Projet contre le blocus à l’ONU

NATIONS-UNIES, le 24 octobre.- Un projet de résolution contre le blocus économique imposé par les Etats-Unis à Cuba circule aujourd’hui parmi les représentants des 192 pays membres de l’ONU, dans le cadre de la préparation d’un nouvelle action de rejet mondial de cette mesure.Le document Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis d’Amérique à Cuba, se base sur un rapport annuel du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moo, qui reprend les positions de 120 pays et institutions s’étant prononcés contre cette mesure, un chiffre record si on le compare au 98 pays s’étant exprimés de la sorte en 1998.En novembre dernier, le vote réalisé à l’issu des débats sur ce thème avait donné 183 voix, représentant autant de pays, en faveur du projet de résolution cubaine. Les Etats-Unis se sont retrouvés très minoritaires avec leur vote négatif, accompagnés seulement d’Israël, des Iles Marshall et Palau, alors que la Micronésie a préféré s’abstenir. Des sources diplomatiques cubaines espèrent que la résolution recevra à cette occasion, et pour la 16e année consécutive un appui d’une même ampleur et n’écarte pas qu’elle pourrait enregistrer un nouveau record de votes en sa faveur. (PL)

APPEL À LA REFLEXION

Cuba a appelé ce mercredi à « une réflexion consciente et profonde » sur la situation des pays sous-développés à cause de l’ordre économique mondial actuel, et a critiqué les dépenses militaires croissantes des pays riches.

« Avec 10% du montant des dépenses militaires, on pourrait atteindre les Objectifs du millénaire », a déclaré l’ambassadeur cubain Rodrigo Malmierca devant l’Assemblée générale.

 Tomas A. Granados pour Granma International

Pour la libération des 5 antiterroristes Cubains

Le 16 octobre 2007, jour anniversaire d'Antonio Guerrero, un des cinq cubains antiterroristes prisonniers aux Etats-Unis, France Cuba s'est rendu à l'ambassade des Etats-Unis à Paris pour remettre un courrier contenant 1920 signatures exigeant la libération des Cinq, à l'attention de Georges Bush.

Monsieur GEORGES BUSH

Président des Etats-Unis d’Amérique

 Sous couvert de Monsieur Craig Roberts Stapleton

Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique En France  

Paris, le 16 octobre 2007  

Monsieur le Président,  Aujourd’hui,

mardi 16 octobre 2007, Antonio Guerrero, un des cinq cubains prisonniers aux Etats-Unis depuis le 12 septembre 1998 et condamné à 1 peine à perpétuité plus 10 ans, devrait célébrer ses 49 ans à Cuba auprès de sa famille.  En hommage à cet homme, le jour de son anniversaire, et à ses cinq camarades qui attendent depuis plus de neuf ans que la justice des Etats-Unis reconnaisse leur innocence, nous joignons nos voix à l’ensemble des comités de solidarité qui ne cesse de croître dans le monde pour exiger leur libération. La communauté internationale, le Groupe de travail des Nations Unies pour les détentions arbitraires, Amnesty International,  se sont émus des conditions injustes dans lesquelles s’est déroulé leur procès, des peines exorbitantes auxquelles ils ont été condamnés, des refus systématiques de visa à Adriana Pérez et Olga Salanueva qui, à ce jour, n’ont toujours pas pu rendre visite à leur époux.  Les Cinq cubains ne menaient-ils pas le même combat que vous prétendez mener ? Ils étaient sur le sol nord-américain pour surveiller et dénoncer les terroristes qui commettent, en toute impunité et depuis tant d’années, des attentats contre Cuba mais aussi dans d’autres pays.  Poursuivre les terroristes où qu’ils soient pour que les peuples puissent vivre en paix n’est-il pas un des buts que vous vous êtes fixé ? Et dans ce cas, pourquoi avoir libéré Luis Posada Carriles, le « poseur de bombes », connu pour ses exactions dans toute l’Amérique latine, en attente de jugement au Venezuela pour l’attentat d’un avion cubain en 1976 qui a fait 73 victimes  aux Barbabes et qui a lui-même reconnu  en être l’instigateur. Pour que l’humanité puisse vivre en paix dans le respect de l’indépendance et de la souveraineté de chaque pays, nous réclamons la même justice pour tous, le même respect du Droit international pour tous.  Nous espérons que vous entendrez le message de ces 1920 personnes et celui de milliers d’autres qui, avec la même détermination partout dans le monde, demandent la libération des cinq cubains injustement condamnés aux Etats-Unis.  Association France Cuba

Lettre au Président de la République

L'association a fait parvenir au Président de la République le Rapport de Cuba sur la Résolution 61/11 de l'Assemblée Générale des Nations Unies "Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les Etats-Unis d'Amérique, accompagné d'une lettre demandant la levée immédiate du blocus…

Gennevilliers, 10 octobre 2007  Monsieur le Président, L’association France Cuba  souhaite porter à votre connaissance le Rapport de Cuba du mois de juillet 2007 sur la Résolution 61/11 de l’Assemblée Générale des Nations Unies « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique».  

Ce rapport sera discuté pour la 16ème fois consécutive et cette fois encore, nous en sommes persuadés, la presque totalité des membres votera en faveur de la levée du blocus.  Nous supposons que ce vote, comme les autres, restera sans effets, car les États-Unis  n’ont jamais tenu  compte des décisions de l’ONU ; au contraire, ils se sont acharnés à tenter d’asphyxier l’économie cubaine.  La lecture attentive du Rapport devrait interpeller la communauté internationale sur l’illégalité et la brutalité du blocus imposé à Cuba, à plusieurs titres. Sa durée : bientôt un demi-siècle que les États-Unis poursuivent leur guerre économique contre Cuba dans le but avoué de renverser le gouvernement cubain. Il s’agit en fait d’empêcher tout développement économique et social de Cuba afin de provoquer des désordres civils et de se débarrasser d’un voisin dont les choix politiques ne sont pas conformes aux intérêts nord-américains. Son caractère extraterritorial : les mesures unilatérales prises à l’encontre de Cuba sont en contradiction avec les principes du droit international, la liberté du commerce, le droit de la mer  et de la Charte des Nations Unies puisqu’elles portent atteinte au libre commerce entre les états. Les entreprises françaises sont elles aussi victimes du blocus. Son renforcement systématique  depuis sa déclaration officielle en février 1962 : le 23 octobre 1992, au moment où Cuba se trouvait confrontée à des difficultés économiques graves dues à l’effondrement des pays de l’Est et devait impérativement trouver de nouveaux marchés dans le monde, la loi Torricelli, dite «  loi pour la démocratie cubaine » officialisait le caractère extraterritorial du blocus à travers de nouvelles mesures de restriction économiques, commerciales et financières, notamment l’interdiction pour Cuba de commercer avec les filiales des maisons mères nord-américaines, établies dans des pays tiers.  Le 12 mars 1996, la loi Helms Burton dite « loi pour la liberté et la solidarité démocratique cubaines » systématisait les sanctions contre les entreprises étrangères qui maintiendraient des activités économiques avec Cuba. La communauté internationale est placée face à un chantage économique et politique: Pour poursuivre ses activités économiques avec les Etats-Unis, toute entreprise doit cesser toute relation avec Cuba, où que ce soit dans le monde.Deux rapports en 2004 et en 2006 élaborés par la Commission pour un Cuba libre aux Etats-Unis, appelés « Plan Bush I et II » sont venus intensifier le blocus et la guerre contre Cuba grâce, entre autres, à des millions de dollars pour financer et instrumentaliser les opposants à Miami et à Cuba et organiser la désinformation auprès des medias internationaux.  En octobre 2006, était officialisé un Groupe de travail pour l’application du blocus avec pour charge de traquer les contrevenants au blocus en imposant des amendes exorbitantes, tant aux personnes naturelles qu’aux entreprises dans et hors des Etats-Unis, en congelant des fonds et en rendant de plus en plus difficile toute transaction financière.        Son caractère génocidaire : les mots parfois peuvent paraître excessifs mais comment qualifier une loi qui ne permet pas à Cuba d’acheter aux Etats-Unis ou ailleurs dans le monde le matériel médical, les pièces de rechanges, les médicaments, qui parfois ne sont fabriqués qu’aux Etats-Unis et dont Cuba a besoin, sous prétexte que les entreprises qui les produisent sont ou sont devenues nord-américaines ? Comment qualifier une loi qui impose des restrictions, des limitations aux importations d’aliments ? Comment qualifier une loi qui interdit à tout bateau ayant touché les côtes cubaines d’accoster aux Etats-Unis ? La liste est longue de cet arsenal de lois qui enferment Cuba et ses partenaires dans un carcan économique, commercial et financier sans faille et qui ont des conséquences directes sur les efforts de développement de Cuba. Les 20 pages du Rapport, succession d’agressions et de sanctions économiques qui depuis 48 ans ont coûté  89 milliards de dollars à l’état cubain, en sont le témoignage. Plus grave encore, à une époque où de plus en plus d’entreprises sont rachetées par des entreprises nord-américaines, Cuba perd régulièrement des partenaires commerciaux et doit sans cesse trouver de nouveaux fournisseurs et clients pour contourner, et à quel prix, le blocus nord-américain. La résistance du peuple cubain : ces 47 années d’acharnement des Etats-Unis n’ont pas réussi à entamer la détermination du peuple cubain à poursuivre un projet politique et social différent et à défendre sa souveraineté nationale. Les sacrifices endurés témoignent de la volonté indestructible des cubains de résister à tout chantage, d’où qu’il vienne. L’arrogance des Etats-Unis : le non respect des décisions de l’Assemblée Générale de l’ONU porte atteinte gravement à la crédibilité d’une instance dont un des objectifs est de « développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes ». Jusqu’à ce jour,  l’Assemblée Générale n’a rien fait pour faire respecter ses décisions.Il est de la responsabilité des grandes puissances, notamment de la France, de faire respecter le vote de l’ONU. Dans le cas contraire, c’est le crédit des Institutions internationales qui se trouve remis en question. Depuis 1959, Cuba  s’est appliquée à  construire une société nouvelle basée sur la justice sociale et a réussi à se débarrasser de l’analphabétisme et du racisme et donner la priorité à des droits fondamentaux tels que l’éducation, la santé, la culture, droits non respectés dans de nombreux pays notamment aux Etats-Unis. En matière de coopération internationale, Cuba montre l’exemple.  L' Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) reconnaît régulièrement l'excellent travail réalisé par Cuba dans l'application des objectifs fixés lors du Sommet mondial sur l'Alimentation ainsi que l'importance de la coopération cubaine avec les nations de la Caraïbe. Cuba, à travers l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques, véritable projet d’intégration continentale mis en place avec le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua et l’Equateur participe à un grand mouvement économique et social en Amérique latine qui laisse entrevoir un nouveau positionnement des pays latino-américains dans les relations internationales. De nouvelles formes d’envisager les relations économiques entre états, équitables, respectueuses des cultures et des souverainetés, de nouvelles formes de solidarité sur le plan de l’éducation et de la santé,  sont exemplaires sur un continent qui, au cours de son histoire, n’a cessé d’être la proie des intérêts des pays les plus riches. Notre association soutient et respecte le peuple cubain dans sa lutte pour la souveraineté et l’indépendance et estime que ce blocus du premier pays du monde contre la petite île voisine de 11 millions d’habitants est un crime qui dure depuis trop longtemps. Nous ne doutons pas, Monsieur le Président, que vous tiendrez compte de nos préoccupations et que la France dont les liens d’amitié avec Cuba sont  historiques,  condamnera une nouvelle fois le blocus et interviendra auprès des Etats-Unis pour qu’ils respectent les décisions successives de l’ONU et mettent fin immédiatement au blocus. Veuillez agréer, Monsieur le Président, nos respectueuses salutations.  Gloria GONZALEZ JUSTO Présidente   

