Déclaration de la Fédération Ibéroaméricaine de l’Ombudsman en faveur des Cinq

Nous, Comité Directeur de la Fédération Iberoaméricaine de l’Ombudsman (FIO), représentant les 86 Ombudsman des nations, des états, des autonomies et des provinces d’Espagne, du Portugal, d’Andorre, du Mexique, de Porto Rico, du Guatemala, du Salvador, du Honduras, du Nicaragua, de Costa Rica, de Panamá, de Colombie, du Venezuela, d’Equateur, de Bolivie, du Pérou, d’Uruguay, du Paraguay et d’Argentine, dans l’accomplissement de notre mandat qui consiste à encourager, développer et fortifier la culture des Droits de l’Homme et à dénoncer auprès de l’opinion publique internationale les violations des Droits de l’Homme qui, de par leur gravité, doivent être connus, nous nous sommes réunis aujourd’hui, le 27 mars dans la ville de Mexico, afin de déclarer ce qui suit :

 

 

1. L’Opinion No. 19/2005 du Groupe de Travail sur les Détentions Arbitraires des Nations Unies, adressée au gouvernement des États-Unis d’Amérique, concernant l’affaire de messieurs Antonio Guerrero Rodríguez, Fernando González Llort, Gerardo Hernández Nordelo, Ramón Labañino Salazar et René González Sehwerert, reconnaît que le pays cité est un Etat signataire du Pacte International des Droits Civils et Politiques et que, par conséquent, le gouvernement nord-américain est obligé de la mettre en œuvre

2. Dans ce sens, et dans l’application des résolutions 1991/42, 1997/50 et 2003/31 de la Commission d’alors des articles 13, 14, 18, 19, 20 et 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme des Nations, le Groupe de Travail sur les Détentions Arbitraires, conformément aux articles 19, 21, 22, 25, 26 et 27 du Pacte des Droits Civils, a émis les observations suivantes sur le cas qui nous occupe.

a) Après leur arrestation, et indépendamment du fait que les détenus aient été informés de leur droit de garder le silence et que le Gouvernement leur ait fourni des moyens de défense, ils ont été maintenus en isolement complet pendant 17 mois, durant lesquels la communication avec leurs avocats et l’accès aux pièces à conviction et, par là-même, leurs possibilités d’une défense adaptée se sont trouvées affaiblies.

b) L’affaire ayant été classée sécurité nationale, l’accès des détenus aux documents qui contenaient des pièces à conviction s’en est trouvé affecté. Le Gouvernement nord-américain n’a pas réfuté le fait que les avocats de la défense aient eu un accès très limité aux pièces à conviction à cause de cette classification, ce qui a affecté de façon négative leur capacité à présenter des éléments contraires. Cette application particulière de la Loi de Procédure de l’Information Classée (Classified Information Procedures Act – CIPA), comme ce fut le cas dans cette affaire et comme le révèle l’information qui a été mise à disposition du Groupe de Travail, a elle aussi sapé l’équilibre équitable entre l’accusation et la défense.

 

c) Le jury pour le procès a été sélectionné suivant un processus dans lequel les avocats de la défense eurent et utilisèrent la possibilité d’appliquer les instruments de la procédure pour récuser d’éventuels membres du jury et garantir qu’aucun cubano-américain n’en fît partie. Cependant, le Gouvernement n’a pas empêché que, même ainsi, le climat de prédisposition et de parti pris contre les accusés à Miami ne persistât et ne contribuât à présenter les accusés comme coupables dès le début. Le Gouvernement n’a pas contesté le fait que un an plus tard il a lui-même admis que Miami n’était pas le lieu adéquat pour procéder à un jugement où il était prouvé qu’il était quasiment impossible de sélectionner un jury impartial dans une affaire en relation avec Cuba.

d) Le Groupe de Travail déduit, à partir des faits observés et des circonstances dans lesquelles a eu lieu le procès ainsi que la nature des charges et les sentences sévères infligées aux accusés, que le jugement n’a pas eu lieu dans le climat d’objectivité et d’impartialité nécessaires pour que soient respectées les normes d’un jugement juste, comme il est défini dans l’article 14 du Pacte International des Droits Civils et Politiques, dont les Etats-Unis font partie.

e) Ce déséquilibre, compte tenu des sentences sévères qui frappent les personnes dont il est question dans cette affaire, est incompatible avec les normes contenues dans l’article 14 de la Convention Internationale des Droits Civils et Politiques qui garantit à toute personne accusée d’un délit le droit d’accéder, en toute équité, à toutes les facilités adéquates pour préparer sa défense.

Le Groupe de Travail est arrivé à la conclusion que les trois éléments énoncés ci-dessus, ensemble, sont d’une telle gravité qu’ils confèrent un caractère arbitraire à la privation de liberté de ces cinq personnes.

En vue d’une procédure, le Groupe de Travail a émis l’opinion suivante:

La privation de liberté de messieurs Antonio Guerrero Rodríguez, Sr. Fernando González Llort, Sr. Gerardo Hernández Nordelo, Sr. Ramón Labañino Salazar et Sr. René González Sehwerert est arbitraire et en contravention de l’article 14 du Pacte International des Droits Civiques et Politiques et correspond à la catégorie III des catégories applicables, examinées dans les affaires présentées au Groupe de Travail.

Ayant émis cette opinion, le Groupe de Travail sollicite du Gouvernement qu’il adopte immédiatement les mesures nécessaires pour remédier à cette situation, en conformité avec les principes exprimés par la Convention Internationale des Droits Civiques et Politiques.

La dite résolution a été approuvée le 27 mai 2005.

Les membres de la Fédération Iberoamericana de Ombudsman, reconnaissent que:

1- Conformément à ce qu’établit l’article 14 du Pacte International des Droits Civils et Politiques: Toutes les personnes sont égales devant les tribunaux et les cours de justice. Toute personne aura droit a être entendue publiquement et avec les garanties qui lui sont dues par un tribunal compétent, indépendant et impartial, établi par la loi, dans l’instruction d’une quelconque accusation de caractère pénal formulée contre elle ou pour la détermination de ses droits ou de ses devoirs à caractère civil.

