Crash d’un Boeing à Cuba

Crash d'un Boeing à Cuba

Le vendredi 18 mai, un Boeing 737 d’une compagnie mexicaine affrété par la Cubana de Aviacion, s’est écrasé peu après avoir décollé de La Havane. Des 113 passagers et membres de l’équipage, seules trois personnes ont survécu. France-Cuba s’associe au peuple cubain dans ce moment tragique et présente toutes ses condoléances aux familles des victimes.

À Son Excellence Elio Rodriguez Perdomo,

Ambassadeur de Cuba en France.

Monsieur l’Ambassadeur,

La tragédie qui a frappé Cuba avec l’accident survenu le vendredi 19 mai dernier, a fait plus de 100 morts… C’est un drame qui nous touche profondément, parce que des vies humaines ont brusquement été fauchées, et que chaque vie, parce qu’elle est unique, est irremplaçable, et parce qu’elle touche de plein fouet un peuple frère qui nous est cher.

Monsieur l’Ambassadeur, nous vous prions de recevoir au nom de France-Cuba nos plus sincères condoléances et nous vous prions d’assurer vos compatriotes de notre soutien sans faille dans de si terribles circonstances et de leur transmettre notre « abrazo » fraternel.

21 mai 2018

Association France-Cuba


Le vendredi 18 mai dernier, un Boeing 737 d’une compagnie mexicaine, Global Air Damojh, affrété par la Cubana de Aviacion, s’est écrasé peu après avoir décollé de La Havane. Des 113 passagers et membres de l’équipage, seules trois personnes ont survécu, mais sont dans un état gave pour lequel le pronostic vital est engagé.

France-Cuba s’associe au peuple cubain dans ce moment tragique et présente toutes ses condoléances aux familles des victimes.
Nombreuses sont les réactions de membres de l’association.

Voici celle de G. Godefroy, membre du Comité Directeur, président de France Cuba 84.


Notre association France Cuba, qui se trouve aux premières loges de la solidarité envers le peuple cubain, se trouve dramatiquement frappée par la chute, peu après son décollage à La Havane, d’un Boeing 737 ce vendredi 18 mai.

Nos membres et nos sympathisants savent que nous avons toujours répondu présents lors des cyclones qui dévastent l’île de Cuba, pour assurer des moyens afin de limiter les conséquences sociales et économiques qui en résultent. Nos importantes contributions montrent la volonté des français de prouver leur engagement contre la guerre d’étranglement qui freine Cuba dans son développement. Nos apports ne sont cependant qu’une infime partie de l’effort que consent le gouvernement cubain pour la reconstruction.

Mais nous contribuons souvent plus que ce que les pays, les gouvernements français ou d’autres d’Europe, font dans ces circonstances.
Par rapport au drame qui vient de se produire, nous nous trouvons dans France-Cuba et au delà, durement meurtris, car nous savons ce que font les cubains, en matière de prévention et de sécurisation des populations, lors des cyclones.

Alors que beaucoup de Français n’en entendent pas parler par les médias qui les bombardent sans arrêt des difficultés à vivre des cubains, alors que ces médias du capitalisme attribuent les problèmes du quotidien aux seuls responsables politiques que les cubains ont élu, alors que la France et d’autres pays connaissent des taux records d’abstention, France Cuba agit et déjoue la partialité mensongère de la classe dominante.

Alors que les étasuniens voient arriver les secours que pour les plus aisés, alors que St Barth , Haïti, la Guadeloupe, la Martinique… restent longtemps dans la désolation, Cuba est organisé pour avoir le moins de morts possible, pour assurer la reconstruction le plus vite possible. Combien de Français seraient maintenus dans l’ignorance si France Cuba n’existait pas ?

Aussi, quand un drame comme celui de cet avion qui, en s’écrasant dans une terre en cultures, à proximité de l’aéroport, à environ 200 mètres d’habitations de Boyeros, fait près de cent victimes, tout le pays est en deuil.
Les conséquences du blocus

L’avion, un Boeing 737-200, 39 ans de service, n’appartenait pas à Cubana de Aviacíon : il était affrété avec équipage à la compagnie mexicaine Global Air Damojh, qui possède deux autres vieux Boeing 737. La compagnie aérienne cubaine loue des avions pour assurer ses vols après avoir retiré sa flotte d’Antonov An-158 en début d’année, faute d’obtenir des pièces de rechange.

Bloquée par l’embargo, la compagnie ne peut que louer ses avions de ligne, car elle ne peut commander directement ni chez Boeing ni chez Airbus, qui fait appel à de nombreux équipements américains, dont les moteurs.

Le Boeing, dont il est ici question, devait assurer la liaison entre La Havane et Holguin. Il s’agissait d’un vol intérieur. Il transportait 104 passagers et six membres d’équipage mexicains. Cinq passagers étaient de nationalité étrangère, les autres étant des Cubains.

Un drame de ce type ne s’était pas produit à Cuba depuis 2010, quand un ATR-72 d’Aerocaribbean pour un vol Santiago – La Havane était tombé dans le centre de l’île, 68 personnes avaient trouvé la mort dont 28 étrangers.

Plusieurs médecins, se sont spontanément rendus sur les lieux pour prêter main forte aux secouristes. Soins aux quelques survivants acheminés dans les structures hospitalières – Identification des victimes – Investigations du Ministère des Transports – Mise en place d’une commission d’enquête – Accueil des proches des victimes dans l’école d’aviation Fernando Alvarez, à proximité du lieu et assistance – telles sont les mesures en cours.

Ce communiqué est pour exprimer la douleur qui nous saisit à l’annonce d’un tel événement, et pour se montrer solidaires des proches des victimes. Nous informerons nos adhérents et ceux de nos listes de diffusion, de la suite à donner et de ce que la presse fiable de Cuba diffusera .

Tellement la douleur est vive pour ceux qui sont directement concernés, il est difficile de dire là, en cette circonstance, que parmi les près de 37 millions de vols par an ces dernières années, le ratio est d’un accident d’avion mortel pour 7 millions et demi de vols de transport de passagers.

Chaque année ce sont près de deux milliards cinq cent mille personnes qui utilisent l’avion pour leurs déplacements. En tout, sur environ 30 millions de mouvements annuels, on ne dénombre que quelques dizaines d’accidents pas toujours dramatiques.

En 25 ans, le nombre de passagers a plus que doublé 15 000 à 20 000 avions de ligne effectuent chaque jour environ 80 000 vols reliant 14 000 aéroports, soit un atterrissage et un décollage chaque seconde. Et la sécurité aérienne s’est améliorée dans des proportions considérables.

L’avion reste, avec le train le plus sûr moyen de transport. Les victimes sont au centuple plus nombreuses avec les motos, les voitures et les bicyclettes. Mais comme les accidents sont individuels, l’annonce en est moins médiatisée que lorsque, en un laps de temps très court un nombre important de victimes est à dénombrer. A trop se pencher sur l’événementiel auquel, et c’est naturel, nous sommes sensibles, nous ne sortirions plus de nos foyers.

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