Jair Bolsonaro au 1er tour : pauvre Brésil !

Jair Bolsonaro au 1er tour : pauvre Brésil !

Jair Bolsonaro au 1er tour : pauvre Brésil ! Au deuxième tour, le 28 octobre, il sera opposé à Fernando Haddad, du Parti des Travailleurs, qui a pris la relève de Lula.

Jair Bolsonaro au 1er tour : pauvre Brésil !

Le premier tour des élections présidentielles brésiliennes du dimanche 7 octobre a vu le candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, arriver largement en tête, avec 42% des voix. Au deuxième tour, le 28 octobre, il sera opposé à Fernando Haddad, du Parti des Travailleurs, qui a pris la relève de Lula.

Soyons lucides : si Haddad gagne, les furieux qui adulent Bolsonaro n’accepteront pas la défaite. D’ailleurs, leur candidat a déjà prévenu qu’il ne s’inclinerait pas devant un résultat des urnes défavorable…

Mais si Bolsonaro est élu, pauvre Brésil ! Il suffit de lire quelques déclarations du candidat concernant ses opinions pour imaginer ce qui va se passer !

En voici quelques unes, qui parlent d’elles-mêmes et n’ont donc nul besoin de commentaires ou d’explications :

Torture

« Je suis pour la torture. Et le peuple aussi. » (1999, à la télé)

Égalité des sexes

« Je n’embaucherais pas [des hommes et des femmes] avec le même salaire. Mais il y a beaucoup de femmes compétentes » (2016, dans une interview télévisée).

Violences faites aux femmes

« Je ne te violerai jamais car tu n’en vaux pas la peine. » (À la députée Maria do Rosario, qui l’avait accusé d’encourager les viols). « Elle ne mériterait pas d’être violée parce que elle est très méchante, très laide », a-t-il expliqué plus tard au journal Zero Hora.

Homosexualité

« Je serais incapable d’aimer un fils homosexuel. Je ne vais pas être hypocrite. Je préfère qu’un de mes fils meure dans un accident plutôt que de le voir au bras d’un moustachu » (2011, entrevue dans un magazine).

Homophobie

« Je ne vais pas me battre ou faire de la discrimination, mais si je vois deux hommes s’embrasser dans la rue, je vais les frapper » (2002, dans une interview).

Mariages inter-ethniques

« Il n’y a aucun risque chez moi parce que mes enfants ont été très bien élevés ! » (2011, dans une interview télévisée, quand le journaliste lui a demandé comment il réagirait si un de ses enfants tombait amoureux d’une femme noire).

Racisme

« Le plus mince pesait près de deux cents kilos. Ils ne font rien du tout. Je crois qu’ils ne sont même pas bons pour procréer ! Ils sont comme des vaches. » (Après la visite d’un quilombo, un village où vivent essentiellement des gens d’origine africaine en 2017)

Politique intérieure

« Nous allons fusiller la petralhada! » (En référence aux militants du PT, le Parti des Travailleurs- Campagne pour les présidentielles – 2018, état de Acre)

Démocratie

« On aurait dû fusiller quelques 30 000 corrompus, à commencer par le président Fernando Henrique Cardoso » (interview de 1999).

Laïcité

« Dieu avant tout. Je ne veux pas de cette histoire de laïcité. L’État est chrétien et la minorité qui ne serait pas d’accord, qu’elle dégage. Les minorités doivent s’incliner devant les majorités » (conférence en 2017).

Emploi

« C’est un malheur d’être patron dans ce pays, avec tous ces droits pour les travailleurs ! » (Interview pour un journal en 2014)

Je l’ai dit : No comment !


Autrice : Annie Arroyo

Pour France-Cuba – Coordination française de Solidarité avec Cuba

Source : pour le texte en castillan

URL de l’article : http://www.francecuba.org/jair-bolsonaro-au-1er-tour-pauvre-bresil/

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