2- Il est nécessaire de rappeler que toute personne accusée d’un délit a droit à être présumé innocent tant que sa culpabilité n’est pas prouvée, conformément à la loi, à être jugée sans délais indus, à être présente lors du procès et à se défendre personnellement ou à être assistée par un défenseur de son choix.

3- Toute personne déclarée coupable d’un délit a droit à ce que le jugement condamnatoire et la peine qui lui a été infligée soient soumis à un tribunal supérieur, conformément à ce qui est prescrit par la loi.

4- De même, et en conformité avec l’article 18 de ce même pacte, toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit inclut la liberté d’avoir ou d’adopter les croyances de son choix, individuellement ou collectivement, tant en public qu’en privé, à travers le culte, la célébration des rites, les pratiques et l’enseignement.

5- De même également, l’article 19 de ce même instrument international établit que personne ne pourra être molesté à cause de ses opinions et que chacun a droit à la liberté d’expression; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de diffuser des informations et des idées de toute sorte, sans considération de frontières, que ce sois oralement, par écrit ou sous forme imprimée ou artistique, ou par quelqu’autre procédé de son choix.

Etant donné tout ce qui précède, le Conseil Directeur de la FIO prononce la résolution de:

1- Recommander instamment que soit exactement appliquée l’opinion N° 19/2005 du Groupe de Travail sur les Détentions Arbitraires des Nations Unies disant chaque fois que : toutes les personnes sont égales devant la loi et ont, sans distinction, droit à une protection égale devant la loi. Toutes ont droit à une protection égale contre toute discrimination et contre toute provocation à une telle discrimination.

2- C’est pourquoi nous sollicitons pour Antonio Guerrero Rodríguez, pour Fernando González Llort, pour Gerardo Hernández Nordelo, pour Ramón Labañino Salazar et pour René González Sehwerert un procès juste et rapide basé sur le respect des lois des États-Unis d’Amérique et sur les accords internationaux souscrits et ratifiés par ce pays.

3- En fin, nous demandons que les cinq personnes détenues puissent être réunies et recevoir des visites de leurs familles, indépendamment de leur condition.

Conseil Directeur de la FIO

Dr. Omar Cabezas Lacayo,

Président de la FIO et Procureur pour la Défense des Droits de l’Homme au Nicaragua

Dra. Beatriz Merino Lucero;

Défenseure du Peuple du Pérou.

Dr. Manuel María Páez Monges

Défenseur du Peuple de la République de Paraguay.

Dr. Enrique Múgica Herzog;

Défenseur du Peuple d’Espagne.

Dr. Carlos López Nieves;

Procureur du Citoyen de l’Etat Libre et Associé de Porto Rico.

Lic. Óscar Humberto Herrera López;

Président de la Commission pour la Défense des Droits de l’Homme pour l’Etat Nayarit

27 mars 2008

 

Wikipedia: Un ombudsman est une personne indépendante et objective qui enquête sur les plaintes des gens contre les organismes gouvernementaux et autres organisations, tant du secteur public que privé. Après un examen approfondi et impartial, il détermine si la plainte est fondée et formule des recommandations à l'intention de l'organisation afin de régler le problème.

Dans la plupart des contextes, l'« ombudsman » se réfère à un fonctionnaire nommé pour contrôler l'activité du gouvernement dans l'intérêt du citoyen, et pour surveiller le suivi des plaintes du citoyen contre l'Etat. Si l'Ombudsman trouve une plainte justifiée, il produit un rapport et en effectue un suivi jusqu'à réparation. L'Ombudsman n'agit pas en justice. Il tient son autorité du mandat qui lui a été confié, soit par l'autorité suprême du pays (Président, Roi…), soit par une assemblée de représentants, généralement des députés.

 

Lettre du président de CubaSolar à Cienfuegos

Inocente Costa est président de l'ONG cubaine CUBASOLAR à Cienfuegos qui coordonne l'installation des panneaux solaires dans la province de Cienfuegos dans le cadre du PDHL. Il a accompagné la délégation de France Cuba lors de la visite des villages de San José et de Cepero. Il a envoyé une lettre de remerciement aux adhérents de France Cuba à la veille de l'Assemblée Générale.

 

Cienfuegos, le 22 mars 2008.

"Année 50 de la Révolution."

Gloria,

Mes plus sincères salutations à vous et à tous les membres de l'Association France-Cuba.

Vous ne pouvez pas imaginer combien nous avons été heureux à l'annonce des efforts que vous faites pour permettre l'Électrification Solaire Photo-voltaïque de la Communauté de San José, qui comme vous le savez, se trouve au centre du Massif Montagneux de notre province habitée par des paysans très simples et reconnaissants.

En ce moment, je prépare mes valises pour participer à la Rencontre CUBASOLAR 2008 qui commence le lundi 24 mars. Il est certain que tous les membres de notre organisation seront très heureux de recevoir des nouvelles depuis la France de nos frères de l'association France-Cuba.

Vous savez que CUBASOLAR Cienfuegos a 67 membres qui promeuvent l'Utilisation de l'Énergie Renouvelable comme voie pour résoudre principalement les problèmes des Communautés, et surtout celles de la Montagne. Nous avons plusieurs projets pour lesquels nous cherchons des financements auprès des Amis de Cuba dans différentes parties du Monde.

Pour nous les contacts avec France-Cuba ont été très fructueux. En effet, vous travaillez pour l'électrification la Communauté de San José, et vos membres savent combien celle-ci est isolée et la situation de ce lieu. Je ferai aussi parvenir le message de vos efforts à la Communauté de San José qui certainement se réjouira de la nouvelle. Vous connaissez leur désir de recevoir tous les bénéfices de la Révolution Énergétique et chaque fois que nous y allons, ils nous demandent de vos nouvelles et attendent une nouvelle visite.

