Un nouveau lien avec le Liban


A travers un nouveau lien mis en ligne sur notre site (http://www.lebanese4cuban5.com) vous pouvez entrer facilement en contact avec le Comité libanais de solidarité pour la libération des Cinq Héros Cubains.Le site web en français (vive la francophonie!) permet ,à travers ses nombreuses rubriques,de connaître les Cinq et leurs familles ( les Cinq,-biographies, Qui sont-ils? Galeries- photos de famille), l’historique de l’affaire ( Les Cinq-biographies, violations des normes juridiques et charges; Les Cinq-Chronologie du 16 juin 98 au 14 février 2006.Le procès- progression de 2005 à 2008; Nouveautés derniéres nouvelles), la solidarité mondiale (Les Cinq-bibliographie, lettre ouverte au Procureur général avec une longue ligne de signataires, Solidarité- internationale de 2003 à 2009) et la solidarité libanaise depuis 2007 qui se manifeste aussi à travers des échanges de message (Messages).On trouvera aussi dans Bibliographie la traduction par notre regrettée amie Marie Dominique de nombreux poèmes d’Antonio Guerrero Guerrero .Une vidéo montre des images vivantes de la solidarité à Cuba et fait entendre un discours de Fidel Castro et l’interprétation d’une chanson (sans sous-titres). Une mine d’informations pour les internautes et une solidarité qui va au coeur.

JUSTICE ET LIBERTE POUR LES 5!

JUSTICE ET LIBERTE POUR LES 5!

 

le Vendredi 17 Avril à partir de 18h30, à la Fontaine St Michel

 

A l’instar de l’Union Locale CGT d’Arras qui en a créé le principe, la Coordination de Solidarité avec Cuba a inauguré à Paris un rassemblement mensuel pour la libération des 5 héros Cubains retenus illégalement aux USA depuis dix longues années. Devant le succès enregistré à la Fontaine des Innocents, nous convoquons à nouveau les amis de la Révolution Cubaine le Vendredi 17 Avril à partir de 18h30, à la Fontaine St Michel.Les Organisations signataires, outre l »ULCGT d’Arras et nos amis de Cuba Linda sont: AAW-France,AMULP, ALBA France, les Alternatifs, l’ARAC, ATTAC,le Cercle Bolivarien de Paris,Comité Valmy,Consejo pro-Bolivia,Cuba Si France,Cuba SiBretagne,Droit et Solidarité,Espace Che Guevara,FAL,Forum pour un autre Monde,France Cuba, IJAN, La Plume, MJCF,MRAP,NPA,PCF, PG,PH, PRCF,RACINES CUBAINES, Réseau Frantz Fanon,Terre et Liberté pour Arauco,TIO France.Liste non exaustive il va s’en dire.

 

 

Rendez-vous donc Vendredi soir au quartier Latin de Paris!

 

FIEL AMIGO poéma de Tony

Cuanto aliento, fiel amigo,
me dan tu canto y tu fe
para que respuesta de
a cada combate enemigo.
Cuanto vuelo, fiel amigo,
con tus alas yo levanto
y subo tan alto, tanto,
que tocar el sol consigo.
Cuanto valor, fiel amigo,
irrigas por la espesura,
en el mal o en la ventura
yo puedo contar contigo.
Cuanta bondad, fiel amigo,
hay en tu odio a la guerra,
de tu cuidado a la tierra
soy partidario y testigo.
Cuanto amor, mi fiel amigo,
de tu amor pongo en mi pecho
para entregar sin despecho
un grano, a todos, de trigo.
Tony Guerrero,
 le 28 février 1999.
 « Mieux que n’importe quel discours, ce poème vous dira à quel point la solidarité aide les Cinq à tenir debout! » Annie Arroyo, présidente du comité du Pays basque-Bas-Adour,.

Une année difficile dans l’affaire des Cinq de Miami

Une année difficile dans l’affaire des Cinq de Miami – Le  premier  janvier  2009,  la  Révolution  cubaine  a  fêté  son  demi-siècle d’existence. Gerardo,  Antonio,  Ramón,  Fernando  et  René  l’ont  célébrée  aussi  du  fond  de  leur cellule…

Continuer la lecture de « Une année difficile dans l’affaire des Cinq de Miami »

Urgence Visas pour les familles des 5

Comité International pour la Liberté des Cinq

19 mars  2009

ACTION URGENTE POUR DES VISAS AUX FAMILLES DES CINQ CUBAINS

A tous ceux qui  défendent les justes causes:

 Le 10 avril, plusieurs membres des famillas des Cinq Cubains prisonniers aux Etats-Unis ont rendez-vous à la Section des Intérêts Américains à La Havane pour solliciter leurs visas.