 

Liberté pour les Cinq !

Depuis plus de neuf ans cinq Cubains demeurent injustement incarcérés dans les Etats-Unis. Ils ont été condamnés et punis à des peines excessives, lesquelles furent le résultat d’un procès politisé effectué à la ville de Miami. Les Cinq se sont infiltrés dans des groupes terroristes pour découvrir les plans organisés contre Cuba par des Cubains de l’extrême droite depuis la Floride.

Le Groupe de travail sur les détentions arbitraires de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies déclara arbitraire leur arrestation et un panel de trois juges, chargés d’examiner le cas à l’11ème Circuit de la Cour d'Appel à Atlanta, déclara à l’unanimité non valable ce procès et demanda de révoquer les peines prononcées à Miami. Postérieurement la séance plénière de cette Cour révoqua en votation divisée cette décision et le cas continue actuellement en appel.

Les Cinq sont demeurés isolés dans des prisons de sécurité maximale, sous des conditions cruelles d’arrestation en violation de leurs droits de l’homme et des propres lois états-uniennes. Deux d’entre eux ont été privés du droit de recevoir les visites de leurs épouses.

Nous joignons nos voix à toutes celles qui dans le monde réclament la cessation immédiate de cette énorme injustice. Nous ne devons pas renoncer à notre entreprise jusqu’au moment où la vérité s’ouvre un
passage et ces hommes retournent à leur pays et à leurs familles.

signez la pétition du site de solidarité avec les Cinq cubains :

http://www.liberenlos5.cult.cu/index.php?cont=registro&lang=3 

Pour Olga et Adriana

RESEAU POUR LA LIBERATION DES CINQ CONVOCATION INTERNATIONALE 100 FEMMES POUR OLGA ET ADRIANA

TOUT DE SUITE !

