’application aveugle d’un barème de sentences.Aux Etats-Unis, il existe une « échelle » appelée « guide de sentences ». C’est sur ce guide que la juge Joan Lenard s’est appuyée en 2001 pour infliger aux Cinq Cubains de Miami des peines ahurissantes qui ne sont qu’une application mathématique de différents points contenus dans ce « manuel ». Sachez d’abord que pour des gens simples comme vous et moi, il est très difficile – voire impossible – de se retrouver dans le labyrinthe du « guide de sentences ». Il comporte des sections à l’intérieur desquelles existent de nombreux niveaux! Et, suivant le délit et ses à-côtés, on peut y ajouter des points, sachant que ce « bonus » équivaut à des peines supplémentaires. Pour être plus claire, je vais vous citer l’exemple de Tony Guerrero. Lors du procès contre les 5, la juge Lenard s’est appuyée sur l’accusation pour espionnage et a opté pour la section 3M2.1, qui correspond au plus élevé des « niveaux d’offense». Qu’est-ce qu’un niveau d’offense ? C’est un chiffre, un numéro qui renvoie à une table de calcul qui établit les années de prison de la sentence. La section 3M2.1 a un niveau 42 selon lequel la sentence va de 360 mois (30 ans) à la perpétuité. A cela, elle a ajouté un « enhoncement » – un ajout – pour « special skill » – connaissances particulières. Pour plus de clarté, cela signifie que si vous avez une formation d’ingénieur en génie civil et que vous aviez un travail sur un aérodrome US, vous étiez plus à même de trouver des informations que si vous étiez chanteur de rock sur la même base. Vu? Donc, pour Tony, dont c’était le cas, nous en sommes à 42 points du niveau de la section plus 2 points « d’enhoncement », soit 44 points. Vous me suivez? Ce total de 44 points correspond à un niveau d’offense en dehors des normes de la table de calcul, ce qui entraîne une condamnation à perpétuité.Et voilà le travail! Les années complémentaires ne sont que broutilles et correspondent à d’autres « niveaux d’offense » moins élevés, comme le fait d’avoir négligé de se présenter au FBI local comme agent cubain. Logique. Cependant, ce niveau 42 n’est applicable que pour ce qui touche au « secret-défense » et donc à la recherche et la transmission de documents concernant la sécurité nationale des Etats-Unis. En reconnaissant officiellement que les Cinq n’avaient jamais eu en leur possession ni transmis des informations classées « top secret », la Cour d’Appel d’Atlanta a modifié le niveau des sentences. Les juges ont donc ordonné à la juge Lenard de « redescendre » au niveau 37 pour les sentences contre Tony et Ramón (tout en gardant les points du  « special skill »), ce qui reviendrait à prononcer une peine inférieure à la perpétuité… Enfin, je crois. Reste à savoir la différence entre 25 ou trente ans de prison et la perpétuité ! Vous avez suivi? Oui? Bravo! Si vous souhaitez d’autres précisions, immergez-vous dans le droit américain (voir Internet). Avec un peu de chance, vous mettrez la main sur une traduction! Je vous laisse: je sens pointer la migraine après cet abus de mathématiques! 

Annie Arroyo

(7 octobre 2008)

5 militants emprisonnés aux USA

Le 12 septembre dernier, le Comité Free The Five organisait une manifestation devant la Maison Blanche pour protester contre la détention des Cinq en ce jour qui marquait le dixième anniversaire de leur arrestation. 

L’objectif de cette manifestation était de remettre à George Bush une pétition réunissant 102000 signatures provenant de 78 pays et demandant, outre la libération des Cinq, l’octroi de visas pour Adriana Pérez et Olga Salanueva et l’extradition de Posada Carriles.

 La manifestation avait débuté face à la Maison Blanche par une conférence de presse à laquelle participaient de nombreux médias parmi lesquels CNN, Al Jazeera TV en langue anglaise, Associated Press television, la TV espagnole EFE TV, Univision TV et Russian TV.

Plusieurs personnes ont pris la parole, dont Wayne Smith, ex chef de la SINA (Section des Intérêts Nord-Américains) à La Havane entre 1979 y 1982, qui a souligné que les cinq cubains "ont infiltré en Floride des groupes terroristes qui durant des années ont attaqué Cuba". Citons encore Brian Becker, de la coalition A.N.S.W.E.R (Act Now to Stop War and End Racism) qui s’oppose à la politique du gouvernement de Bush, Banbose Shango, coordinateur de la Solidarité Vénézuélienne sur le Net, la juge Claudia Morcom de l’IADL (International Association of Democratic Lawyers) et Gloria La Riva, coordinatrice de Free The Five pour les Etats-Unis.           

Après la conférence de presse, cinq personnes représentant chacune l’un des Cinq ont pénétré dans la zone de la Maison Blanche interdite à toute concentration et à toute manifestation, suivies de loin par une douzaine de sympathisants. Cette action constitue un délit de désobéissance civique, et les cinq manifestants ont été arrêtés par la police et dûment menottés avant d’être transférés au commissariat.

Les cinq personnes arrêtées sont Gloria La Riva (Free The Five), Brian Becker (Coordinateur National de A.N.S.W.E.R), Elizabeth Lowengard, (responsable de A.N.S.W.E.R. pour Washington-DC), Keith Pavlik, (Free the Cuban Five), et Chuck Kaufman (Coordinateur Intérimaire de « Venezuela Solidarity Network »).

J’ignore si ces personnes ont été relâchées – ce que j’espère ! Pour l’instant, les différents mails que j’ai adressés à Gloria La Riva sont restés sans réponse…Annie Arroyo (18 septembre 2008