Adriana Pérez, épouse de Gerardo Hernández, viendra pour la dixième fois demander qu’on lui accorde un visa pour render visite à Gérardo Dans la prison où il purge une peine injuste.

Depuis dix ans, le gouvernement des Etats-Unis refuse à ce couple la possibilité de se retrouver.

Nous vous demandons de participer de toute urgence à une action pour eux et pour leurs familles en envoyant avant le 10 avril des télégrammes, des fax ou des appels téléphoniques à la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton en demandant ce qui suit :

1)      Que soit immédiatement accordé un visa humanitaire à Adriana Pérez pour rendre visite à son mari Gerardo Hernández y  mettre fin à la violation du droit de visite des familles.

2)     Que soient accordés des visas multiples à l’ensemble des membres des familles des Cinq Cubains prisonniers aux los USA.

Pour contacter le Département d’Etat, s’adresser à:

Hillary Clinton

State Secretary of USA

U.S. State Department

2201 C Street, NW

Washington, DC 20520

Numéro de Fax: 1-202-647-2283      Numéro de Téléphone: 1-202-647-4000

Nous vous demandons également de contacter la Secrétaire du Département de la Sécurité Intérieure, Janet Napolitano, en lui demandant ce qui suit:

1)      Que soit immédiatement accordé un visa humanitaire à Olga Salanueva. En juillet 2008, Olga a été  injustement déclarée “indésirable de façon permanente”.  Demandez à la Secrétaire pour la Sécurité Interne que cette décision concernant Olga Salanueva soit annulée et qu’on lui accorde immédiatement un visa humanitaire pour rendre visite à son mari René González dans sa prison. 

Pour contacter le Département de la Sécurité Intérieure, s’adresser à:

Janet Napolitano

Department of Homeland Security

U.S. Department of Homeland Security

Washington, DC 20528

Numéro de Fax: 202-282-8401            Numéro de téléphone: 1- 202-282-8000    

Si possible, envoyez une copie de ces actions à:

Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies:

Email: InfoDesk@ohchr.org

Action Urgente:    Email: urgent-action@ohchr.org

Processus de Requêtes 1503:    Email: 1503@ohchr.org

Déclarations de Ricardo Alarcón sur les Cinq.

YOSVANI ALVELO. NTV

(trad. A.Arroyo)

 

Ricardo Alarcón de Quesada, membre du Bureau Politique et Président de l’Assemblée Générale du Poder Popular, a informé la presse de ce qu’aux Etats Unis des documents de soutien avec la défense ont été présentés dans l’affaire des Cinq.

Connus comme Amicus Curiae (Amis de la Cour), ces documents comprennent la participation de dix prix Nobel, de plusieurs parlementaires américains, de députés européens et de collèges d’avocats de différents pays, y compris des Etats-Unis.

 

 “D’après ce que disent les spécialistes, c’est un fait sans précédent, jamais au cours de l’histoire du Tribunal Suprême un groupe d’accusés n’avait reçu autant de marques de soutien que dans ce cas précis. Maintenant nous attendons que le tribunal décide s’il accepte ou non de réviser ce cas ; c’est un pouvoir qu’ont [les membres de la Cour Suprême]. Ils vont devoir tenir compte du fait, démontré par des documents, qu’il y a là une demande qui ne vient pas seulement des avocats de la défense, c’est maintenant une demande du monde entier».

 

L’affaire des cinq héros cubains condamnés à des peines de très longue durée pour avoir infiltré des organisations terroristes sur le territoire nord-américain est en attente d’une possible révision par le Cour Suprême des Etats-Unis.

Des parlementaires français contre le blocus

Fausto Triana, correspondant à Paris de l'agence Prensa Latina,fait état, le 16 mars 2009, des déclarations de plusieurs parlementaires français qui souhaitent l'amélioration des relations bilatérales franco-cubaines ainsi que la levée du blocus étatsunien. il s'agit d'Alfred Almont, député UMP de Martinique et président du groupe d'amitié France-Cuba de l'Assemblée nationale qui a récemment rendu visite à l'assemblée du pouvoir populaire de Cuba, d'André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme, membre de l'association des élus communistes, de Jack Lang, député et émissaire de Nicolas Sarkhozy, de Jean-pierre Brel, sénateur PS de l'Ariège et président du groupe socialiste au Sénat et de Bernard Piras, sénateur PS de la Drôme, maire de Bourg-les-Valence, président du groupe France-Caraïbes.

Les familles des Cinq insistent sur leur droit de leur rendre visite.

par Fidel Rendón 

        
La Havane, 13 mars (AIN)

         Bien que les Etats-Unis aient avec insistance refusé à Adriana Pérez la possibilité de rendre visite à Gerardo Hernández, elle ne renoncera pas à son droit de voir son mari, un des cinq antiterroristes cubains prisonniers dans ce pays.
Le 10 avril, Adriana se présentera à  un nouveau  rendez-vous avec des fonctionnaires nord-américains du Bureau des Intérêts [des Etats-Unis] à La Havane, où a également été convoquée le même jour Rosa Aurora Freijanes, compagne de Fernando González, un autre de ces combattants.
         Des membres de leurs familles ont répété dans la capitale non seulement leur désir de leur rendre visite mais également que soit mis fin aux restrictions, aux tentatives de division et autres violations des lois pénitentiaires états-uniennes dans le cas des cinq combattants anti-terroristes.
        Olga Salanueva, épouse de René González, a declaré à l’AIN qu’elle ne l’a pas revu  depuis l’année 2000 quand elle fut expulsée vers Cuba. Elle souligne qu’elle a été declarée définitivement inéligible à l’octroi d’un visa [en 2008].
        Les seules personnes autorisées par les autorités nord-américaines à rendre visite aux Cinq sont les membres de leurs familles les plus proches, et de façon exceptionnelle quelques autres personnes, à condition qu’il s’agisse à chaque fois de relations ou d’amis datant d’avant le 12 septembre 1998, a-t-elle expliqué.
        Elle a signalé que en plus d’être considérablement limitées, ces visites ont été refusées à des personnalités religieuses comme le Père Bottom [un écclésiastique anglais,ndt] dans le cas de René et d’Antonio Guerrero, et même la Maire de la ville où Gerardo est détenu.
        Elle a également précisé que si il y a quelques années les visites consulaires étaient mensuelles, maintenant elles ne sont plus autorisées que tous les trois mois.A cause de tout cela, nous dénonçons que nos cinq compagnons passent des mois sans contacts personnels avec l’extérieur, et on leur a même refusé pendant deux ans la visite de leurs épouses et de leurs enfants, comme cela s’est passé pour Ramòn Labañino », a signalé Olga Salanueva.
         Elle pense que le gouvernement nord-américain devrait accorder aux familles des Cinq des visas multiples et non des visas touristiques comme cela s’est passé jusqu’à présent, car les intentions et les régulations sont différentes.
         Pour sa part, Elizabeth Palmeiro, l’épouse de Ramón, a signalé que plusieurs membres des familles, outre Adriana et Risa Aurora, ont été convoqués pour le 10 avril, tandis que d’autres attendent depuis novembre qu’on leur donne un visa.
(trad. A. Arroyo) 
 

Attribution de visas pour les familles des 5



La Havane, 10 mars (AIN)

       
Miguel D' Escoto, président de l’ Assemblée Générale des  Nations Unies, figure parmi les personnalités de 27 pays qui ont demandé aux USA. d’accorder des visas aux familles des  Cinq.
La lettre a été envoyée simultanément à la secrétaire d’état nord-américaine, Hillary Clinton, à la responsable de la Sécurité Nationale, Janet Napolitano, et au ministre de la Justice, Eric Holder, a révélé ce mardi le Comité International pour la Libération de los antiterroristes cubains.Parmi les signataires de la missive, envoyée le 8 mars dernier, on trpouve également les Prix Nobel de la Paix Rigoberta Menchú et Adolfo Pérez Esquivel, l’écrivain Noam Chomsky et les Mères et Grands-mères de la Plaza de Mayo (Argentine).
        Les demandeurs exigent que soit respecté le droit  d’Adriana Pérez et d’Olga Salanueva de rendre visite à leurs époux Gerardo Hernández et René González, détenus dans des prisons nord-américaines depuis plus de dix ans.Ils font partie du groupe des Cinq, avec Antonio Guerrero, Ramón Labañino et Fernando González, et sont incarcérés depuis le 12 septembre 1998, pour avoir infiltré des  organisations terroristes en Floride afin d’éviter des actions violentes contre leur pays.
     « Nous sommes conscients de ce que ces deux femmes ont sollicité des visas à neuf reprises, et que à chaque fois le Département d’Etat a refusé leur demande en se basant sur des arguments sans aucun fondement juridique qui justifie l’arbitraire d’une telle mesure », souligne le texte du message envoyé.

sources: ACN
 Trad : A.Arroyo

Le Congrés américain déserre très légèrement l’étau du blocus

La chambre des représentants, le 27 février, puis le Sénat, le 10 mars ont accepté, en votant un ensemble de mesures budgétaires , la modification de quelques mesures qui  avaient aménagé ou durci le blocus contre Cuba .

En 2000, les Etats-Unis avaient autorisé la vente de produits alimentaires et médicaux américains que Cuba devait payer à la commande. Désormais, Cuba payera sur facture à la livraison comme n'importe quel client. De plus, il sera accordé des licences de voyage aux vendeurs états-uniens qui pourront ainsi se rendre sur place pour leurs affaires mais en respectant certaines restrictions très strictes.Plusieurs sénateurs démocrates s'étant émus de ce qu'ils ont qualifié de soutien à une dictature, le secrétaire du Trésor a dû leur promettre que le texte serait appliqué d'une façon très stricte, ce qui impliquera très peu de changements.

 
 

En 2004, les citoyens américains ayant de la famille dans l'île avaient été victimes de nouvelles règles limitant leurs voyages à Cuba. Désormais, ils pourront rendre visite à leurs père, mère, enfant, frère, soeur, oncle, tante, cousin (et non leurs seuls parents et enfants) une fois par an (au lieu de une fois tous les trois ans) et aussi longtemps qu'ils le souhaiteront ( au lieu des 14 jours maximum). Ils pourront dépenser jusqu'à 179 dollars par jour contre 50 aujourd'hui.Cet assouplissement des restrictions des voyages des cubano-américains était une des promesses électorales d'Obama.

 Ces règles cesseront d'être en vigueur le 30 septembre prochain sauf si le président Obama décidait de les prorroger.
 
 Les membres du Congrès favorables à la fin du blocus qui sévit depuis 1962 n'ont  pas enlevé le morceau!
 
 Pour l'anecdote, à l'automne dernier, dans le bureau de la police de l'aéroport de Miami, un vieux monsieur cubain venu rendre visite à sa famille résidant aux Etats-Unis racontait qu'il était systématiquement interrogé par la police à chacun de ses voyages parce que les policiers n'arrivaient pas à comprendre qu'un Cubain veuille revenir chez lui! Il était définitivement suspect !

Y trouveront-ils la justice ?

par Wilkie Delgado Correa

Le 30 janvier, les avocats qui représentent les 5 Héros cubains ont présenté à la Cour Suprême de Justice des Etats-Unis une demande pour que leur cas soit examiné par cette même instance du système judiciaire de cette nation. Il est bien connu que cette institution n’accepte approximativement qu’un pour cent des demandes, en fonction des raisons qui motiveraient leur évaluation. Des spécialistes et des experts du monde entier reconnaissent que la cause des cinq héros cubains, René, Ramón, Antonio, Fernando et Gerardo, injustement détenus aux Etats-Unis depuis plus de dix ans, possède les éléments suffisants pour être prise en compte et que, finalement, si la Cour s’en tenait à des principes et à des normes juridiques impartiaux , elle devrait accepter la demande de la Défense ainsi que, en juste conséquence, l’annulation des sentences disproportionnées et la remise en liberté des accusés.

Nous en sommes donc au même point que lorsque Gerardo affirmait devant le tribunal de Miami: «J’ai la certitude que si ce n’est pas [dans cette instance], à un autre niveau du système la raison et la justice prévaudront au-delà des préjugés politiques et des désirs de vengeance…»

Les points fondamentaux sur lesquels les avocats de la Défense se sont judicieusement appuyés pour convaincre la Cour Suprême de traiter cette affaire sont nombreux. Ils ont sollicité que toutes les condamnations en relation avec le refus de la Cour d’Appel d’Atlanta d’accorder un changement de siège, avec la mauvaise conduite du Parquet et avec la sélection incorrecte et discriminatoire des jurés soient révisées par la Cour Suprême.

A cela il faut ajouter qu’une cause qui a obtenu l’appui de la Commission sur les Détentions Arbitraires de la Commission des Droits de l’Homme à l’ONU; une cause dans laquelle les 5 accusés sont des Héros de la République de Cuba pour leur lutte antiterroriste au sein de groupes catalogués comme terroristes par les autorités nord-américaines et même par la premier panel de trois juges; une cause dans laquelle les accusés, de par les valeurs intrinsèques de leurs personnalités, de leurs actes et de leurs idées, ont été proposés et nominés pour le Prix Nobel de la Paix; des accusés qui ont mérité le Prix International Benito Juarez; des accusés qui ont éveillé la solidarité à travers des centaines de comités organisés dans pratiquement tous les pays du monde et qui regroupent des milliers de personnes qui s’activent de façon désintéressée pour leur libération et qui divulguent les éléments du procès et des arguments liés à cette affaire à travers des milliers de pages web spécifiques à ces comités ou dans des revues d’information digitales dans des dizaines de langues; une cause dans laquelle le traitement infligé à ces accusés et à leurs familles a généré, durant ces dix longues années, une violation flagrante des droits de l’Homme et du droit humanitaire; une cause dans laquelle lorsqu’on analyse toutes les composantes des faits, les circonstances, les conditions des détentions, le siège du procès, les sessions, les violations du processus juridique, le rôle joué par le Procureur, par les membres du jury, par la juge, le harcèlement par la presse et la campagne médiatique, les condamnations et leurs considérations, les contradictions dans les rapports de la Cour d’Appel d’Atlanta, etc., tout reflète l’énorme injustice et l’impudence des différents niveaux de justice qui sont intervenus jusqu’à présent, mis à part quelques moments du procès que l’on peut saluer pour leur dignité comme [la décision] du premier panel des trois juges et les avis personnels de deux des juges du deuxième panel. Pour tout cela, et pour beaucoup d’autres raisons, ceci n’est pas qu’une affaire de plus qui arrive sur le seuil de la Cour Suprême. C’est sans l’ombre d’un doute l’affaire la plus transcendante qui aura été débattue [dans ces dernières années], peut-être même dans tout le siècle, si nous prenons en compte les valeurs juridiques pour ce qui a trait aux nobles intentions qui ont motivé les actes des accusés et à la réelle présomption d’innocence en ce qui concerne les délits qui leur sont imputés.

[Cette affaire] se distingue à cause de tous les éléments dans lesquels sont implicites les actions de deux Etats qui, à l’origine de cette affaire, ont impliqué les plus hauts représentants du gouvernement des Etats-Unis et de Cuba et les autorités policières des deux pays. Elle se démarque par le fait que, dans une époque marquée par la lutte contre le terrorisme, les actions des accusés étaient indiscutablement antiterroristes et leur arrestation ainsi que leur détention s’inscrivit, une fois de plus, dans l’objectif de protéger et de stimuler les groupes et les mafias terroristes installés à Miami et dans d’autre lieux des Etats-Unis.

            Enfin, l’appel interjeté a frappé à la porte étroite, à peine un interstice, de la Cour Suprême des Etats-Unis. Y aura-t-il à l’intérieur une justice aveugle et sourde ? Espérons que non. Que cette fois s’ouvrent les portes et que nous y trouvions la véritable justice avec sa balance symbolique, prête à écouter les vérités qui méritent d’être entendues, et à voir objectivement les faits tels qu’ils sont, une justice disposée à agir avec sagesse, honnêteté, noblesse et raison. Si la Cour Suprême des Etats-Unis agissait ainsi, la vérité et la justice, quoique bien tard, resplendiraient.

Nota: la libre reproduction de ce texte est autorisée, et qu’elle arrive, si c’est possible, là où demeure la justice.

(Trad A. Arroyo)

Interview de Thomas Golstein

Interview de Thomas Golstein, avocat chargé de présenter l’affaire des Cinq Cubains devant la Cour suprême des Etats-Unis, par Amy Goodman pour DEMOCRACY NOW¹

 

6 février 2009

 

Thomas Golstein est avocat des Cinq Cubains et associé du cabinet Akin Gump. Co-fondateur d’un des blogs les plus lus concernant la Cour suprême, le SCOTUSblog,  il donne également des cours dans les facultés de droit des universités de Harvard et Stanford. La revue spécialisée National Law Journal le considère comme un des meilleurs avocats de moins de 40 ans des Etats-Unis.

Présentation de l’affaire par AMY GOODMAN: Les avocats des Cinq Cubains ont présenté une demande d’appel devant la Cour suprême des Etats-Unis pour réclamer un nouveau procès. Les Cinq ont été condamné en 2001 en Floride sous l’accusation de conspiration pour commettre des actes d’espionnage dans le sud de la Floride. Les Cinq sont emprisonnés dans des prisons fédérales du pays. Ils affirment qu’ils n’espionnaient pas les Etats-Unis mais qu’ils surveillaient des groupes de cubano-américains d’extrême-droite qui organisent des attentats contre Cuba. Le jugement des Cinq a été le seul procès judiciaire de l’histoire des Etats-Unis condamné par la Commission des droits de l’Homme. Plusieurs Prix Nobel ont également demandé au Procureur général de Etats-Unis la libération des Cinq. Le leader cubain Raul Castro a proposé le mois dernier de libérer des prisonniers cubains en échange de ces cinq hommes.

 

AMY GOODMAN: Pouvez-vous présenter cette affaire, l’appel devant la Cour suprême ? Vous êtes un des principaux avocats à la Cour suprême, devant laquelle vous avez déjà présenté 40 cas.

 

THOMAS GOLDSTEIN: En réalité, il n’y en a pas autant, mais c’est très aimable de votre part de converser avec moi à propos de la Cour. Les juges ont l’autorité de choisir les affaires qu’ils vont entendre, à la différence des tribunaux d’appel ou des tribunaux en général. Ainsi, notre première démarche est de leur demander de décider s’ils vont ou non entendre les arguments de l’affaire. Nous avons dit que l’affaire présente réellement des questions incroyablement importantes concernant la justice, et dans le contexte des relations internationales, en particulier, qu’il est essentiel qu’ils s’intéressent à ce cas. Nous pensons que le fait de croire qu’un procès juste pouvait se tenir dans l’ambiance anticastriste qui règne à Miami était une folie, alors qu’il est question de juger des agents du gouvernement de Castro. Nous sommes également très préoccupés par le problème de la sélection du jury. Nous sommes donc dans la première étape qui est d’obtenir que les juges de la Cour suprême s’intéressent à l’affaire.

 

AMY GOODMAN: Maintenant, expliquez-nous qui sont les Cinq Cubains, Thomas Goldstein.

THOMAS GOLDSTEIN: Vous l’avez très bien expliqué dans l’introduction que vous avez faite de l’affaire. Ce sont cinq personnes qui travaillaient pour le gouvernement de Cuba. C’était des agents non enregistrés, ce qui fut à l’origine de l’affaire contre eux. Mais ces accusations se traitent généralement sur une base, beaucoup, mais alors beaucoup moins grave. Dans ce cas, nous sommes en présence de personnes, dont 3 d’entre eux sont condamnés à des peines de prison à perpétuité, alors qu’ils n'ont commis aucun acte de violence ni tenter de voler des secrets d’Etat nord-américains. Ils étaient chargés de réunir des informations sur des personnes qui s’opposent de façon violente au gouvernement de Fidel Castro. Selon moi, ils ont été jugés dans une atmosphère où les jurés se sont vengés, dans une certaine mesure, influencés par leur colère contre le gouvernement de Fidel Castro et  par leur opinion sur les événements à Cuba.

 

AMY GOODMAN: Pouvez-vous expliquer le thème du siège du procès ?