Chères amies des Cinq cubains,   

Comme vous savez, le Département d'État des Etats-Unis a refusé les visas, pour la huitième fois consécutive, à Olga et à Adriana pour qu'elles puissent rendre visite à leurs conjoints qui accomplissent de longues peines dans des prisons des USA.    Votre solidarité exprimée à travers vos voix, s'avère importante face à l'exigence de l'octroi de visas à Adriana Pérez O'Connor et Olga Salanueva Arango, épouses réspectives de Gerardo Hernández Nordelo et René González Sehwerert,  Le Réseau International pour la Liberté des Cinq demande à toutes les femmes de réunir cent signatures de femmes dans chaque pays afin  qu'elles soient  remises le vendredi 9 novembre aux Ambassades étasuniennes respectives.  Nous comptons sur  notre force idéologique  pour la réalisation d'un objectif si important.  

 

MartaSperoni/HéctorMaulén /AlineCastro

ALINE CASTRO alinecastro1957[a]gmail.com
Héctor Maulen
hectormaulen[a]libertadaloscinco .org
Marta Speroni  martasperoni[a]yahoo.com.ar

 RED INTERNACIONAL POR LA LIBERTAD DE LOS CINCO  

12 septembre : 9 ans d’attente !

Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero, Fernando González,
René González sont incarcérés aux Etats-Unis depuis le 12 septembre 1998 !


 

Leur crime ?

Avoir infiltré la mafia des exilés cubains de Miami, qui ont à leur actif
plus de 3400 morts, l’incapacité totale ou partielle de plus de 2000 personnes et des
millions de dollars de dommages infligés à l’économie de leur pays d’origine !
Alors que de véritables terroristes comme Posada Carriles ou Orlando Bosh coulent
des jours tranquilles sous la protection des USA, ces 5 hommes subissent des
condamnations extravagantes qui vont jusqu’à une double perpétuité PLUS quinze
ans de prison !

Où est la Justice ?
Le 21 août dernier s’est tenue une 3° audience en appel à Atlanta. Trois juges doivent
maintenant décider du sort de ces cinq hommes dont le seul tort est d’être
Cubains…
Nous demandons aux USA de se souvenir que la grandeur d’un
pays se mesure avant tout à sa justice et à sa générosité.

Electrifier San Jose

SOUSCRIPTION NATIONALE ELECTRIFICATION SOLAIRE PHOTOVOLTAIQUE DE LA COMMUNAUTE RURALE DE SAN JOSE DANS LE MASSIF MONTAGNEUX DE L’ESCAMBRAY PROVINCE DE CIENFUEGOS  

Dans le cadre du programme de développement humain (PDHL) dans La province de Cienfuegos les nations unies ont sollicité l’Association Cuba Coopération, qui créé le Réseau des Amis de Cienfuegos 

L’association France Cuba participe à ce grand projet en devenant partenaire

 

 

Où ?

Au sud-ouest de la province, en plein coeur de la chaîne montagneuse de l’Escambray, dépendant de la ville de CUMANAYAGUA, la Communauté de SAN JOSE compte 131 habitants dispersés dans 30 maisons. 

Pourquoi ?

Le projet vient compléter l’action de la campagne nationale entamée en 2006, “ Année de la Révolution énergétique ”, pour résoudre les problèmes d’alimentation électrique dans l’île.A ce jour, SAN JOSE est alimentée en électricité grâce à un vieux groupe électrogène Diesel datant de 40 ans (par conséquent très polluant) ne permettant, faute de carburant suffisant, qu’un service de 2 à 3 heures par jour. Cette situation est en grande partie responsable de l’exode rural, de l’appauvrissement des terres caféières de cette région et donc de son économie locale.L’installation il y a quelques années d’un système autonome photovoltaïque sur le cabinet médical de la communauté, a considérablement amélioré la qualité de vie de la population et a fait naître l’exigence d’une extension de ce système fiable et moins coûteux à long terme, sur l’ensemble des bâtiments éparpillés pour y créer les meilleures conditions de vie, de travail, d’étude, d’accès aux loisirs et à la culture … 

En quoi consiste le projet ?