Je voudrais vous informer que CUBASOLAR Cienfuegos a tenu son Assemblée de Bilan et j'ai été réélu à l'unanimité comme Président. Un rapport a été présenté sur la visite de France Cuba à San José et à la communauté de Cepero à Cruces et tous ont été très reconnaissants du travail et des efforts que vous tous réalisez pour nous aider à apporter l'électricité grâce à l'énergie renouvelable dans un lieu aussi complexe que San José, la plus grande priorité de CUBASOLAR en ce moment grâce à votre aide.

Quand nous parlerons de Révolution Énergétique nous pourrons dire qu'ici se trouve la marque des amis de France, l'Association France-Cuba, celle qui a été fondée dans les temps difficiles et qui nous a toujours offert sa solidarité et qui travaille encore aujourd'hui avec courage pour mener à bien le Projet San José.

Salutations fraternelles de tous les membres de Cubasolar Cienfuegos pour tous les Membres de France-Cuba.

Nous vous attendons bientôt à Cienfuegos.

Inocente.

Président Cubasolar Cienfuegos

et autres membres de notre organisation.

 

Cienfuegos 22 mars 2008.

Année 50 de la Révolution.”

 

 

 

 

 

 

 

 

Forum interactif sur les Cinq

Le réseau cubain des universités en solidarité avec les 5 combattants antiterroristes cubains injustement prisonniers aux Etats-Unis a invité les étudiants de Cuba et du monde à prendre part à un forum interactif sur les 5 pour saluer le 46e anniversaire de l'UJC, l'Union des Jeunes Communistes de Cuba.

Ce forum aura lieu le 2 avril de 9 h à midi, heure de Cuba, sur www.5heroes.cujae.edu.cu/foro/

Julian Gutierrez, coordinateur du réseau a indiqué dans des déclarations à la presse que le but de ce forum est d'éclaircir les doutes pouvant exister au sujet de cette affaire et de joindre davantage de jeunes du monde à la lutte pour la libération des 5 Cubains condamnés sans preuves à de très lourdes peines pour conspiration afin de commettre de l'espionnage alors qu'ils luttaient contre le terrorisme.

Les proches de Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Fernando Gonzalez, Antonio Guerrero et René Gonzalez prendront part au forum pour répondre aux messages.

Magalys Llort, la mère de Fernando Gonzalez a précisé au sujet de l'affaire des 5 : "Il est important que l'on connaisse la vérité sur les 5 ; pourquoi ils sont aux Etats-Unis ; Ils ne collectaient pas des informations sur la sécurité nationale des Etats-Unis comme on prétend le faire croire pour influencer l'opinion publique. Nous en sommes tous conscients et cela a été prouvé au procès. La seule mission dont ils s'acquittaient aux Etats-Unis consistait à recueillir des informations, auprès des organisations anti-cubaines de Miami, sur les activités terroristes de celles-ci contre Cuba pour que nous puissions les faire échouer ".

Magalys Llort a ajouté qu'une des actions les plus importantes en faveur de la libération des 5 consistait à avoir l'avis de personnalités du monde qui dénoncent les violations des lois commises par les autorités étasuniennes concernant l'affaire et qui demandent que justice soit faite. Elle a précisé qu'une autre priorité consiste à attirer l'attention du Haut Commissaire des Droits de l'Homme à Genève.

Elle a signalé : "C'est justement un grand nombre de pétitions sur une même affaire qui amènerait le Conseil des Droits de l'Homme à se prononcer à ce sujet. Pensez ce que endurons, nous, les proches des 5 et ce qu'ils endurent eux, privés de leurs droits et enfermés avec des prisonniers de droit commun condamnés à plusieurs perpétuités. Les autorités étasuniennes les privent, la plupart du temps, de la possibilité de recevoir la visite de leurs proches comme le stipule la loi. C'est un véritable calvaire que d'obtenir le visa pour nous rendre aux Etats-Unis et les voir en prison "

De RHC 30 mars 2008

 

Allocution de Felipe Pérez Roque le 3 mars 2008

Allocution de Felipe Pérez Roque, Ministre des Relations Extérieurs de la République de Cuba au Segment de Haut Niveau de la Septième Session du Conseil des Droits de l’Homme. Genève, le 3 Mars, 2008.

Excellences

Je m’adresse à vous au nom de Cuba, le pays en butte au blocus le plus prolongé et le plus cruel de l’Histoire, le petit pays insurgé qu’on menace d’ « un changement de régime », auquel on ne pardonne pas sa noblesse et sa fermeté.

Que Cuba soit membre fondateur de ce Conseil prouve qu’en fin de compte, le droit prime la force, que la défense des principes vainc le pouvoir et l’argent. Qu’on ne peut tromper tout le monde tout le temps.

Nous avons conclu pour l’essentiel, durant l’année 2007, la construction institutionnelle du Conseil des droits de l’homme. C’est la victoire de notre majorité – en particulier du Mouvement des pays non alignés – sur le tout petit groupe de pays – tel ou tel puissant – qui a conspiré jusqu’au dernier moment pour faire échouer ce processus. C’est le résultat, nous le savons tous, d’un équilibre délicat.

Quand l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté en décembre 2007, à partir de l'action du Mouvement des pays non alignés, la résolution 62/129 portant approbation de la construction institutionnelle du Conseil des droits de l’homme, ceux qui, comme nous, s’étaient battus des années durant parce qu’ils étaient convaincus qu’il était possible et indispensable de créer un nouvel organe qui se substitue à la Commission des droits de l’homme, désormais discréditée, ont vu finalement récompensés leur patience et leurs efforts sérieux et honnêtes.

Voilà où nous en sommes aujourd’hui. Mais une question se pose : « Est-il bien sûr que le nouveau Conseil sera différent de la vieille Commission ? Sera-t-il vraiment un organe qui contribuera à la promotion et à la protection de tous les droits de l’homme pour tous les habitants de la planète ? »

Non, rien n’est moins sûr. C’est maintenant que le Conseil connaîtra vraiment le baptême du feu.

