Soirée France-Cuba Latino-Docs

Soirée France-Cuba Latino-Docs
Un bilan enthousiaste sur la soirée France-Cuba Latino-Docs a été partagé par les réalisateurs des documentaires, ainsi que par l’animateur des débats. L’événement, organisé par le Comité toulousain de l’association France-Cuba et par l’association France-Amérique-Latine dans le cadre du Festival Latino-Docs, a eu lieu vendredi dernier (20 novembre) à Toulouse.

Soirée France-Cuba Latino-Docs
Les Stands de France-Cuba Comité31 et de la Librairie de la Renaissance

Soirée France-Cuba Latino-Docs

La soirée a débuté à 18h30 et la salle de la Bourse du Travail qui accueillait l’événement s’est emplie d’un public majoritairement jeune. Au comptoir étaient servis mojitos, bières et Choripans. Parmi les stands, celui du Comité 31 France-Cuba présentait, en plus de l’artisanat cubain, les DVD du film Revolucionarios ainsi que les CD du pianiste Franck Fernandez. Le Stand de la librairie de la Renaissance proposait, entre autres livres, celui de notre président de France-Cuba : « Tais-toi et respire !  »

L’ensemble des spectateurs fut attentif aux témoignages des anciens acteurs de la révolution cubaine (« Revolucionarios ») : des femmes et des hommes pris sur le vif nous ont transportés, par leur spontanéité, à l’époque de la révolution cubaine. Leur passion n’a pas pris une ride.

De même, l’intérêt était visible pour les films « Le Blocus » et « Envers et contre tout ». Un peuple subit au quotidien les conséquences d’un blocus toujours d’actualité. Des éducateurs spécialisés racontent comment leur équipe et les enfants qu’ils accompagnent y sont confrontés.

Soirée France-Cuba Latino-Docs
On aperçoit Vincent Delbalat à droite du panneau noir, Maxime Vivas au micro et Hernando Calvo Ospina à sa droite

Si certaines questions posées aux scénaristes s’éloignaient parfois du sujet, on sait toutefois que la portée d’un message original et d’une réalité différente des fantasmagories stigmatisées par les médias mainstream nécessitent d’un temps de réflexion et de recul. En réponse à la question sur « les aspects négatifs de la révolution peu traités dans les documentaires » lors du débat, Maxime Vivas a déclaré que ce sujet étant suffisamment relayé par la majorité des journaux pour ne pas donner place ici aux points positifs. Hernando Calvo Ospina a précisé que le seul défaut qu’il reconnaissait à la révolution cubaine était son côté paternaliste.

Passé 22h30, Madeline Rodriguez allait faire son entrée pour une démonstration de salsa. C’est à ce moment là que le Comité toulousain France-Cuba a interrogé Hernando Calvo Ospina, réalisateur de « Le Blocus » et de « Envers et contre tout » (et président de France-Cuba), Vincent Delbalat, réalisateur de « Revolucionarios », et Maxime Vivas qui est venu animer les débats.

À la question « que pensez-vous de cette soirée Latino-Docs France-Cuba ? », les réponses ont été très positives :

Hernando Calvo Ospina :

Oui, je vois que c’est super parce que, surtout, il y a une quantité de personnes, et c’est extraordinaire quand on vit en France, mais c’est surtout parce qu’il y a une grande quantité de jeunes : la jeunesse est là. Et c’est le plus important pour moi.

 

Vincent Delbalat :

Bonsoir. Cette soirée Latino-Docs France-Cuba a été pour nous une formidable occasion de projeter notre film (Revolucionarios) au public, de confronter un peu ce film qu’on avait fait, aux réactions du public, et de débattre avec eux là-dessus. Donc oui, c’est toujours une bonne chose de pouvoir se retrouver autour d’un film et de pouvoir en parler, de voir les questions qui taraudent un peu les gens et d’essayer d’y répondre le plus intelligemment possible.

Et tu as un projet1, vous êtes en train de préparer…

…actuellement on diffuse Revolucionarios2 depuis presque un an, le DVD est sorti, et maintenant on vient de terminer la suite qui s’appellera « Revolucionarios – Ni un tantico… »3, et qui, après tout l’historique de la Révolution Cubaine, est accès sur des questions d’actualité, des questions qui fâchent, je dirais, ou auxquelles des gens attendent vraiment des réponses, comme sur la liberté d’expression, le parti unique, la « dictature », la religion…tout ce qui est contemporain à Cuba et tout ce qui est dans le questionnement de la plupart des gens sur Cuba. »4

 

Maxime Vivas :

Oui, bonsoir. Je pense que c’est une soirée extraordinaire, il y a beaucoup de monde, beaucoup de jeunes. Je suis désolé d’avoir oublié de dire une chose primordiale : c’est que, depuis que le président Obama a décidé, en surprenant tout le monde, de normaliser ses rapports avec Cuba, l’ensemble des médias français – écoutez-bien ce que je vous dis – l’ensemble des médias français, ont cessé de dire « le dictateur cubain », mais disent : « le président cubain ». Vous remarquerez ça. C’est affreux. C’est terrible. »

 

Soirée France-Cuba Latino-Docs
La jeunesse était au rendez-vous

 

Auteure : Anne pour le comité Toulousain France-Cuba, le lundi 23 novembre 2015.

Voir 4 notes

  1. Vincent nous a transmis le document sur son projet de diffuser à Cuba le film « Revolucionarios ». Un des objectifs est de donner en main propre le DVD aux intervenants qui témoignent dans le documentaire. Pour le contacter afin de soutenir ce projet : voir le PDF
  2. NdE : Vincent a écrit, à propos de Revolucionarios : « L’intelligence et l’honnêteté des témoignages de ce film coupent court à la mauvaise foi et à l’ignorance. Ces révolutionnaires font tomber bien des clichés et des raccourcis sur Cuba et son histoire. »
  3. Ni un tantico signifie approximativement :  « sans concession »; la phrase originale est extraite d’un discours du Che que vous pouvez entendre ici
  4. voir la bande annonce sur le site de l’association Art’Mur Prod : artmurprod.fr
Print Friendly

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *