37 jours à Cuba sur Radio Mon Païs

37 jours à Cuba sur Radio Mon Païs
37 jours à Cuba sur Radio Mon Païs : deux étudiants racontent leur voyage de 37 jours à Cuba sur Radio Mon Païs lors de l’émission mensuelle du Comité Toulousain France-Cuba, diffusée en septembre de la même année :

37 jours à Cuba sur Radio Mon Païs

À écouter et ré-écouter [1]

Bernard, animateur de l’émission radio, après avoir précisé qu’elle a lieu tous les 3èmes jeudi du mois, propose aux étudiants de se présenter. On apprend qu’Élodie, militante pour la Jeunesse Communiste et le Parti Communiste, suit des études à la Faculté du Mirail (double licence) et a adhéré à l’association France-Cuba pendant le concert contre le Blocus, dans le Jardin Raymond VI du quartier de Saint-Cyprien, le 13 avril. Boris, étudiant en master sur l’Amérique Latine, se déclare avant tout amoureux de l’Amérique Latine avant d’être militant, et explique que c’est Cuba et toute son Histoire qui l’a fait se rapprocher de ce continent.

En 37 jours ils ont fait le tour de l’île, en commençant par la Havane ; ils sont ensuite passés à Viňales, et la Playa Larga (Baie des Cochons), et ont poursuivi en visitant Trinidad, Cienfuegos . Ils sont allés jusqu’à Santiago de Cuba en visitant ses alentours pendant le Festival del Caribe, et sont montés à Baracoa, et Santa Clara. Ils ne se sont pas attardés à Varadero…

Ils confient leurs premières impressions (extraits ) :

Boris : Les premières impressions à la Havane, c’est que déjà, avant de partir, on part forcément à Cuba avec beaucoup de préjugés, avec beaucoup de « on dit » qu’on entend dans les médias occidentaux et dans nos journaux, à la télévision constamment, dans beaucoup de radios aussi, pas celle-là, sinon on ne serait pas là (rires), des préjugés comme : « beaucoup de misère à Cuba, un peuple opprimé, l’armée est beaucoup dans les rues ». On entend un peu tout et n’importe quoi sur cette île et sur son peuple. Et puis, la première impression, c’est que contrairement à ce qu’on voit par rapport à ce qu’on nous a dit, on nous accueille à bras ouverts. On a beaucoup de propositions des gens pour nous inviter chez eux, et du coup, nous, on a commencé le voyage comme ça, chez une amie de l’association France-Cuba, Maria Che qui nous a accueillis et avec son mari Jacinto, nous a programmé un voyage exceptionnel.

Couvent de la Habana Vieja
Couvent de la Habana Vieja

De ce fait, très rapidement, les premiers préjugés qu’on pouvait avoir s’écroulent directement dès le soir de l’arrivée où l’on est accueilli et invité à manger et à boire un coup avec les cubains. Et puis après, sur le reste du voyage, cela s’est confirmé. Quand on nous parle de misère à la Havane – on l’évoquait justement avant de venir avec Élodie – , on a vu plus de mendiants dans les rues de Toulouse et aussi plus de militaires à la sortie du métro de Jean Jaurès que dans toute la Havane durant notre voyage. Et la Havane, c’est magnifique sur plein d’autres points culturels ; le soir aussi, l’ambiance dans les cafés…

Bernard : J’aime bien poser une question aux gens qui découvrent un pays comme ça : est-ce que vous avez vu, Boris ou Élodie, quelque chose que vous ne vous attendiez pas du tout à voir à Cuba, quelque chose qui vous a surpris entre ce que vous aviez en tête et la réalité que vous avez découvert(e). Qu’est-ce qui vous a étonné le plus ?

Élodie : J’avais en tête plein de préjugés, notamment des critiques de Cuba de la part de gens qui me disaient « non, apparemment, c’est faux, il n’y a pas de musique dans les rues, les gens restent cloîtrés chez eux », etc., mais pas du tout. Ce qui m’a vraiment plu à Cuba c’est cette vie qu’il y a dans la rue. Tout le monde est devant sa maison, aide son voisin, et la musique résonne dans toutes les rues. Par rapport à ça, c’était vraiment fantastique. La musique, c’est dans les maisons, dans les voitures, dans les taxis-vélos aussi (rires).

Boris : Moi, ma première impression aussi, c’était de découvrir l’affluence de taxis – pour des raisons économiques… ça, on pourra en reparler -, différents selon le mode de transport : on peut avoir des chevaux comme des coco-taxis, des bicytaxis, des taxis tout court comme des voitures. Et le nombre de taxis qu’il y a dans cette ville, c’est un des premiers abords à la Havane qu’on n’a pas dans le reste de l’île, et qui, au début, impressionne un petit peu. Et puis après avoir beaucoup discuté avec les personnes qui travaillent dans ces taxis, on a compris pourquoi il y en avait autant : les transports en commun, ce n’est pas facile à Cuba. C’est une première explication. Mais il n’y a pas que cela : c’est aussi parce qu’au niveau du salaire certains s’en sortent mieux en faisant taxi. (…)

[1] Audio de l’émission Radio Mon Païs:

 

Note : Cet article fut publié sur le journal du comité France-Cuba Toulouse : El Tiempo, qui va bientôt fêter son 100ème numéro.

Auteur : Anne pour France-Cuba Comité toulousain

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