La légitimité du Conseil dépendra dans une bonne mesure de la façon dont fonctionnera en fin de compte le Mécanisme d’examen périodique universel.

Il ne suffira pas que tous les pays se soumette à ce mécanisme novateur : le Conseil devra fonctionner dans le respect le plus rigoureux des principes d’objectivité, d’impartialité et de non-sélectivité. Sinon, nous courrons carrément à l’échec.

Si ses conclusions et ses recommandations finissent par être fonction de la puissance et de l’influence de chaque pays, alors le Conseil répétera les mêmes erreurs qui ont fait voler en éclats la vieille Commission.

Si le Conseil s’érige de nouveau en tribunal chargé de juger les pays du Sud, en instrument d’agression contre ceux qui se rebellent, tout en regardant ailleurs quand il s’agit de violations de droits de l’homme commises par un puissant pays, alors le Conseil échouera lamentablement.

Et ce sera pis encore, car nous aurions droit de nouveau à la vieille Commission, déguisée maintenant sous le pelage d’une prétendue universalité.

Les puissants pays qui ont imposé à la Commission leurs intérêts mesquins et leur vision sont-ils prêts maintenant à rectifier ?

C’est la question à laquelle ils devront répondre dans les faits, non par des mots.

Le Conseil des droits de l’homme devra prouver maintenant qu’il est vraiment un organe différent, basé sur la coopération et le dialogue respectueux, sans sélectivité ni diktat. Un organe qui contribue vraiment, dans le plein respect de l’indépendance de chaque pays, à la promotion et à la protection des droits de l’homme dans le monde entier.

Aux hypercritiques, à ceux qui ont impitoyablement attaqué le Conseil parce qu’ils ont perdu leurs anciens droits et privilèges, à ceux qui n’ont pas compris que le monde change et que les peuples ont dit assez et se sont mis en marche, aux Etats-Unis et à tel ou tel « sceptique », je conseille l’humilité et la reflexion. Faire échouer les travaux du Conseil serait une énorme responsabilité dont ils devraient assumer la faute devant l’Histoire.

Messieurs les délégués

Le Mouvement des pays non alignés, qui a été un acteur clef dans la construction institutionnelle, défend la nécessité du Conseil des droits de l’homme. Celui-ci doit exister et doit en plus agir.

Tant qu’on menacera de bombarder une soixantaine de pays, qu’on appelle avec mépris de « sombres recoins du monde », ce Conseil des droits de l’homme devra exister et agir.

Tant que cinq combattants antiterroristes cubains resteront injustement et cruellement emprisonnés – ils le sont depuis bientôt dix ans – aux Etats-Unis, ce Conseil des droits de l’homme devra exister et agir.

Tant que quelqu’un défendra l’asphyxie comme un moyen légitime d’arracher des aveux, ce Conseil des droits de l’homme devra exister et agir.

Tant que l’on continuera d’enlever des personnes un peu partout, qu’on organisera des vols clandestins pour les transférer et qu’on les confinera dans des camps de concentration en plein XXIe siècle, ce Conseil des droits de l’homme devra exister et agir.

Tant que l’héroïque peuple palestinien n’aura pas son État à lui et n’exercera pas ses droits, ce Conseil des droits de l’homme devra exister et agir.

Tant que l’injustice et l’inégalité persisteront dans le monde, tant que celui-ci comptera presque 900 millions d’affamés, 800 millions d’analphabètes, 11 millions d’enfants mourant avant cinq ans, 600 000 femmes pauvres mourant à l’accouchement, ce Conseil des droits de l’homme devra exister et agir.

Tant que le droit au développement restera une chimère pour plus d’une centaine de pays, tant que 1,6 milliards de personnes continueront de ne pas savoir ce qu’est l’électricité, tant que persistera cet ordre économique et politique international injuste et fondé sur l’exclusion, ce Conseil des droits de l’homme devra exister et agir.

Messieurs les délégués

Mais 2007 a aussi été l’année de la victoire historique de Cuba, que tous ceux qui admirent la fermeté et l’honnêteté avec lesquelles notre pays a fait face et continue de faire face aux mensonges et à l’intoxication médiatiques ont aussi fêtée.

Au terme de vingt longues années de « lutte cubaine contre les démons », le Conseil des droits de l’homme a mis fin à la manoeuvre injuste et sélective que les Etats-Unis avaient conçue et imposée en guise de prétexte leur permettant de légitimer leur agression contre notre patrie.

Et voici le bilan de cette bataille inégale : Cuba, l’accusée, convertie en membre fondateur du Conseil, présidant le Mouvement des pays non alignés et oeuvrant d’une manière constructive à la consolidation du Conseil ; les Etats-Unis, notre accusateur, converti en un "Etat en banqueroute" en la matière, responsable des plus graves crimes et violations des droits de l’homme, ennemi du nouveau Conseil parce qu’ils n’ont pas pu le manipuler ni le contrôler, et que nous voyons maintenant aller sans cap ni autorité, à l’aveuglette, garant toujours des pires causes, défendant la torture, gérant des prisons secrètes, organisant des vols clandestins.

Voilà donc le dénouement de cette bataille : victoire éloquente du petit David – mais grand en dignité – sur le géant Goliath, puissant par ses armes nucléaires et ses menaces de guerres préventives, mais nain en matière d’autorité morale et de respect international, le plus précieux trésor auquel puisse aspirer un pays.

Et nous mettrons aussi fin un jour au blocus criminel qu’on nous impose pour tenter d’amener notre reddition par la faim et les maladies.

Et voilà pourquoi c’est maintenant, et seulement maintenant, une fois vaincus le chantage et le mensonge, que nous faisons de notre propre gré, d’une manière indépendante et souveraine, ce qu’on n’a pas pu et qu’on ne pourra jamais nous arracher comme concession.