A améliorer les conditions de vie de la communauté en offrant une couverture électrique stable et durable grâce à : àl’installation de 30 panneaux solaires photovoltaïques autonomes sur chaque habitation et sur les bâtiments collectifs, à les réfections électriques intérieures et la fourniture de nouveaux appareillages électriques (TV, vidéo enseignement, ordinateurs, réfrigérateurs … ) et de systèmes radios, à la formation des habitants sur la maintenance, la protection des panneaux et sur la protection de l’environnement Les bénéficiaires du projet : 

Les 131 habitants, répartis dans 30 maisons éparpillées dans la montagne.

Les 23 enfants scolarisés qui bénéficieront des mêmes moyens d’études que leurs voisins de la ville.

Les 3 personnes handicapées qui bénéficieront d’une meilleure qualité d’attention et de soins.

La vie socio-économique de la région qui stabilisera sur leurs terres, des populations créatrices de richesses.

L’écosystème, mieux protégé par l’utilisation de nouvelles énergies respectueuses de l’environnement. Le projet, les Objectifs du Millénaire et les priorités de la Province.

Le projet vise à :

* L’amélioration de la qualité de vie et des services rendus à la population,

* La protection de l’environnement par l’utilisation de nouvelles sources d’énergie,

* Assurer la stabilisation et l’autonomie de populations isolées en réduisant l’exode rural.

Quel coût ?

D'un montant global de 100.000€, les autorités cubaines le financent à hauteur de 50%. Le financement étranger recherché s'élève à 50.000€.

Comment participer ?

Vous pouvez participer en nous renvoyant la somme que vous souhaitez verser pour ce projet.

Retournez votre paiement : Association France Cuba – 71 rue Henri Barbusse – 92230 Gennevilliers

Des juristes expliquent la démarche du recours en appel en faveur des 5

Le programme " La table ronde " que la radio et la télévision cubaine ainsi que le service espagnol de Radio Havane Cuba diffusent en direct a invité ce lundi un groupe d'experts qui ont expliqué les démarches qui ont lieu dans le cadre du recours en appel présenté dans l'affaire des 5.

Ils ont fait référence en particulier à la séance orale qui a eu lieu le 20 août devant trois magistrats de la Cour d'appel d'Atlanta. Ces trois magistrats ont entendu de nouveaux arguments de la défense contre les fausses imputations du ministère public.

En présence de 73 juristes du monde entier dont la réputation n'est pas à faire, les avocats de la défense ont une fois de plus démontré les intentions politiques de l'administration Bush de condamner ces 5 Cubains, même faute de preuves.

Maître Richard Klugh, avocat de Fernando Gonzalez, a expliqué par téléphone que la défense a répondu à bon nombre de questions des juges notamment au sujet de l'insuffisance de preuves présentées par le ministère public et des restrictions auxquelles les avocats de la défense ont dû faire face avant et pendant le procès.

De son côté, maître Léonard Weinglass, avocat bien connu aux Etats-Unis qui s'est joint à l'équipe de la défense des 5, a déclaré par téléphone au cours de ce programme que la séance orale s'est très bien passé parce que le tribunal a reçu d'une façon adéquate les arguments de la défense et parce que les réponses du gouvernement étasunien ont été faibles et sans importance.

Il a signalé que la défense s'est centrée sur trois sujets : la charge de conspiration afin de commettre un assassinat qui a été imputée à Gerardo Hernandez, la charge de conspiration afin d'espionner imputées à Gerardo, Antonio et Ramon qui ont dû être écartées et la démarche du procureur qui s'est de toute évidence très mal conduit.

Maître Nury Piñeiro qui fait partie de l'équipe de la défense, a rappelé que trois magistrats de la Cour d'Atlanta avaient décidé qu'un nouveau procès devait avoir lieu ailleurs qu'à Miami à cause des sentiments hostiles à Cuba qui règnent dans cette ville du Sud de la Floride.

Elle a également expliqué que cette décision a été révoquée d'une façon inusitée par la totalité des magistrats qui ont demandé à la défense de présenter de nouveaux arguments sur 9 sujets qui n'avaient pas été développés suffisamment.

Maître Piñeiro a souligné que la défense a démontré l'intention du ministère public de déformer la réalité et d'influencer sur les membres du jury sans fournir des preuves.

Maître Fabio Marcelli, sous-secrétaire général de l'Union Internationale des Avocats Démocratiques qui a son siège à Rome, a signalé pour sa part qu'il n'y a pas de fondement pour imputer à Gerardo Hernandez un chef d'accusation comme conspiration afin de commettre un assassinat.

Gerardo Hernandez a été accusé d'être impliqué dans l'affaire des avionettes des " Frères à la rescousse " que la DCA cubaine a abattues dans l'espace aérien cubain en février 1996.