THOMAS GOLDSTEIN: Certainement. La Constitution des Etats-Unis demande que vous soyez jugé dans le lieu où le crime est ou a été commis, mais il existe une série de lois qui disent que vous ne pouvez être jugé que là où vous pouvez avoir un procès juste. Nous ne pouvons accepter que vous soyez jugé dans une communauté où il existe une immense hostilité envers vous ou une hostilité envers le groupe dont vous êtes un des membres. Vous pouvez imaginer certains procès dans des communautés fortement racistes à une époque où, disons, un accusé noir était accusé d’un crime violent dont la victime était blanche, ce genre de choses… C’est pourquoi, une loi a été promulguée : celle du « procès juste et équitable » (due process of law), qui dit que vous avez le droit d’avoir un procès juste et équitable, et pas seulement un procès. Nous pensons que cette affaire implique réellement ce principe. De fait, la première fois que la Cour d’appel a entendu l’affaire, elle a révoqué les verdicts de culpabilité, en disant, regardez, dans cette atmosphère anticastriste, particulièrement alors quece procès avait lieu en même temps que l’échec retentissant de l’affaire de Elian Gonzalez, [ Enfant cubain rendu par la Cour suprême des Etats-Unis à son père à Cuba ] , les Cinq devaient avoir un nouveau procès juste. Et pourtant la Cour d’Appel réunie en plénière a rejeté ce jugement et a confirmé leurs condamnations. C’est pourquoi nous devons faire appel devant la Cour suprême.

 

AMY GOODMAN: Thomas Goldstein, qu’en est-il des jurés qui ont été supprimés du jury?

THOMAS GOLDSTEIN: Et bien, la Cour d’appel a déclaré que le gouvernement était en droit de refuser les jurés sur la base de leur race, pour autant qu’elle n’utilise pas tous ses droits de veto et qu’elle n’élimine pas tous les jurés appartenant à des minorités. Nous pensons que cela est réellement très préoccupant. La Clause de Protection d’égalité (Equal Protection Clause) de la Constitution dit que personne ne peut éliminer de jurés sur la base de leur race. La Cour suprême a toujours préservé ce principe. Réellement, elle réprouve toute forme de discrimination raciale, y compris dans la sélection du jury. Si bien que nous pensons que, dans cette affaire, la Cour d’appel a donné une sorte d’autorisation pour écarter du jury des personnes sur la base de leur race, ce qui est terrible, même si elle l’a fait de manière assez habile. C’est pourquoi nous lui avons demandé d’analyser également ce thème.

 

AMY GOODMAN: Gerardo Hernandez, un des Cinq Cubains, pouvez-vous nous parler de son accusation pour commettre un assassinat ? Pourquoi dites-vous qu’elle est basée sur une preuve viciée ?

THOMAS GOLDSTEIN: Evidemment. Bien, c’est l’accusation la plus grave présentée contre l’un des Cinq. Les Etats-Unis soutiennent que Gerardo Hernandez, quand il rassemblait des informations sur les vols de Hermanos al Rescate — en fait c’est une organisation très anticastriste, qui vraiment, s’opposait vraiment au gouvernement cubain et qui tentait réellement de réaliser un changement de gouvernement à Cuba, notamment en effectuant des vols qui survolaient le territoire cubain —. En fait Gerardo Hernandez informait Cuba des plans des vols des avions. De toutes façons, les avions étaient visibles sur les radars, et ces informations ne représentaient pas grand-chose. Lorsque Cuba a détruit deux des avions, Gerardo a été accusé de conspiration pour commettre un assassinat, même s’il n’a rien eu à voir avec un quelconque plan pour les détruire, encore moins pour les détruire dans l’espace aérien des Etats-Unis. Vous savez, ceci est inexact, et, il n’existe littéralement aucune preuve de cela. Nous pensons que nous avons là un des meilleurs exemples qui prouve que ce jury, dans cette atmosphère, n’était pas capable d’analyser de façon juste cette affaire. Regardez, il se peut que les Cinq aient été des agents étrangers non enregistrés et on suppose que c’est un acte à ne pas commettre. [Au Etats-Unis], nous avons une manière de traiter ce type d’affaires, mais dans ce cas les accusations étaient beaucoup plus graves. En général, ces affaires se résolvent par la voie diplomatique, et non à travers d’accusations criminelles.

 

AMY GOODMAN: Et le calendrier ? Nous n’avons plus que dix secondes…

THOMAS GOLDSTEIN: Très bien.

 

AMY GOODMAN: Pour quand attendez-vous une décision de la Cour suprême concernant l’appel ?

THOMAS GOLDSTEIN: Ils décideront très certainement au mois de mai s’ils entendent l’affaire ou non. S’ils le font, nous aurons une réponse pour la fin de cette année ou en 2010.

 

AMY GOODMAN: Bien, je veux vous remercier d’avoir été présent parmi nous, Thomas Golstein.

Tiré de: www.antiterroristas.cu