Et voilà pourquoi c’est maintenant, et pas avant, que nous avons invité une nouvelle fois un rapporteur du Conseil et pourquoi, si le climat constructif qui prévaut aujourd’hui persiste et si la campagne contre nous ne reprend pas, nous en inviterons d’autres.

Et voilà pourquoi c’est maintenant, et pas avant, que nous avons signé les Pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme.

Et voilà pourquoi c’est maintenant, et pas avant, que nous nous disposons à travailler sérieusement afin de nous présenter en 2009 devant le Mécanisme d’examen périodique universel.

Cuba réitère de nouveau aujourd’hui sa volonté de coopérer aux travaux du Conseil, de coopérer avec les mécanismes des droits de l’homme à caractère universel, non discriminatoires et respectant strictement notre souveraineté.

Elle réitère aussi sa décision inébranlable de faire face à toute nouvelle tentative d’introniser au Conseil la sélectivité, la politisation, le deux poids deux mesures et l’hypocrisie.

Messieurs les délégués

Un mot sur ma patrie, Cuba.

Notre pays vient de conclure des élections qui, en accord avec notre Constitution et nos lois, ont débuté en septembre dernier. Il s’est agit d’une sorte de référendum où notre peuple a appui massivement la Révolution et le socialisme à Cuba.

Les autorités locales et l’Assemblée générale ont été élues au suffrage direct et secret.

Bien que le président Bush ait appelé les Cubains à ne pas aller voter, presque 97 p. 100 des plus de huit millions d’électeurs l’ont fait. On verra bien si les États-Unis peuvent afficher de pareils résultats aux prochaines élections.

Bien que le président Bush ait appelé les Cubains à déposer un bulletin blanc, moins de 4 p. 100 des électeurs l’ont fait. Bien qu’il ait invité les Cubains à ne pas voter pour tous les candidats proposés, comme le recommandait la Révolution, 91 p. 100 des électeurs a soutenu librement et consciemment la totalité des candidats qu’elles proposait.

C’est là une victoire politique extraordinaire que nul ne peut occulter ni dénaturer.

Le monde a été témoin du civisme et de la culture politique du peuple cubain.

Fidel rit encore à Cuba de la réaction mesquine et médiocre de ceux qui croyaient que son autorité émanait de ses fonctions, de ceux qui croyaient qu’écarter Fidel de ses responsabilités ou l’assassiner était la solution magique pour liquider la Révolution cubaine.

Il s’avère que non. Parce que Fidel est son peuple ; parce que ses idées sont celles de son peuple ; parce que Raúl, fort de toute l’autorité que lui confère sa propre histoire, est aussi Fidel en matière de loyauté à la patrie, à la Révolution et au socialisme ; parce qu’en fin de compte Fidel est tout homme ou toute femme qui lutte dans le monde pour la justice et la liberté des peuples.

Et l’Empire se retrouve impuissant, sans savoir quoi faire ni que dire. Conscient qu’il ne peut empêcher les Cubains de prendre leurs propres décisions et de suivre le chemin qu’ils ont choisi librement. Et ceci s’explique parce que notre patrie a fait une profonde révolution sociale. Parce que le peuple y est vraiment au pouvoir. Parce que, pour une fois dans l’histoire, ceux d’en bas, les oubliés de toujours, sont enfin les députés, les ministres, les chefs militaires. Parce que le peuple est au pouvoir, maître de ses destinées et maître de son pays.

Voilà, messieurs les délégués, à quel carrefour se trouve Cuba. Soit sauver la Révolution et rester un peuple libre, soit retourner à la condition d’esclave, de colonie virtuelle, comme nous l’avons déjà été, d’un voisin puissant et vorace.

Je remercie ceux qui soutiennent notre lutte : ils sont nombreux, ils sont la majorité. Nous nous battons aussi pour l’indépendance et le respect des peuples que vous représentez.

Peu nous importe ceux qui soutiennent notre adversaire, par conviction, par hypocrisie ou par peur. Nous saurons porter au front la dignité qui leur fait défaut.

En cette année qui marque le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, Cuba renouvelle son engagement de lutter pour un monde de justice, de liberté et d’égalité pour tous. La gageure est énorme, mais notre optimisme l’est plus encore.

Lettre de J. Roussie à l’Attorney General des USA

Le 5 de chaque mois, J. Roussie envoie un mot doux à l'Attorney General
des USA pur lui rappeler qu'il y a dans les prisons américaines cinq
prisonniers cubains qui n'ont rien à y faire. Voici la dernière. Annie Arroyo

Monsieur l´Attorney General Michael B. Mukasey
U.S. Department of Justice
950 Pennsylvania Avenue, N.W
Washington, D. C 20530-0001
Mercredi 5 Mars 2008.
Objet : Justice pour « los Cinco »

Monsieur l´Attorney General

« …Esta buena mujer ha tenido que sufrir días y semanas de
privaciones y preocupaciones porque el amor de su vida está en una prisión de
Estados Unidos Simplemente debido a sus convicciones.
Es un honor darle la bienvenida.
Mi llamado es que el mundo ayude a mujeres como Elsa.
Mi llamado es que aquéllos que creen que los Estados Unidos de hoy
son un lugar promisorio reconozcan la realidad.
Es un país que tiene prisioneros políticos que se pudren en las
prisiones, que son maltratados en las prisiones.
Nuestro mensaje es, que se debe otorgar la libertad a los prisioneros
Políticos… »

Vous pourriez croire que ce texte est un hommage rendu à l´épouse de
l'un des « cinco », ces cinq prisonniers cubains : Antonio Guerrero,
Fernando Gonzàlez, Gerardo Hernàndez, Ramon Labañino et René Gonzàlez
détenus aux Etats-Unis depuis le 12 septembre 1998.