Maître Fabio Marcelli a qualifié cette affaire d'extrêmement politique.
/ Tiré de Radio Habana Cuba

Interview de Leonard Weinglass

L’avocat nord-américain Leonard Weinglass est le défenseur d’Antonio Guerrero, l’un des cinq Cubains incarcérés aux USA depuis le 12 septembre 1998 et condamnés  à des peines de prison aussi injustes que démesurées.

Antonio Guerrero, Gerardo Hernández, Fernando González, Ramón Labañino et René González  sont ceux que l’on appelle à travers le monde entier les Cinq de Miami. L’homme a derrière lui une longue histoire en tant que défenseur d’activistes politiques [comme Angela Davis, ndlr], et ce depuis 1960.Le 5 août dernier, à quinze jours de l’audience d’appel d’Atlanta, Leonard Weinglass a donné une longue interview à Gloria La Riva, une des responsables du Comité International pour la Libération des Cinq, conversation dont voici l’essentiel.   Dans cette interview, il fait le point sur cette affaire, soulignant que c’est le premier cas dans l’histoire juridique des Etats-Unis qui sera présenté en appel pour la troisième fois, ce qui est dû, à son avis, à l’intense attention que suscite cette affaire, tant au niveau national qu’international. La défense présentera ses arguments à un panel de deux juges du 11° Circuit d’Atlanta – un troisième sera peut-être désigné au dernier moment – et qui sont les mêmes que ceux qui le 9 août 2005 avaient cassé le jugement du tribunal de Miami Dale. Weinglass rappelle que cette décision déclarant que Miami ne pouvait en aucun cas être le siège d’un procès équitable pour les cinq Cubains, avait été annulée par la Cour Plénière d’Atlanta un an plus tard, jour pour jour, à la demande même du Procureur des Etats-Unis. « Ce qui fait, précise l’avocat, que ce thème du choix du siège du procès, nous ne pourrons le présenter à nouveau […]. Dans une étape postérieure, nous pourrons éventuellement faire appel à la Cour Suprême des Etats-Unis si nous n’obtenons pas gain de cause devant ce panel de juges, […] car cela touche tout individu jugé aux USA. » Et de signaler que les règles étaient faites auparavant pour protéger les accusés et empêcher qu’ils soient jugés au sein d’une communauté hostile, règles qui furent mises à mal par la décision prise le 9 août 2006 par les juges du 11° Circuit de la Cour d’Appel d’Atlanta.Ce point écarté, il reste les 26 autres qui forment le fond de l’appel. Soit un chiffre record de 20000 pages de preuves et 119 volumes de transcriptions du premier procès! Trente minutes en tout et pour tout sont accordées à l’ensemble des avocats des Cinq. Les avocats se sont donc mis d’accord pour présenter seulement 9 points de l’appel. Même ainsi, cela ne ferait que trois minutes pour chaque point… Toute l’équipe de défenseurs a donc décidé de se concentrer lors de l’audience sur les trois aspects qui, “ nous le pensons, peuvent nous amener à renverser les accusations principales, et poser les bases de la libération des Cinq ». Bien entendu, tous les points sont traités en détail dans les rapports écrits, bien qu’il ait fallu respecter la limitation du nombre de mots. « Mais nous avons utilisé tout l’espace qui nous était attribué pour argumenter sur les neuf points. »Ces trois points essentiels concernent la  conspiration en vue de commettre un assassinat qui vise Gerardo Hernández, des  irrégularités dans la tenue des débats de la part du Procureur Général lors du premier procès et la lourdeur des sentences prononcées.Le premier point revient sur la mort de quatre exilés cubains appartenant à l’organisation d’extrême droite Hermanos al Rescate (Brothers To The Rescue) qui en 1966 ont été abattus à bord de deux avions légers par la chasse cubaine alors qu’ils survolaient l’espace aérien de Cuba. Gerardo fut accusé d’être le responsable de leur mort et condamné pour cela à une peine de perpétuité. « C’est, selon Weinglass, la première fois qu’un individu est tenu pour responsable dans une action de défense aérienne réalisée par un gouvernement. ». Il affirme que cette accusation est non valable – car Cuba, en tant qu’état souverain, « avait le droit de défendre son territoire» et non prouvée. La seule « preuve » de l’accusation est que Gerardo avait reçu de Cuba un message disant que lui et ses camarades ne devraient pas monter dans un de ces avions ce jour-là. Il ne savait rien de ce qui allait se passer. « Ce sont là des preuves insuffisantes du point de vue légal. » C’est un argument solide pour la Défense, ce d’autant plus que le gouvernement américain a lui-même reconnu la fragilité de ces preuves, fragilité qui a été confirmée par le premier panel des 3 juges d’Atlanta lors de l’audience du 20 Mars 2004. Le deuxième point concerne « l’attitude condamnable du Procureur Général des Etats-Unis » (John Kastrenakes) qui d’après l’avocat est sorti du cadre légal en affirmant dans sa plaidoirie finale des faits non prouvés. Il a assuré par exemple que les Cinq n’étaient pas venus à Miami pour infiltrer des groupes terroristes anticubains « mais dans l’objectif de détruire les USA. » et cela à trois reprises. Or il n’en avait pas le droit, aucune preuve ne pouvant soutenir une telle accusation. « Les Cinq n’avaient pas d’armes, ils n’avaient pas d’explosifs, ils n’ont pas commis d’actes de sabotages  ou d’incendies, ils n’ont menacé personne, mais malgré tout, le procureur  a soutenu cette accusation. » D’après Weinglass, les deux accusations (assassinat et terrorisme contre les USA) doivent être écartées et un nouveau tribunal doit être constitué. 

