Un point sur le Venezuela

Un point sur le Venezuela

Un point sur le Venezuela – Le vendredi 15 mars, Nicolàs Maduro, président de la République Bolivarienne, a annoncé le rétablissement complet du service électrique, des transports publics – métro y compris – et de l’eau potable.

Un point sur le Venezuela

Le vendredi 15 mars, Nicolàs Maduro, président de la République Bolivarienne, a annoncé le rétablissement complet du service électrique, des transports publics – métro y compris – et de l’eau potable.
Il va cependant falloir rester vigilants, car le matin même s’est déroulée une nouvelle attaque cybernétique à l’ouest du pays, affectant les états de Zulia, de Tàchira, de Mérida et de Trujillo, mais les services concernés, désormais aptes à réagir devant ce genre d’agression, ont immédiatement reconnecté ces quatre états.

Trois tentatives successives d’attaque

Le président a exposé le déroulement de l’attaque, en 3 tentatives successives :
1- attaque cybernétique du centre de contrôle automatisé de régulation du système de la Centrale hydroélectrique Simon Bolivar et sabotage de trois générateurs de secours, attaque cybernétique contre le centre de distribution situé à Caracas, attaques réalisées par des hackers basés à Houston et Chicago.
2- attaque électromagnétique : utilisation d’appareils mobiles envoyant des ondes en haute fréquence afin de couper les transmissions et arrêter la remise en état des systèmes (deux individus faisant usage de ce type de matériel ont été arrêtés aux abords de la centrale)
3- attaque terroriste : incendie et explosion de sous-stations et de stations électriques. Ce fut le cas de la sous-station Humboldt, qui alimente de vastes zones du sud-est de la capitale, qui a brûlé dans la nuit du 11 au 12 mars dernier pour des raisons inconnues.

Une des conséquences de la crise électrique provoquée par l’attaque cybernétique a été la paralysie des exportations et la distribution de pétrole, suite à l’arrêt du principal terminal pétrolier, baptisé José (12 mars). Or José génère 95% des devises qui entrent dans le pays et 65% de l’énergie consommée provient du système électrique national. Du coup, l’Assemblée Nationale récusée par la Justice a ordonné de suspendre la vente de pétrole à Cuba, alliée du gouvernement bolivarien.

Cuba dans la ligne de mire

Cuba s’est trouvée dans la ligne de mire des agresseurs, avec la Russie et l’Iran, accusée d’une supposée ingérence militaire, selon nombre de journaux occidentaux en Espagne, en Allemagne ou au Canada.

Un tweet de Rosa Maria Paya, dont nous n’avions pas entendu parler depuis un certain temps, annonçait que de jeunes Cubains accomplissant leur service militaire avaient reçu leur feuille de mission pour le Venezuela. Avec à l’appui la photo d’une liste « de recrutement forcé » signée par les intéressés.

Or, en y regardant de plus près, il s’agissait d’une pétition intitulée « Manos fuera de Venezuela » qui avait réuni près de 3 millions de Cubains, et où on trouve des gens de tous âges, jeunes, vieux, hommes, femmes…

Que ces attaques viennent des USA ne fait aucun doute pour le gouvernement vénézuélien qui dispose d’ores et déjà d’éléments probants démontrant l’implication des USA et de l’extrême droite vénézuélienne.

À commencer par le tweet de Marco Rubio, un quart d’heure après l’arrêt de la centrale del Guri, qui annonçait que les réacteurs de secours étaient en panne. Chose que les ingénieurs de la Centrale étaient en train de découvrir.

Ou le mot d’ordre passé le 26 février dernier par Carlos Ocariz, ex maire de la municipalité Sucre, dans l’état de Miranda, aux dirigeants de « Primero Justicia » et « Voluntad Popular », deux formations d’extrême droite :

« Achetez de la nourriture et de l’eau car les jours à venir vont être difficiles. Et même, nous nous allons pleurer, mais c’est le seul moyen ».

Les menaces semblent désormais écartées

Aujourd’hui, la menace semble écartée. Mais le gouvernement vénézuélien reste vigilant, tout en félicitant la population qui a subi héroïquement cette coupure d’électricité de plusieurs jours, avec tous les problèmes que cela a posé, au niveau du quotidien. Des félicitations amplement méritées.

Un dénouement qui ne satisfait pas Washington et son protégé, Guaido. La manifestation à laquelle il avait appelé ses partisans a fait un flop et la justice veut lui demander des comptes. Autre souci : le 11 mars, le chancelier vénézuélien Jorge Arreaza, a convoqué James Story, le représentant diplomatique des USA, pour lui notifier la décision souveraine du Gouvernement Bolivarien de ne pas proroger la présence du personnel diplomatique étasunien au Venezuela.

Pour essayer de donner le change, Mike Pompeo a annoncé que les USA avaient décidé de retirer leur personnel diplomatique du Venezuela. Mais, bon, voilà qui ne trompera personne !

Fin du chapitre. Lundi, les écoliers vénézuéliens vont retrouver le chemin de l’école : les vacances sont finies.

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