En fait, il s'agit de paroles du Président Bush adressées le 28/01/08
à Elsa Morejon, épouse d´ Oscar Biscet. Cet homme, emprisonné à Cuba,
a été décoré le 5/11/07 par le président Bush de la « médaille
présidentielle de la liberté ».

Vous remarquez maintenant que dans le texte, j'ai remplacé deux fois
« Cuba »par « Etats-Unis ».

Il faut, bien sûr, octroyer la liberté aux prisonniers politiques, ne
pas les laisser moisir en prison, mais cet appel de votre président,
Monsieur l´Attorney General, vous devez l´appliquer d´abord dans votre
propre pays.

Pour donner des leçons de démocratie, encore faut-il montrer l'exemple
et ne pas avoir une morale à géométrie variable.

Ces cinq Cubains sont des prisonniers politiques et pourtant, ils
croupissent dans vos prisons depuis près de dix ans.

Cette situation est d´autant plus inadmissible, qu'ils ont fait un
travail remarquable pour empêcher des attentats organisés par les
milieux terroristes de Floride. Ils n´ont en rien porté atteinte à
l'appareil d´Etat, mais ont commis le « crime » de mettre en évidence
l'existence de ces milieux mafieux.

Quel est le sens de cet appel au monde de votre président pour aider
des femmes de prisonniers politiques, quand votre propre gouvernement
refuse aux épouses de deux des Cubains le droit élémentaire de leur
rendre visite.

Ces cinq Cubains doivent être libérés, sans plus attendre, au nom d'un
minimum d'éthique et de justice.

En espérant être entendue, je vous assure Monsieur l'Attorney General,
de mes sentiments humanistes les plus sincères.

Jacqueline Roussie

Copies à : Monsieur le Président Bush, Mesdames Condoleezza Rice,
Nancy Pelosi, Messieurs Harry Reid, William Delahunt et L´ambassadeur
des USA en France

Maruchi Guerrero, correspondance

Amis solidaires: 

Une nouvelle année de bonheur et de santé, c’est ce que nous vous souhaitons à vous et à ceux que vous aimez.          

2008 est une année décisive dans cette bataille pour la justice et pour la libération de nos cinq “hermanos”, et c’est maintenant  la dixième année d’emprisonnement pour ceux qui n’ont fait que défendre la paix et la vie, et qui résistent avec dignité au nom de leurs convictions et de leurs principes, et ce parce qu’ils ont lutté contre le terrorisme non seulement contre le peuple de Cuba mais au nom du monde entier.  

Quatre mois ont passé depuis le troisième appel et nous ne savons pas encore quand nous aurons le verdict de la Cour d’Atlanta, un procès que [les USA] font durer pour les maintenir dans ces prisons de sécurité maximum, où ils vivent avec des prisonniers coupables des pires délits possibles, tandis qu’eux dans cet emprisonnement injuste, passent leur temps à écrire, à répondre aux lettres de centaines d’amis de toutes parts, à donner des cours, à lire et à s’informer sur ce qui se passe à Cuba et dans le monde, à peindre, et font leur possible, dans des circonstances difficiles, pour maintenir le lien avec leurs mères, leurs épouses, leurs enfants, leurs familles et leurs amis avec amour et courage.Et comme si une telle injustice était peu de chose, il n’est pas permis à Gerardo et à René de recevoir des visites de leurs épouses, c’est le comble de l’injustice et de la cruauté.  

Vous, amis solidaires, vous êtes notre plus grand espoir. Votre appui et celui de notre peuple est ce qui nous donne la force de résister et de lutter, parce qu’il y a de plus en plus d’amis dans le monde qui exigent la justice et leur retour. Parce qu’il y a de plus en plus de personnes dans le monde qui comprennent la réalité de ce procès, la manipulation du gouvernement des Etats-Unis, sa double morale et qui comprennent la valeur humaine des 5 qui, sans rien demander en échange, ont sacrifié lurs vies et celles de leurs proches pour défendre la paix. Quelle que soit la décision de la Cour d’Atlanta, nous devons exiger leur retour immédiat. Merci à tous au nom des proches des 5 Tous nos voeux! 

 

VENCEREMOS 

 

Maruchi Guerrero     (trad. A. Arroyo)

 

Appel pour une mobilisation internationale

Appel pour une mobilisation internationale et aux USA le "Jour d'après" et pour une "Semaine d'Action" immédiatement après la décision de la Cour d'Appel  du 11ème District.
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Sans tenir compte du résultat de la décision de la Cour, il sera vital pour tous les défenseurs des Cinq, les organisations ou personnes, de réagir  immédiatement. Nous vous appelons à  organiser des conférences de presse, des manifestations d'urgence devant les ambassades des USA ou les bureaux du gouvernement aux USA, et une campagne massive de lettres au président et au ministre de la justice des USA.Nous ne savons pas à quelle date la Cour  fera connaître sa décision ; cela peut être dans des semaines ou dans des mois. Mais nous sommes persuadés  que si toutes les organisations sont préparées dès MAINTENANT de façon coordonnée, nous pouvons obtenir un succès maximal.
 Si la Cour prend une décision favorable sur un des sujets de l'appel, le gouvernement va très probablement faire appel devant le panel des 12 juges du  11ème circuit. Il est important de s'opposer à tout appel du gouvernement contre une victoire des Cinq. Nous devons faire savoir que tandis qu'on protège un terroriste comme Luis Posada Carriles, on est en train de juger les Cinq antiterroristes cubains.Si la décision de la Cour est négative ou mixte, sans accorder  la pleine justice aux Cinq, il sera aussi très important d'organiser ces mêmes activités le Jour daprès et pendant la Semaine d'Action, pour exiger la libération immédiate des Cinq.Beaucoup parmi vous avez généreusement contribué dans le passé, en soutenant la lutte courageuse des Cinq. L'importance de leur cas nest pas seulement dans l'injustice immense commise contre cinq hommes, mais dans presque un demi – siècle de guerre, de blocus et de terrorisme contre Cuba, un petit pays voisin. Comité pour la Libération des Cinq des USA –Coordination Européenne pour la Libération des Cinq 

Forum débat : droits humains pour les 5

Le 7 décembre prochain, de 16h00 à 18h00, heure française, rendez-vous sur le site http://foro.cubaminrex.cu/Start.aspx?1 pour un forum débat intitulé les droits humains des cinq héros cubains, enjolés de l'empire.
Participeront des membres des familles des 5.
A partir d'aujourd'hui, vous pouvez commencer à poser vos questions.