Le troisième argument concerne les condamnations à perpétuité pour espionnage (Gerardo, Antonio, Ramón), condamnations prononcées alors qu’aucun document secret n’a été transmis par les accusés! « La sentence est oppressive, irrationnelle et au-delà des limites fixées par la loi ! » N’oublions pas que depuis 1994 la possibilité de libération conditionnelle a été abolie aux USA! Avant cette date, les condamnés pouvaient bénéficier d’une libération conditionnelle ou anticipée après avoir purgé 32 ou 34 ans de leur peine. Pour les Cinq, arrêtés en 1998, aucune remise de peine n’est possible. « Historiquement, les cas d’espionnage les plus notables sont des cas qui ont mis en cause des individus qui ont passé des informations à un pays étranger, des centaines, parfois des milliers de secrets d’état. Pour ces faits, ces gens – dont les plus connus sont Robert Hansen, du FBI, Aldrich Ames de la CIA, Robert Walker de la Marine de Guerre- ont reçu une condamnation à perpétuité. […] C’est une sentence qui, de toute évidence, était réservée aux patriotes cubains qui ont pris la responsabilité de révéler et de tenter de prévenir le terrorisme qui émane des Etats-Unis et qui est dirigé contre Cuba ».

 

 Pour Leonard Weinglass, le fait d’être entendue sur ces trois points constituerait pour la Défense un pas important vers le retour des 5 à Cuba.  Outre ces trois points, six autres arguments seront présentés au panel des deux juges; l’un d’entre eux concerne la « justification ». La loi américaine permet à un accusé de reconnaître les faits et d’argumenter ensuite que le délit est justifié par la nécessité d’éviter un dommage plus important. Cette utilisation de la « défense par nécessité » a déjà été utilisée avec succès par Leonard Weinglass lui-même notamment dans l’affaire Amy Carter. Celle-ci avait été arrêtée avec 16 autres étudiants pour avoir occupé un bâtiment de l’université du Massachusetts afin de protester contre la présence d’agents de la CIA venus recruter sur le campus. La défense reconnut le délit, en le justifiant par la doctrine de la nécessité, vu que la CIA était alors impliquée dans une guerre illégale au Nicaragua. Le tribunal admit l’argument et relaxa l’ensemble des prévenus. Or, dans le procès contre les 5, ce point fut écarté des débats par la juge Joan Lenard, ce qui fit que les jurés ne furent pas appelés à délibérer sur ce point. « C’était une erreur. » Pour preuve, les révélations concernant Posada Carriles, Orlando Bosh et autres, à propos desquels le gouvernement a reconnu officiellement qu’ils étaient mêlés à des actions terroristes! La défense veut démontrer que les cinq sont venus aux USA pour éviter « davantage de violence, d’actes sanglants et de dommages à autrui ». Lors du procès, la Défense a  présenté à la Cour et au jury 35 preuves démontrant la longue histoire de la violence dirigée contre Cuba depuis le sud de la Floride et des témoignages de personnes impliquées dans ces actions. Quant aux 3 juges du premier appel,  ils se sont clairement référés à Posada Carriles en tant que terroriste dans les 93 pages des attendus de la décision par laquelle ils cassaient le premier jugement. « Dans aucune autre affaire, à ma connaissance, conclut Weinglass, l’argument selon lequel les activités des Cinq étaient justifiées et nécessaires pour sauver des vies n’a été aussi fort. »« Si nous perdons ce nouvel appel, confie l’avocat, nous pourrons présenter encore un nouvel appel sur Habeas Corpus en y ajoutant les nouvelles informations qui sont parvenues après la fin du procès. »Pour conclure, Leonard Weinglass rappelle que souvent le fait que des arguments soient entendus ou non, que des Appels soient pris au sérieux ou non, dépend de l’intensité de l’appui reçu et de l’ampleur de l’intérêt que suscite une affaire. «C’est grâce à tous ceux qui ont travaillé avec diligence pour porter le cas des Cinq à l’attention du public, que nous pouvons, nous, avoir cette opportunité de nous présenter à une troisième audience. Nous ne pouvons nous reposer jusqu’à ce que Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Ramón Labañino, René González et Fernando González soient de retour dans leurs foyers à Cuba avec leurs familles. » Annie Arroyo (Kubako Etxea de Bayonne)

Lettre de Tony Guerrero

Chers camarades de l’Association France-Cuba 

Les juges de la Cour d’Appel d’Atlanta, qui ont en main les points en suspens de notre appel, ont fixé une audience orale pour le 20 août. Je dois dire que nous sommes, malgré les longueurs du processus et en plus nous sommes optimistes. Nos excellents avocats se préparent à cette nouvelle bataille, dans laquelle ils brandiront une fois de plus la raison et la vérité qui sont indiscutablement de notre côté.

Il est important, en même temps, de renforcer la campagne solidaire et que cette raison et cette vérité arrivent partout et particulièrement au peuple étatsunien.Nous lisons de très nombreuses informations à propos de l’effort colossal que font nos amis pour vaincre la monstrueuse injustice qui nous maintient en prison. Chaque jour, de nombreuses lettres continuent à nous arriver des quatre coins du monde.Unis comme des frères, rien ne pourra nous vaincre!Chaque ami est présent dans nos cœurs, dans notre force et dans notre confiance en la justice.Continuons à multiplier sur nos fronts des étoiles, capables de créer un monde meilleur.Une forte accolade des 5. Du succès dans vos travaux. Nous vaincrons !Antonio Guerrero R.

message des 5 au forum social d’atlanta

Chers participants et organisateurs du Forum Social d’Atlanta,

 

Recevez notre chaleureux salut, de nous les Cinq Cubains qui accomplissons de longues et injustes peines dans des prisons des USA pour avoir défendu notre pays contre le terrorisme.

Beaucoup d’entre vous sont venus à Atlanta des quatre coins de ce pays et d’autres  pays du monde pour partager vos expériences dans la recherche d’un monde plus juste.

De cinq prisons des Etats-Unis nous avons suivi les justes luttes dans lesquelles chacun de vous est engagé, de la lutte pour les droits des immigrants, pour l’égalité des femmes, pour un environnement meilleur pour tous, contre le racisme et la discrimination, jusqu’à la lutte pour mettre fin à la guerre et à l’occupation en Irak et ailleurs. Les efforts que vous faites ont toute notre admiration.

Depuis 1998 nous sommes les otages de la politique ratée des Etats-Unis envers Cuba. Quand ils nous ont arrêtés, ils n’ont trouvé dans nos appartements ni explosifs ni bombes, nous n’avons jamais fait de mal à personne, cependant nous avons été condamnés collectivement à quatre perpétuités plus 75 ans. Cuba, comme n’importe quel pays du monde, a le droit de se défendre contre le terrorisme. Et c’est exactement que nous faisions. Nous contrôlions des organisations terroristes à Miami pour prévenir de nouvelles actions violentes contre notre patrie; actions qui depuis 1959 ont causé la mort de presque 3500 cubains et en ont rendu invalides beaucoup plus.

 Tandis que le monde a été entraîné dans la mal nommée « guerre contre le terrorisme », le mois dernier un terroriste patenté d’origine cubaine a été laissé en liberté. Un autre terroriste, Orlando Bosch, son camarade de crime, se promène libre dans les rues de Miami. Ces deux dangereux terroristes ont été les instigateurs de l’explosion d’un avion cubain en 1976 dans laquelle 73 personnes innocentes ont péri. Le fait que des crimes comme celui-là soient impunis, est la preuve qu’il nous reste beaucoup à lutter dans le monde où nous vivons.

Chères et chers camaradas, nous vous souhaitons le succès dans le Forum Social d’Atlanta. Votre cause est juste et nous savons qu’avec des gens comme vous, le futur sera fait de paix et de justice.

Un monde meilleur est posible!

Nous vaincrons.

Rene González, Antonio Guerrero, Ramón Labañino, Fernando González,

Gerardo Hernández

27  Juin 2007