La solidarité grandit !

Dans le monde, la solidarité avec les Cinq ne cesse de croître

Quelques 350 comités, dans 112 pays et plus  de 1000 parlementaires dans le monde, de groupes politiques différents se sont associés à la lutte pour la libération des cinq héros, qui se sont rencontré durant une rencontre avec les memebres des familles des cinq : représentants Tchèques, du Kenya, au sein de l'ICAP (institut cubain de l'amitié entre les peuples.

Au cours de cette rencontre, Josef Stefan, président de la solidarité avec Cuba à Brno, en république Tchèque, et plus de 20 citoyens de cette nation européenne, quelques membres de l'association de l'amitié avec Cuba, ainsi que Zahid Rajan, président du comité pour la libération des cinq, et enfin, le président de l'association d'amitié Kenya-Cuba.

Mirta Rodriguez, mère d'Antonio, Magali LLort, mère de Fernando, ainsi qu'Olga Salanueva, et Elizabeth Palmeiro, épouses de rené et Ramon respectivement, ont participé à un échanges avec les visitueurs, dans laquelle elles ont pu décrire les conditions d'incarcérations aux Etats-Unis d'amérique, et ce qui se passe dans le monde pour exiger leur libération.

D'autres rencontres de solidarités auront lieu, n'en doutant pas, en europe et en France.

Etats-Unis ! mains HORS de Cuba !

L'association France Cuba appelle tous les amis de Cuba à participer à la campagne lancée aux Etats-Unis par INTERNACIONAL ACTION CENTER  http://www.iacenter.org/cuba en signant la pétition en ligne, en envoyant un courrier aux adresses proposées à la suite de la pétition ou en envoyant son nom, prénom profession au courriel de France Cuba via la page contact du site qui transmettra.

MESSAGE A l'ADMINISTRATION DE BUSH :

NON A L’AGRESION DES ETATS-UNIS CONTRE CUBA !RESPECT DE LA SOUVERAINETÉ DE CUBA !AUCUNE PRÉTEXTE POUR UNE INTERVENTION DES ETATS-UNIS !

LIBEREZ LES CINQ !

Le discours du président Bush sur  Cuba le 24 octobre est une aggravation éhontée et sans précédent de l'hostilité du gouvernement des Etats-Unis envers Cuba. Presque chaque mot prononcé par Bush était soit un mensonge soit une diffamation sans fondement contre la révolution cubaine, et tout le reste était une menace voilée de guerre totale contre le peuple cubain.Pendant son discours, Bush était entouré des familles des mercenaires que le gouvernement des USA a payés pour tenter de renverser la révolution cubaine, et il s'est référé à  ces mercenaires comme à des "prisonniers politiques." Aucun doute que Bush essaye de faire une analogie intolérable entre les gens qu'il paye pour renverser le gouvernement d'un pays souverain et les cinq héros cubains qui croupissent dans des prisons étasuniennes depuis déjà dix ans parce qu'ils ont défendu leur propre pays des agressions criminelles du gouvernement étasunien.Dans une partie de son discours, aussi arrogant qu’absurde, Bush a invité  les militaires et le peuple cubain à se soulever contre leur propre gouvernement et à accepter leur "libération" par les Etats-Unis. Il a sinistrement déclaré, "le mot crucial dans nos relations futures avec Cuba n'est pas" stabilité." Le mot crucial est 'liberté 'La réponse des responsables cubains a été rapide et énergique. Le Ministre des Affaires Extérieures de Cuba a condamné  Bush, en lui disant : "Ecoutez, j'ai un message pour le Président des Etats-Unis : Vous délirez, vous êtes en train de délirer. Vous parlez à une armée de libération. Vous oubliez que ces hommes et femmes ont passé un demi – siècle à mettre en  échec les 600 projets que vous avez mis en place pour essayer d'assassiner Fidel.  Vous oubliez que les hommes et les femmes qui portent cet uniforme sont le peuple au  pouvoir, parce qu’il y a ici une Révolution victorieuse que vous n'avez pas réussi à abattre. Vous vous trompez. Vous croyez que ce peuple est de la même catégorie que les mercenaires que vous payez ici. En fait, Bush "délire" s'il pense qu'il a une chance de convaincre le peuple cubain de se soulever contre la révolution pour quelle que raison que ce soit, et encore moins de devenir une autre néo-colonie de l'impérialisme yankee.Bush est déjà isolé internationalement pour cette politique criminelle. Le New York Times a observé que même parmi le public au Département d'État où Bush a fait son discours, les seuls à applaudir ont été les mercenaires et les politiciens cubains de droite qui ont été choisi pour assister. Tous les diplomates latino-américains dans la salle sont restés silencieux. Dans son discours même, Bush n’a pu citer que deux pays qui soutiennent  la volonté d’isoler Cuba, la Hongrie et la République tchèque. Presque tous les autres pays du monde ont condamné le blocus criminel du gouvernement étasunien contre Cuba, et pas un n’a encore exprimé son appui à cette escalade irresponsable.Il est clair que quand Bush parle de Cuba, il parle seulement au nom de la classe dominante étasunienne et du petit groupe de cubains d'extrême droite. Il ne parle pas en rien au nom du peuple des Etats-Unis qui n'a ni le désir ni intérêt à entreprendre une guerre contre le peuple de Cuba. . Les gens de ce pays, comme ceux d'Irak et de nombreux autres pays, savent très bien ce que Bush a dans la tête quand il parle "de libération." Personne ne veut qu'on dépense milliers de millions de dollars dans un autre pillage assassin d'une nation souveraineMais le seul fait que Bush soit complètement isolé politiquement  ne garantira pas la protection de Cuba. Ni le fait que toute attaque contre Cuba aboutira sûrement à la défaite des forces étasuniennes. Le gouvernement des Etats-Unis n’a eu de cesse de détruire Cuba à travers chaque administration présidentielle au cours des cinquante dernières années. Bush en particulier est extrêmement irresponsable et arrogant. Le fait qu'il soit  confronté aujourd’hui à une défaite en Irak ne l’a pas empêché de menacer de faire la guerre à l’Iran, au Venezuela, et maintenant à Cuba.Le peuple des Etats-Unis doit être prêt à défendre Cuba. Nous devons faire face à l'administration de Bush ; contre toutes ses aventures impérialistes, mais spécialement pour nous solidariser avec Cuba, qui est une lumière d'espoir pour les peuples du monde entier qui combattent pour la véritable libération. Nous devons continuer à combattre pour la liberté des Cinq Cubains qui symbolisent le droit de Cuba de se défendre contre la terreur des Etats-Unis.Le peuple cubain n'a démontré qu'amitié et générosité envers le peuple des Etats-Unis. Ils ont ouvert leurs écoles de médecine aux étudiants des Etats-Unis qui souhaitent travailler comme médecins dans des communautés pauvres. Ils ont offert de l’aide aux survivants de l'ouragan Katrina. En échange, Bush ne leur a offert qu'une agression continue. Il est temps que les gens de ce pays soient solidaires de Cuba et rejettent le programme de guerre sans fin de Bush ! Nous exigeons la fin du blocus, la liberté pour les Cinq cubains, et absolument aucune guerre contre Cuba 

              
 NON A L’INTERVENTION DES ETATS-UNIS A CUBA
 
LIBERATION DES CINQ CUBAINS
 
EXTRADITION DU TERRORISTE POSADA CARRILES
 
NOUS VAINCRONS

  Adresses des responsables aux Etats-Unis auxquels doivent être envoyées les pétitions  President George W. Bush
The White House
1600 Pennsylvania Ave, NW
Washington,DC 20500Email:president@whitehouse.gov Vice President Dick Cheney
Eisenhower Executive Office Bldg.
Washington,D.C. 20501Phone:(202) 456-9000Email:vice.president@whitehouse.gov  

Hon. Condoleezza Rice Secretary of State (chargée de mettre en place la campagne)
Department of State
2201 C Street NW
Washington,D.C. 20520
Phone:(202) 647-4000Fax:(202) 647-2283 

Secretary of Commerce Carlos M Gutierrez
(chargé de metre en place la campagne)

U.S. Department of Commerce
1401 Constitution Ave., NW
Washington, DC 20230
 Phone:202-482-2112Email:cgutierrez@doc.gov  

Hon. Ban Ki-Moon, Secretary General United Nations
United Nations Headquarters
First Avenue
at 46th Street
New York,NY 10017Email:sg@un.org 

Sen. Hillary Rodham ClintonPhone:(202) 224-4451Fax:(202) 228-0282Email:http://clinton.senate.gov/email_form.html    

Sen. Barack ObamaPhone:(202) 224-2854Fax:(202) 228-4260Email:http://obama.senate.gov/contact/

Ecrasante victoire de Cuba à l’ONU

Ce mardi 30 octobre 2007, l'Assemblée Générale de l'ONU a condamné pour la 16ème fois le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les Etats-Unis depuis 45 ans. 

Une majorité écrasante de pays, 184 sur les 192 membres de l’ONU, s’est prononcée pour la levée du blocus le plus long de l’histoire.  

Comme l’an dernier, les Etats-Unis, Israël, les Iles Marshall et Palau se sont opposés à la résolution, la  Micronésie s’est abstenue. Cette année, le Nicaragua qui vient de rejoindre l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques a apporté la 184ème voix.  

La condamnation des Etats-Unis et de leur politique est sans appel. Face à cette écrasante victoire, la communauté internationale se doit de trouver les moyens de faire respecter ses décisions. 

La victoire sera totale lorsque les Etats-Unis lèveront le blocus et reconnaîtront la souveraineté et l’indépendance de Cuba.      

Projet contre le blocus à l’ONU

NATIONS-UNIES, le 24 octobre.- Un projet de résolution contre le blocus économique imposé par les Etats-Unis à Cuba circule aujourd’hui parmi les représentants des 192 pays membres de l’ONU, dans le cadre de la préparation d’un nouvelle action de rejet mondial de cette mesure.Le document Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis d’Amérique à Cuba, se base sur un rapport annuel du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moo, qui reprend les positions de 120 pays et institutions s’étant prononcés contre cette mesure, un chiffre record si on le compare au 98 pays s’étant exprimés de la sorte en 1998.En novembre dernier, le vote réalisé à l’issu des débats sur ce thème avait donné 183 voix, représentant autant de pays, en faveur du projet de résolution cubaine. Les Etats-Unis se sont retrouvés très minoritaires avec leur vote négatif, accompagnés seulement d’Israël, des Iles Marshall et Palau, alors que la Micronésie a préféré s’abstenir. Des sources diplomatiques cubaines espèrent que la résolution recevra à cette occasion, et pour la 16e année consécutive un appui d’une même ampleur et n’écarte pas qu’elle pourrait enregistrer un nouveau record de votes en sa faveur. (PL)

APPEL À LA REFLEXION

Cuba a appelé ce mercredi à « une réflexion consciente et profonde » sur la situation des pays sous-développés à cause de l’ordre économique mondial actuel, et a critiqué les dépenses militaires croissantes des pays riches.

« Avec 10% du montant des dépenses militaires, on pourrait atteindre les Objectifs du millénaire », a déclaré l’ambassadeur cubain Rodrigo Malmierca devant l’Assemblée générale.

 Tomas A. Granados pour Granma International